‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 158 sur 178 · SECONDAIRE SPÉCIAL · texte numérisé non relu

SECONDAIRE SPÉCIAL

Le jugement de Boileau sur Télémaque (10 novembre 1699^) VOUS paraît-il fondé?

(Certificat d'aptitude a l'enseignement secondaire

Que pensez-vous de l'emploi du Télémaque de Fénelon comme livre d'éducation lilléraire dans les écoles normales?

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde année.)

Fénelon considéré comme écrivain de transition d'après le Télémaque; par où il tient à l'antiquité, par où au xvii® siècle, par où au xviii°.

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde anniée.)

XVlï

Dire dans quelle mesure Fénelon est chrétien ou païen, antique ou moderne, poète ou philosophe dans le Télémaque.

L'âge d'or et l'état de nature ; l'utopie de Fénelon dans le Télémaque comparée à la chimère de Rousseau ; marquer les

1. Voyez, aux Jugements, le fragment essentiel de cette lettre.

différences en même temps que les rapports. Suivez les transformations de cette utopie jusqu'aux temps modernes.

Un critique du premier empire, M. de Féletz, appelle Télémaque « un ouvrage tout à fait antique, et dans lequel les anciens, s'ils pouvaient le lire, retrouveraient tout ce que Fénelon trouvait dans les leurs ». Accepteriez-vous ce jugement sans réserves ?

M"8 de Lambert écrit à Fénelon (janv. 1710) : « Vous m'avez appris que mes premiers devoirs étaient de travailler à former l'esprit et le cœur de mes enfants; j'ai trouvé dans Télémaqxie les préceptes que j'ai donnés à mon fils, et dans YPAucaiion des filles les conseils que j'ai donnés à la mienne. »

Avait-elle pleinement raison? Comment vous figurez-vous deux jeunes gens élevés d'après ce double idéal?

L'éducation et le caractère d'Antiope, dans le Télémaque, réalisent-ils l'idéal que Fénelon semble s'être proposé dans son Traité de VÉdmaixon des filles?

VilIefranche-dc-Kouergue. — J. Baraoax, Impr.

i^r'rÉI

L'oceaslon dr la u Lettre ». — La sccoude qaerollc des Anciens el de» Uoderae». — Le Hémalrc sdf les oceupalions do l'Académie.

fleçu il l'Académie le 31 mars t6!t3, Fénelon y trouva engagée, euire quelquËS-unsdesaciLdemicLens lea plusconaus, cette querelle des ancieus et des moderues, qui est, à vrai dire, de tous les temps et de tous les pays; à laquelle, piiur ne parler que du xvu" siècle et de la France, avaient préludé Fioisroberl et liesmarets de Saint-Sorlin, mais dont la première phnae vraiment active s'oavra par la lecture à l'Académie du poérae de Perrault, le Siècle de Louis le Grand [16S7]. En cette année de 1693, Boileau publiait ses Réflexions criliiues, en réponse aux Parallèles de ce même Perrault; mais, dès 1694, Arnauld et quelques amis méoaj^eaient entre Boileau et Perrault une réconciliation au moins apparente. Six ans aprâs, dans sa fameuse lettre à Perrault ', Boileau lui accordait que, pour les beaus-arts et les belles-lettres, le siècle de Louis le Grand était non seulement comparable, mais supérieur aux siècles les plus fameux de l'aotiquité.

Fénelon, assurément, n'eût pas été jusque-là; mais, précepteur du duc de Bourgogne en IGSO, arcLevêque de Cambrai en 1693, bientôt relégué dans son diocèse [1697); suspect pour ses ouvrages religieuï, dogmatiques ou apologétiques; suspect pour son roman du Tùlémaque, publié incomplètement et malgré lui; accablé par Bossuet, condamné par Rome (1699) ; tout en-

I. Vofei Dolr» [nsricula de Boilcnu, et la DDlke de \'Épt!i-e à IliiSl, dini notre èditian 'Abs ÈpUrel <ii U FoaUine.

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