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LETTRES ET DIALOGUES

Dans le Temple du goût,- Voltaire nous montre Bossuet s'en- Irelenant avec Pascal sur le grand art de joindre 1 éloquence au raisonnement. On composera ce dialogue, en se souvenant des Pensées.

On sait que, suivant Mme de la Fayette, c'est méchant signe de ne pas savoir goûter les Pensées. Nicole avouait qu'il avait lui-même quelque chose de ce méchant signe, et exposait ses' scrupules dans une lettre au jeune marquis de Sévigné. (Voyez-. en un fragment, p. 40.)

On suppose que Mme de Sévigné, dont on connaît l'estime pour Nicole et l'admiration pour Pascal, lui répond.

Mlle de Scudéry, dans une lettre du 4 juillet 1670, demandait à Bussy s'il n'avait point lu les Pensées, où il y avait <c bien de l'esprit ». — « J'ai Pascal céans, répond Bussy, et je l'ai lu avec admiration. » On fera la lettre où Bussy justifie cette admiration.

Quand Voltaire publia ses Remarques, froidement critiques, sur les Pensées de Pascal, presque tous ses contemporains lui donnèrent raison. Son disciple Vauvenargues pourtant voyait en Pascal « l'homme de la terre qui savait mettre la vérité dans son plus beau jour ». Il écrit à Voltaire pour défendre Pascal contre ses ironies.

Certes, il n'est point de ces jansénistes qui s'appliquent à anéantir dans le cœur de l'homme les passions même les plus nobles, et le découragent d'agir et de vivre, en tournant toutes ses pensées vers la mort. Il ne croit pas davantage que l'homme soit « un monstre incompréhensible».

Mais, s'il entreprend de relever la nature humaine de la disgrâce où les philosophes l'ont tenue jusque-là, il n'a garde de méconnaître la hauteur morale d'un génie comme celui de Pascal. Même en le combattant, il sent tout ce qu'il lui doit.

Ce n'est pas par des épigrammes qu'on ruinera les Pensées. On a le droit d'en juger la morale trop sombre et la théologie trop décourageante, mais à condition de ne pas rester indifférent à la profonde sincérité d'une âme qui souffre.

DISSERTATIONS ET LEÇONS

Pascal et Montaigne d'après les articles III et IV des Pensées. (Paris. — Leçon d'agrégation, 1891.)

Comparer l'argumentation dans Pascal et dans Bossuet, en prenant pour texte le premier chapitre des Pensées et le Sermon sur la Providence.

(Paris. —Leçon d'agrégation, 1879.)

Expliquer cette pensée de Pascal : « Je hais également le bouffon et l'enflé : on ne ferait son ami ni de l'un ni de l'autre. » (Paris. Licence es lettres, avril 1850. — Aix. Licence es lettres, nov. 1887.)

Expliquer cette pensée des dernières éditions de Pascal : « L'éloquence continue ennuie; la continuité dégoûte en tout. Le froid est agréable pour se chauffer. »

(Paris. — Licence es lettres, juillet 1863. — Devoir d'agrégation, 1890.)

Expliquer cette pensée de Pascal : « La dernière chose qu'on trouve en faisant un ouvrage est de savoir celle qu'il faut mettre la première. »

(Paris. — Devoir de licence, avril 1882.) C. de Lit t. — Pascal (Pensées). 4

Montrer la justesse de cette pensée de Pascal : « On est tout étonné et ravi ; car on s'attendait de voir un auteur, et on trouve un homme. » Peut-on l'appliquer à Descartes?

(Paris. — Devoir de licence, avril 1882, janvier 1886.)

Discuter cette parole de Pascal : « On se persuade mieux pour l'ordinaire par les raisons qu'on a soi-même trouvées que par celles qui sont venues dans l'esprit des autres » (art. VII).

(Paris. — Devoir de- licence, janv. 1882.)

Mme de la Fayette avait-elle raison de dire à propos des Pensées de Pascal : « C'est méchant signe pour ceux qui ne goûteront pas ce livre, » mot rapporté par Nicole, qui dit avoir quelque chose de ce méchant signe ?

(Paris. Devoir de licence, avril 1885. — Fontenayaux-Roses. Devoir de seconde année.)

Le scepticisme de Pascal.

(Paris. — Devoir de licence, janv. 1881.)

Tillemont a-t-il exagéré lorsqu'il a dit, en parlant des Pensées de Pascal : « Le dernier écrit a surpassé ce que j'attendais d'un esprit que je croyais le plus grand qui eût paru en notre siècle? » (Paris. — Devoir de licence, avril 1887.)

Comparer et discuter ces deux pensées : « La raison est de tous les climats, et l'on pense juste partout où il y a des hom-

mes. » (La Bruyère.) — « On ne voit rien de juste et d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat... Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà. » (Pascal.)

(Paris. — Concours des bourses de licence, 1887.) k XII

Expliquer cette pensée de Pascal : « Ce n'est pas dans Montaigne, mais dans moi, que j'y trouve tout ce que j'y vois. »

(Paris. Licence es lettres, octobre 1880. — Dijon. Licence es lettres.)

Expliquez et appréciez cette pensée de Pascal: « A mesure qu'on a plus d'esprit, on trouve qu'il y a plus d'hommes originaux. »

(Paris. Licence es lettres, juillet 1885. — Poitiers. Devoir de licence, déc. 1883. — Fontenay-aux Roses. Devoir de littérature.)

Que faut-il penser du mot appliqué par Pascal à Montaigne : « Le moi est haïssable? »

(Paris. — Devoir d'agrégation d'enseignement secondaire spécial, nov. 1892. — Fontenay-aux-Roses. Devoir de littérature.)

Résumer et apprécier les idées littéraires de Pascal.

(Aix. — Devoir de licence, 1883 et 1886.)

Montrer combien l'influence de Port -Royal se fait sentir dans les idées exprimées par Pascal sur la composition et sur le style.

(Aix. — Devoir de licence, 1888.)

Montrer que Bossuet et Pascal sont d'accord pour qualifier les romans de froides et dangereuses fictions. Faire voir ce qui pouvait les autoriser à les juger ainsi.

(Aix. — Devoir de licence, 1888.)

Comparer ce que Pascal dit de l'amour-propre dans ses Pensées (art. II) à ce que dit la Rochefoucauld sur le même sujet, et montrer les rapports qu'il y eut entre ces deux grands écrivains.

(Aix. — Devoir de licence, 1882.)

Examiner le jugement porté par Pascal sur Montaigne, et les rapports qui existent entre ces deux écrivains.

(Besançon. — Devoir de licence, déc. 1885.)

Distinguer d'après Pascal, et en s'appuyant sur des exemples connus, l'esprit de géométrie et l'esprit de finesse.

(Besançon. — Devoir de licence, octobre 1886.)

Examiner cette pensée de Pascal : « Je n'estime point un homme qui possède une vertu dans son plus haut degré, s'il ne possède en même temps la vertu opposée. »

(Besançon. — Devoir de licence, nov. 1883.)

« La volonté est un des principaux organes de la créance. » (Pascal.)

(Besançon. — Devoir de licence, mai 1887.)

« On ne montre pas sa grandeur pour être à une extrémité, mais bien en touchant les deux à la fois et remplissant l'entredeux. »

(Bordeaux. — Licence es lettres.)

<( Certains auteurs, parlant de leurs ouvrages, disent : « Mon « livre, mon commentaire, mon histoire, » etc. Ils sentent leurs bourgeois qui ont pignon sur rue, et toujours un « chez moi » à la bouche. Ils feraient mieux de dire : notre livre, notre commentaire, notre histoire, etc., vu que d'ordinaire il y a plus en cela du bien d'autrui que du leur. » (Pascal.)

(Bordeaux. Licence es lettres. Composition, nov. 1892. Fontenay-aux-Roses. Devoir de littérature.)

Examiner jusqu'à quel point il y a dans les Pensées de Pascal (notamment dans l'article VII) une critique de la littérature de son temps. S'il y en a une, indiquer sur quels principes généraux elle repose.

(Bordeaux. — Devoir d'agrégation, nov. 1892.)

Apprécier cette réflexion de Pascal : « La maladie principale de l'homme est la curiosité inquiète des choses qu'il ne peut savoir, et il ne lui est pas si mauvais d'être dans l'erreur que dans cette curiosité inutile. »

(Dijon. — Devoir de licence.)

Chercher dans Y Entretien de Pascal avec M. de Saci le plan général de Y Apologie de la religion, ouvrage dont les Pensées sont les fragments.

(Dijon. — Devoir de licence.)

L'esthétique de Pascal dans les Pensées.

(Dijon. — Devoir de licence, mai 1888.)

Expliquer et juger cette pensée de Pascal : « Quelle vanité que la peinture, qui attire l'admiration par la ressemblance des choses dont on n'admire pas les originaux! » (Édit. Havet, art. VII, 31.)

(Douai. — Devoir de licence, février 1885.)

Développer ce mot de M. Havet, dans son étude sur les Pensées : « Géométrie et passion, voilà tout l'esprit de Pascal, voilà aussi toute son éloquence. »

(Grenoble. — Devoir de licence.)

Que faut-il penser de l'opinion souvent exprimée par des critiques, qu'il est inutile et d'ailleurs impossible de reproduire dans une édition de Pascal le plan probable des Pensées?

(Lyon. — Licence es lettres, juillet 1888.)

Quel usage Pascal fait-il du dogmatisme de Descartes et du scepticisme de Montaigne dans son grand ouvrage, qui devait avoir pour titre : Apologie de la religion chrétienne, et que nous ne possédons que par fragments sous le nom de Pensées?

(Nancy. — Devoir de licence.)

Lire la pensée 13 de l'art. III : « Qu'est-ce que nos principes naturels, sinon nos principes accoutumés?» Chercher le sens

philosophique du passage; dégager la théorie psychologique qu'il renferme; rapprocher cette théorie, d'une part de la théorie des idées innées de Descartes; de Taulre, des doctrines associationnistes des positivistes anglais contemporains, et montrer de laquelle des deux philosophies les idées de Pascal sont les plus voisines.

(Nancy. — Devoir de licence.)

Expliquer cette pensée de Pascal : « Qu'on ne dise pas que je n'ai rien dit de nouveau ; la disposition des matières est nouvelle. » (Édit. Havet, art. VII, 9.)

(Ppitiers. — Devoir de licence, déc. 1884.)

Commenter cette pensée de Pascal : « Il y a des lieux où il faut appeler Paris Paris, et d'autres où il le faut appeler capitale du royaume. » Édit. Havet, art. VI, 20.)

(Poitiers, Besançon, Bordeaux. — Licence es lettres.)

Pascal a dit : « Un même sens change selon les paroles qui l'expriment. Les sens reçoivent des paroles leur dignité, au lieu de la leur donner. Il en faut chercher des exemples. » Vous expliquerez d'abord la pensée de Pascal; quant à ces exemples, que Pascal ne nous a point donnés ici, vous les chercherez surtout dans Pascal lui-même.

(Poitiers. — Devoir de licence, juin 1889.)

Rechercher dans quelle mesure les opinions littéraires de Pascal se rattachent à ses idées religieuses et philosophiques.

(Toulouse. — Licence es lettres.)

Dans quelle mesure la lecture des Essais de Montaigne a-t-elle influé sur le style des Pensées de Pascal?

(Toulouse. — Licence es lettres.)

Pascal a dit (Édit. Havet, art. VII, 26) : « Quand un discours naturel peint une passion ou un effet, on trouve dans soi-même la vérité de ce qu'on entend, laquelle on ne savait pas qu'elle y fût, en sorte qu'on est porté à aimer celui qui nous le fait sentir . » Commenter cette pensée, et montrer comme elle se rattache aux principes de la rhétorique de Pascal, tels qu'il les a exposés dans son Art de persuader.

(Toulouse. — Licence es lettres.^

Exposer les principes et prouver l'autorité de la raison à l'occasion du mot de Pascal : « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà. »

(Chambéry. — Baccalauréat de l'enseign. spécial, 1887.)

Expliquer et discuter cette pensée de Pascal : « La science des choses extérieures ne me consolera pas de l'ignorance de la morale au temps d'affliction ; mais la science des mœurs nous consolera toujours de l'ignorance des sciences extérieures. » {Pensées, VI, 41.)

(Certificat d'aptitude a l'enseignement secondaire des filles, 1888.)

XLIT

Pascal écrit : « Ceux qui sont accoutumés à juger parle sentiment ne comprennent rien aux choses de raisonnement; car ils veulent d'abord pénétrer d'une vue, et ne sont point accoutumés à chercher les principes. Et les autres, au contraire, qui sont accoutumés à raisonner par principes, ne comprennent rien aux choses de sentiment, y cherchant des principes, et ne pouvant voir d'une vue. » (Pensées, édit. Havet, art. VII, 33.)

(Agrégation de l'enseignement secondaire des filles. — Sciences, 1885.)

Montrer que Pascal a résumé toute sa doctrine dans cette pensée : « 11 est dangereux de trop faire voir à l'homme combien il est égal aux bêtes, sans lui montrer sa grandeur, et il est encore dangereux de lui trop faire voir sa grandeur sans sa bassesse. Mais il est très avantageux de lui représenter l'un et l'autre. »

(Clermont. — Baccalauréat de l'enseignement spécial,

Développer cette pensée de Pascal : « Nous ne vivons jamais, nous espérons vivre. »

(Alger. — Baccalauréat de l'enseignement spécial, 1891.)

Apprécier le jugement de Pascal surÉpictète.

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de morale.)

Commenter cette pensée de Pascal : « La raison commande bien plus impérieusement qu'un maître; car en désobéissant cà l'un on est malheureux ; en désobéissant à l'autre on est un sot. » (Fontenay-aux-Roses. — Devoir de morale.)

« La véritable éloquence se moque de l'éloquence, » a dit Pascal. Appliquez-lui à lui-même cette parole, et dites si la Bruyère l'eût prononcée.

(Fontenay-aux-Roses. Devoir de seconde année. — Lyon. Devoir de licence.)

Gomment a-t-on pu dire que Pascal est un homme extrêmement éloquent, et un mauvais modèle d'éloquence?

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde année.)

XLÏX

« Il faut de l'agréable et du réel; mais il faut que cet agréable lui-même soit pris du vrai. » (Pascal.)

(Fontenay-aux-Roses. Devoir de littérature. — Dijon et Poitiers. Licence es lettres.)

Expliquer le mot de Pascal : « Travaillez à bien penser; voilà le principe de la morale. »

(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)

Pascal a dit : « Diseur de bons mots, mauvais caractère. » Développer cette pensée en la rapprochant de celle de Montesquieu : « La raillerie est un discours en faveur de son esprit contre son bon naturel. »

(Drôme. — Brevet élémentaire. — Aspirantes, 1887.)

lu

Quel est le plan des Pensées de Pascal? Appréciez cet ouvrage.

(Haute-Savoie. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1887.)

lui

<( 11 fault pour juger bien à poinct d'un homme, dit Montaigne, principalement contrerooller ses actions communes et le surprendre en son à tous les jours. » Pascal a dit, à son tour, se souvenant sans doute de Montaigne : a Ce que peut la vertu d'un homme ne se doit pas mesurer par ses efforts, mais par son ordinaire. » Expliquez et développez cette maxime. Faites-en surtout l'application au mérite des écoliers.

(Indre-et-Loire.— Brevet supérieur.— Aspirants, 1890.)

Expliquer et commenter cette pensée de Pascal : « Curiosilé n'est que vanité : le plus souvent, on ne veut savoir que pour en parler. »

(Aude. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1890.)

Commentez et appréciez cette pensée de Pascal : « Il n'est pas nécessaire, parce que vous êtes duc, que je vous estime; mais il est nécessaire que je vous salue. »

(Gonstantine. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1891.)

a II y a beaucoup d'esprits faux, » dit Pascal. Descartes avait dit pourtant : « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée. » Qui des deux a raison? N'ont-ils pas raison tous deux à leur point de vue particulier?

« Il y en a qui parlent bien et n'écrivent pas bien ; c'est que le lieu, l'assistance, les échauffent et tirent de leur esprit plus qu'ils n'y trouvent sans cette chaleur. » (Pascal.) Est-ce la seule raison? et quelle est la différence de ces deux talents, bien écrire et bien parler?

« Il se fait une certaine transfusion sur le papier de l'esprit et du cœur de celui qui écrit, qui est cause qu'on aperçoit, pour ainsi dire, son image dans le tableau de la chose qu'il représente. » Expliquer ce mot de Saint-Cyran en l'appliquant à Pascal.

Quelle idée peut-on se faire, après avoir lu les Pensées, de la théologie de Pascal ?

Que pensez-vous de cette opinion de M. Schérer (Nouvelle Revue de théologie, 1858) : « L'Apologie de Pascal est aujourd'hui nulle; elle a vieilli, vieilli tout entière, méthode et arguments. Il ne reste que la préface, c'est-à-dire le tableau de la nature humaine. Mais ce tableau n'est pas un moyen d'apologie, c'est une étude morale. Pascal a fait son temps comme apologiste; il n'est plus aujourd'hui qu'un des plus éloquents de nos moralistes. »

Comparer Pascal et Lucrèce, en faisant ressortir les ressemblances et surtout les différences de leur sensibilité, de leur mélancolie, de leurs idées sur la destinée de l'homme, sur la nature, sur la science et la raison.

En étudiant sur un point précis- l'édition dite de Port-Royal (1679), dire dans quelle mesure sont justes les accusations de V. Cousin, qui: lui reproche d'avoir altéré le texte et faussé la pensée de Pascal.

Frappé surtout de ce qu'il y a de contradictoire et d'énigmatique dans la nature humaine, Pascal s'écrie :« Quelle chimère est-ce donc que l'homme! Quelle nouveauté, quel monstre, quel chaos, quel sujet de contradiction, quel prodige! » Vauvenargues dit, au contraire : « Il n'y a point de contradictions dans la nature. » IS'ont-ils pas tous deux raison à la fois et tort par quelque côté? Ne peut-on faire sortir de cette comparaison la dilférence des hommes, des philosophies et des temps?

LXIY

« On ne sait, dit Pascal, ce que c'est que ce modèle naturel qu'il faut imiter ; et, à faute de cette connaissance, on a inventé

de certains termes bizarres : siècle d'or, merveille de nos jours, fatal, etc.; on appelle ce jargon beauté poétique. » Après avoir cité ces lignes dans ses Remarques, Voltaire s'écrie : « Il fallait que M. Pascal eût bien peu de goût pour dire que fatal laurier, bel astre et autres sotlises sont des beautés poétiques. » Voltaire, aux yeux de qui « la poésie est l'éloquence harmonieuse >v a-t-il raison contre Pascal? le comprend-il?

Comparez les Pensées de Pascal aux traités de VExisience de Bien et de la Connaissance de Dieu et de soi-même de Fénelon et de Bossuet.

Expliquer ce mot de Sainte-Beuve [Portraits littéraires, III, p. 505) : « Il y a un Pascal dans chaque chrétien, de même qu'il y a un Montaigne dans'chaque homme purement naturel. »

À propos de la pensée célèbre (VII, 5) : « Ceux qui jugent d'un ouvrage par règle sont, à l'égard des autres, comme ceux qui ont une montre à l'égard des autres... » Voltaire fait cette remarque : « En ouvrage de goût, en musique, en poésie, en peinture, c'est le goût qui tient lieu de montre; et celui qui n'en juge que par règle en juge mal. » Voltaire ne se méprendil pas sur le sens de la pensée de Pascal ? quelle en est la portée f

Approfondir cette vue pédagogique de Pascal : « L'admiration gâte tout dès l'enfance : « Oh ! que cela est bien dit ! qu'il « a bien fait ! qu'il est sage ! » elc. Les enfants de Port-Royal, auxquels on ne donne point cet aiguillon d'envie et de gloire, tombent dans la nonchalance. » Pascal se prononce-t-il donc contre la méthode suivie à Port-Royal, et croit-il que dans l'éducation des enfants l'amour-propre doit être le grand ressort? Que pensez-vous sur le fond de la question?

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