‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 15 sur 178 · C. de Litt. — Bossuet · texte numérisé non relu

C. de Litt. — Bossuet

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1. A roctider pnr It's étudos de M. Gazier dans la Reoue politique et littéraire (Ucvue bleue) du li Juin 1895, et dans la Revue critique du 20 juillet 1897.

Sainte-Beuve. — Port-Royal, Hachette. Cf. la table du t. Vil '. Steeo. — Revue pédagogique, 1891, 1, 193.

1. Nous n'avons pas la prétention de citer ici tous les critiques qui ont parlé de Bossuet. Uu'il nous soit permis, cependant, de glisser dans la pénombre d'une note ce charmant mais un peu méchant sonnet de M. Jules Lemaitre dans ses Médaillons (Lemerre).

Défensear et captif altier du rite ancien, Prophète du passé, tes lèvres sans souillare Du charbon alsaïe ont gardé la brûlure... Tu fus Mage et Pontife, — et tu n'inventas rien.

Quelque chose d'humain pleure, rit ou murmure Dans les vibrations du luth aonien; Quand sonne le clairon de cuivre, l'on sent bien Que l'àme d'un vivant souffle à son embouchure.

Mais la cloche impassible envoie au ciel serein, Sans que rien de mortel tourmente son airain, Son chant religieux, sublime et monotone.

Cloche dont Jéhovah tient la corde en ses mains,

Ainsi ta grande voix, Bossuet, gronde et tonne

Loin de nos fronts d argile et loin des bruits humains.

JUGEMENTS

Bossuet n'aurait pas trouvé de nos jours en France la langue dont il aurait eu besoin. Dans le style de Bossuet, la franchise et la bonhomie gauloises se font sentir avec grandeur. Il est pompeux et sublime, populaire et presque naïf. Bossuet emploie tous nos idiomes, comme Homère employait tous les dialectes. Le langage des rois, des politiques et des guerriers, celui du peuple et du savant, du village et de l'école, du sanctuaire et du barreau; le vieux et le nouveau, le trivial et le pompeux, le sourd et le sonore, tout lui sert, et de tout cela il fait un style simple, grave, majestueux. Ses idées sont, comme ses mots, variées, communes et sublimes.

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