C. de Litt. — M°^e de Maintènon et St-Simon
M"" lie Soiidéry condamnait également les femmes qui font le» savantes ot celles qui déshonorent leur sexe par une ignorance grossière. Elle est « épouvantée » de voir qu'on ne leur permette de savoir rien « qui puisse fortifier leur vertu ni occuper leur esprit », qu'on semble leur défendre d'avoir de la raison et du bon sens, comme si elles n'étaient au monde que pour dormir, pour être belles, pour ne rien faire et ne dire que de» sottises. Elle voudrait qu'on eût autant de soin d'orner leur esprit que leur corps ^ A vrai dire, préoccupée avant tout d'éviter le reproche de pédantisme, elle donne la plus large place, dans ITîducation dont elle esquisse les lignes principales, aux arts d'agrément, dessin et peinture, musique et danse, et aux travaux pratiques, couture, soins du ménage et mfime de la cuisine, au détriment de l'instruction proprement dite, car l'étude des langues étrangères (italien et espagnol) fait nécessairement partie de l'éducation d'une « femme de qualité ». Madeleine de Scudéry n'en a pas moins mérilé d'ôlre appelée par Sainte-Beuve, « Tune des institutrices de la société à ce moment de formation et de transition ».
Très peu romanesque, M'n^ de Maintenon n'a pas dil chercher dans le (irand Ci/rus des leçons et des exemples. Elle est, an contraire, Taniie et, à certains égards, le disciple de lioilcan, (jui aura soin d'opposer au portrait de la précieuse, dans sji Satire des femmes, la figure de la jeune fille élevée h Saint-Cyr. Los femmes avaient trouvé plus d'un défenseur contre le salirique, et c'est encore l'avis des femmes que Vun d'<Mix, Perrault, invoijuait dans son plaidoyer en faveur des modernes.
On sait lu juslosso d(î hîur disceriiemniil pour les chosos fiiios et délicates. La s(Mi<i)iiliti' (]irell(;s ont pour ca (iiii e»t clair, vif, iiaturol et de bon sens, cl 1<; (li'^MÙl subit qu'elles ténioij^nent à l'abord de tout ce qui est obscur, lan^Miiss.int, r.oulr;«int et oinbarrass»;... Il n'y a pres(|ue plus de dames ni (11' (•t)iirli-;;ins (lui ne juj;(înt des ouvraj,'es d'esprit et (pli n'en jugent plu8 cruclliMurnl ([U(> les savanls, ne crîii;;nant point ({u'on leur rende la par<!ill.'-.
C'était niettio do son C(Hé les femmes, ïx la réserve peutêtre de M'"'- Dacicr. Celle-ci j)Ourtant témoignait malgré elle
d;(i<;rir('s (oinnio (-orii|i:i}i[n<>s, tant os afT;iir<;s domostiipics qiio publiques, de ceux qui ffoiixTtKMit et se font (iln'ir ».
I. (irnnil Ci/riis, 1. 11. M'»' «l«« ScudiTy, bclbî-suMir di- M.ideliMno «'t correipon- (l.iritt; (i<> JSiis-y, «lit |)bis crriiiiont : « Toiitf^s 1''M dûmes de la cuur sont des oisons» j'ciitciids l('< ri()U\fll(!s vcriiu's. d