‹ Cours de littérature (volume 4)Chapitre 81 sur 178 · Lettre à Tabbc Gobelin, f3 sept · texte numérisé non relu

Lettre à Tabbc Gobelin, f3 sept

4 COURS DE LITTÉUAÏUIIE

très sorr6 et très habile, moins loyal peut-ôtre ffii'habile, que joua M"^° <lo Maintenon de 1071) à 10S3. Mais (ont à ses yeux olait justifié par la mission qu'elle s'était doiméc : en détachant le roi de M'"« de Montespan, le ramener h la reine. Elle y réussit à moitié : la rehie, habituée à se contenter de peu, lui dut ses d(;rnières joies conjugales; mais la reine mourut en IGS.'J, et devant la manjuise, plus troublée que satisfaite, s'ouvrit un avenir que certainement elle n'avait ])u prévoir, que prohahlcrnfjut o\U\ n'avait pas souhaité. En s'appliquant à faire le salut du roi, elle avait fait sa propre fortune. C'est en 1684, rioi(-ou, (ju'un luaria^'o secret unit à Louis XIV la veuve du cul-d<;-jatte Scarron, la lille du faux monnayeur d'Aubigné. ■^ ;.:.i Plus (le trente ans elle régna, sans avoir le titre de reine. Mais ce règne, nous le verrons, eut ses déboires et ses tristesses, dont la moins cruelle ne fut pas l'emprisonnement du duc du Maine, impliqué dans la conspiration de Cellamare. Moins iVf^é qu'elle, Louis XIV mourut avant elle, et lui enjoignit, i'avaut-veille de sa mort, de se retirer dans cette maison de Sainl-Cyr, dont la fondation et la direction la consolaient de tout. Elle lui obéit, et, dans sa situation, non pas fausse, mais oniciollenient non reconnue, elle ne pouvait pas ne pas lui obéii'. Quatre ans elle lui survécut, puisqu'elle ne mourut que le l;i avril 1710, l'aimée des Lettres persanes. Le xviii* siècle ne fut pas indulgent à sa mémoire. Pendant qu'elle vécut, ou ])lutôt ((u'elle se survécut à elle-même dans ces dernières années, elle semble ne jdus être pour les uns qu'un objet d'admiration, — au sens latin du mot, — comme débris auguste d'un nge disparu; pour les autres, qu'un obji^t décolère, qu'ils rcnd.'iient r('S|)onsal)le des tristes événements dont elle avait été elle. -niAnic; le témoin attristé. Quand h; czar Pierre le Grand vislla la Tiance, il voulut voir celle dont l'histoire avait tous les (';iriH(('r<'s d'une légende, et M'"*' de Maintenon a raconté gaiement comment il la vit.

Le r/;ir rsl îniivr'' ii si'j)! hcMircfl, «;t s'»;sl assis au chovcl th; mon lit. (Ell«î s'f'lîiil. scl.iii 1"u^;il;.', r<imli(''(' pour la r«;('-<jv'>ir.j 11 m'a fait (i<Miiuii<lor »i j'iVt:iis iii:il:i)|i' ; j'.ii rôixiinlii (\\ui nui. Il m'a fail dcmaiiiiur eu qiiu c'était qui) mon m, il; j'ai ri'>))i)ii(lii : " l'iio ^^M-aiidc vicillcKsi; av<'C nu t«Miipérainciit nsRcz faijilp. " Il iii- s:i\,iil i|ii«; lin; (lire, r( snii tnichciiMMil lu: pai'aissail pas 111*011li'inlro. Sa vi?-il(! :i ('h'' fort (••uirli'... .rmililiais de vdus diri' quo lit rznr a f.iil un p<Mi niivrii- lt.> pii-d dtj niou lit ])<.)ur m(.> vuir; Vous croyez bieu qu'il en aura ri»"' .satisfait',

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