Lettre à d'Aubigné, 27 septembre
ôlre vérit.-iblement catholiques est infâme^, A-t-elle été assez naïve pour croire que, du jour au lendemain, cent mille Ames en fiu}onnc ont été frappées par la grâce? Kt, si elle croyait à la toute-puissance des moyens de persuasion, pourquoi approuvait-elle qu'on eidevàt de force les enfants à leurs parents? pourquoi cllo-môme a-t-elle usé de la force, unie à la ruse, pour arracher leurs filles h ses plus chers parents, aux Villette, comme si elle ne se souvenait plus « de ses propres angoisses et des sacrifices qui lui avaient été imposés^ »? Pourquoi? elle l'explique h M. de Villette lui- môme, qui avait l'ingratitude de se plaindre (5 avril 1081) :
c'est l'aiiiitio quo j'ai toute ma vie eue pour vous qui m'a fait di'sircr avec ardeur do pouvoir faire quoique chose pour ce qui vous est le plus ch(>r. .lo me sui.s servie de votre absence comme du seul temps ofl J'en pouvais venir h, hout; j'ai fait enlevor voire iille par l'impatience de l'avoir et de l'élever à mon gré, et j'ai Irompé et affligé M"" votre femme pour qu^clle lie fût jamais sou))v<>nnéo par vous, comme elle l'aurait été si jo m'étais servie de tout autre moyon pour lui demander ma ni/ce... Jugez vous-même si jo «lois vous la rendre, et si, ayant fait une violence pour l'avoir, je ferais la sottise (I<> la r(>ndre. Donnez-moi plutôt les autre», par amitié pour eux, puisque; aussi liion, si Dieu conserve le roi, il n'y aura pas un huguenot dam» vingt ans.
(( II n'y a plus d'autre moyen que la violence; » elle l'écrit avec sérénitô »i son fn>re, en l'invilanl h l'aider dans Taccomj)lissoni(înt d'une autre « bonne œuvre », à savoir Tenlèvement d'une autre nièce. M"» de Sainte-Hermine. I/étonnement que nous caus«» cntfe faron de sentir et d'agir no doit pas nous faire nioronnallro ce qu'elle suppose de sincérité, on n'ose dire do naïvi'tr». Mais expliquer les choses ne mène pas nécessairern(Mit ;i les exraiser.
l.a vr»ie tocation «le .M"*<^ de Maiiitenoii. — I/iiiHlitntrire« — Ori:{;ines el eommeneemeiilH do Saiiit-C-yr* — Fénelon et M""' de .^laiiileiioii*
Les (Mr('<)nsl.an(M's fnont do M'»'' do Mainlonon une femme ])oliti(]ii<!, mais la naLnn' avait fait (folio une institutrice. « Je suis pcrsiiadt'o, disait-olh^ à M""' des Lrsins, que j'en sais beau-