C. do Litt. — RossuET (Oraisons funèbres
as COURS DE LITTÉRATUllE
avec quelque complaisance et beaucoup de bonlieur sur lYipisode de remprisonnemenl des princes, c'est qu'un des hommes qu'il admire et qu'il aime le plus, le grand Condé, est le plus illustre de ces prisonniers, dont on a fait des coupables en les traitant comme tels. « L'avoir entre ses mains, c'était y avoir la victoire même, qui le suit éternellement dans les combats. » A voir avec quel empressement Bossuet saisit toute occasion qui s'ofîre à lui de glorilier ou d'excuser son héros préféré, on (lirait vraiment qu'il prévoit et qu'il attend l'oraison funèbre qui clora sa carrière d'orateur sacré à la cour. 11 semble cependant <(u'il aille un peu loin quand il dit: «Content de remarquer des actions do vertu dont les sages auditeurs puissent profiter, ma voix n'est pas destinée à satisfaire les politiques ni les curieux. » Klle les satisfait pourtant assez bien, et il est remarquable que «ietle protestation prenne place justement avant le portrait célèbre du cardinal de iletz, c'est-à-dire avant le seul morceau qui ne se rattache peut-être pas très étroitement à Toraison funèbre, mal^'ré le rôle joué par le Tellier dans les négociations qui se |)0ursuivirent entre Rome et la France au sujet de la vacance (l(i rarclievèché de l^aris. Mais il est certain qu'avant tout il «iiilend donner à ses auditeurs d(is leçons morales dont ils pniss(îiit proliter, et c'est peut-être pourquoi il n'a pas mis en lumière ce qui j)récisément,aux yeux des historiens modernes, (ist le nieillcur de l'dMivn; accomplie par le Tellier*, l'administialion militaire, qui orgauise les victoires de Louis XIV, en réorganisant l'armée française.
Kn revauclK», il a donné aux affaires j'eligieuses une impor- Uince qui paraîtrait exagérée, si l'on ne se rappidait qui parle <ît devant (|ui il parle : les prélats n'étaicmt giièn* moins nombreux «pie l<*s magistrats dans l'auditoire, <'l au pr«'mier rang hiè;r<'ait rarclH'vèipie du Uriins, Oliarlcîs-Maurice leT(dli(îr, « lial)ii(; autant (ju'a^^rèahh; intercesseur auprès d'un père |)orté par liii-inèmr à fav(jris«'r Tl-lglise ». Comme son ami et confrère, rèvèijucde Mcaux « r<'[u-ès<'nt(! les droits de Dieu, sans blesser rciix (l(; C<'!sar ;'. (Hîstavrc autant de nuîsiiic <]u<; de conviction <jiril plaide! Cf'tte causfî di-s droits de l'K^lise : « Alèn; affligée, elle a souvent à s(î |ilaindr(î de ses (îiilants qui rojq>riment : on ne cc^x' d'iMiticprendio sur s(.'s (liants sa«'rés; sa puissance «•«'•lest*' (!st allaiblie, |H»Min<' pas dire tout à fait éteinte. On se Ncn^-e sur elle ili) fjnchjnc^-uiis de srs tninislrrs, fr<q) hardis usu)''