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Rébelliau, introduction de l'édit. Hachette

que cette contradiction, qu'il sent et dont il souffre, loin de détendre son caractère, ajoute à sa maussaderie naturelle, et qu'il ne s'oublie pas h sourire. La Bruyère savait haïr, au témoignage de son ami, l'abbé Renaudot; mais aussi il savait aimer, et il voulait plaire. Un de ses ennemis, Vigneul-Marville, ne peut s'empêcher de nous le montrer dans sa petite chambre, « le visage riant, et bien content d'avoir occasion de distiller dans l'esprit et le cœur des survenants l'élixir de ses méditations ». Il est vrai que la Bruyère n'était pas alors à l'hôtel de Condé; mais nous savons que ce désir de plaire ne l'abandonna jamais. On connaît le mot de Boileau : « C'est un fort bon homme, à qui il ne manquerait rien, si la nature l'avait fait aussi agréable qu'il a envie de l'être. » Ce témoignage un peu obscur est éclairci par quelques lignes d'une lettre de Valincourt. Celui-ci n'est point hostile à la Bruyère : il lui accorde le don de penser « profondément et plaisamment, deux choses qui se trouvent rarement ensemble » ; mais il signale aussi dans ses manières quelque chose qui sent l'inquiétude et l'effort.

C'était un fort bon homme dans le fond, mais que la crainte de paraître pédant avait jeté dans un autre ridicule opposé, qu'on ne saurait définir, en sorte que, pendant tout le temps qu'il a passé dans la maison de M. le Duc, où il est mort, on s'y est toujours moqué de lui.

Ainsi le grand railleur était raillé, et par qui? par ces Grands qu'il juge de si haut, ou par ces courtisans des Grands, pour lesquels il n'a pas assez de mépris. Nous sommes bien loin du portrait que d'Olivet nous trace de la Bruyère :

On me l'a dépeint comme un philosophe qui ne songeait qu'à vivre tranquille avec des amis et des livres, faisant un bon choix des uns et des autres ; ne cherchant ni ne fuyant le plaisir ; toujours disposé à une joie modeste, et ingénieux à la faire naître; poli dans ses manières et sage dans ses discours ; craignant toute sorte d'ambition, même celle de montrer de l'esprit.

On voudrait que ce portrait fût plus ressemblant que l'autre ; mais il faut bien observer que d'Olivet parle par ouï-dire, et que les traits assez vagues de son esquisse adoucissent, affaiblissent aussi peut-être ce qu'il y a d'original dans cette physionomie. Galand, au contraire, dit ce qu'il a vu : « M. de la Bruyère n'était pas un homme de conversation. Il lui prenait des envies de danser et de chanter, mais fort désagréablement. » A ce compte, la Bruyère n'était pas un parfait « hon-

nête homme », du moins aux yeux de ceux qui tenaient pour exacte cette définition de la Rochefoucauld : « Le vrai honnête homme est celui qui ne se pique de rien. » Mais que devient alors l'éloge si net et si décisif de Saint-Simon, un témoin aussi celui-là, et clairvoyant autant que peu indulgent de nature : « C'était un fort honnête homme, de très bonne compagnie, simple, sans rien de pédant, et fort désintéressé »? Saint-Simon ajoute qu'il l'avait assez connu pour le regretter. Il n'est pas impossible de concilier ces témoignages contradictoires, entre lesquels celui de Saint-Simon garderait le plus de valeur. Il est clair que la Bruyère tenait avant tout à ne pas sembler pédant ; il est clair aussi que cette préoccupation incessante pouvait faire paraître quelquefois sa gaieté forcée et son abandon factice. Ceux qui ne le voyaient qu'en passant étaient surtout frappés de ce qu'il y avait de voulu dans ses manières extérieures. Le voyait-on de plus près, au contraire, on estimait à son juste prix ce qu'il y avait de mai dans le fond de cette âme.

Il semble s'être plu surtout dans le commerce des femmes, qu'il observait avec une finesse parfois cruelle ; mais à sa cruauté même se mêle presque toujours une secrète sympathie. L'idée qu'il se fait de la femme n'est pas médiocre : « Les femmes sont extrêmes ; elles sont meilleures ou pires que les hommes... Une belle femme qui a les qualités d'un honnête homme est ce qu'il y a au monde d'un commerce plus délicieux ; l'on trouve en elle tout le mérite des deux sexes. » Mais cette alliance est rare. Comme il y a des fats, il y a des coquettes, qui s'appliquent à se rendre laides, à force de hausser leurs coiffures et leurs chaussures, de se mettre du blanc et du rouge, de s'enfoncer des boules de cire dans la bouche pour se rendre les joues plus pleines. Comme il y a des hypocrites de piété, il y a des dévotes et des prudes : « La dévotion vient à quelques-uns, et surtout aux femmes, comme une passion, ou comme le faible d'un certain âge, ou comme une mode qu'il faut suivre. » Depuis le Misanthrope, cette fausse piété qui est dévotion, et cette fausse sagesse qui est pruderie, n'ont cessé de s'étendre et à la ville et à la cour : elles sont innombrables maintenant, les Arsinoés qui laissent voir une jalouse « émulation de vertu et de réforme ». Mais toutes les femmes ne sont pas prudes, et la Bruyère, après avoir tracé le portrait d'une Arsinoé, trace celui d'une Elmire.

Une femme prude paye de maintien et de paroles, une femme sage paye de conduite : celle-là suit son humeur et sa complexion, celle-ci sa raison et

«on cœur : l'une est sérieuse et austère, l'autre est, dans les diverses rencontres, précisément ce qu'il faut qu'elle soit : la première cache des faibles sous de plausibles dehors. La seconde couvre un riche fonds sous un air libre et naturel ; la pruderie contraint l'esprit, ne cache ni l'âge ni la laideur, souvent elle les suppose ; la sagesse, au contraire, pallie les défauts du corps, ennoblit l'esprit, ne rend la jeunesse que plus piquante.

Comment se fait-il que, rendant ainsi justice à la « raison » de certaines femmes, le contemporain de Mme de la Fayette ait écrit sur elles, sur leur instruction, sur leurs faiblesses de tempérament et d'esprit, le commentaire le plus spirituellement perfide, au moins en apparence, qu'on puisse imaginer des Femmes savantes de Molière ?

Pourquoi s'en prendre aux hommes de ce que les femmes ne sont pas savantes ? Par quelles lois, par quels édits, par quels rescrits leur a-t-on défendu d'ouvrir les yeux et de lire, de retenir ce qu'elles ont lu, et d'en rendre compte ou dans leur conversation ou par leurs ouvrages? Ne se sontelles pas au contraire établies elles-mêmes dans cet usage de ne rien savoir, ou par la faiblesse de leur complexion, ou par la paresse de leur esprit, ou par le soin de leur beauté, ou par une certaine légèreté qui les empêche de suivre une longue étude, ou par le talent et le génie qu'elles ont seulement pour les ouvrages de la main, ou par les distractions que donnent les détails d'un domestique, ou par un éloignement naturel des choses pénibles et sérieuses, ou par une curiosité toute différente de celle qui contente l'esprit, ou par un tout autre goût que celui d'exercer leur mémoire? Mais à quelque cause que les hommes puissent devoir cette ignorance des femmes, ils sont heureux que les femmes, qui les dominent d'ailleurs par tant d'endroits, aient sur eux cet avantage de moins.

On regarde une femme savante comme on fait une belle arme ; elle est ciselée artistement, d'une polissure admirable, et d'un travail fort recherché ; c'est une pièce de cabinet, que l'on montre aux curieux, qui n'est pas d'usage, qui ne sert ni à la guerre ni à la chasse, non plus qu'un cheval de manège, quoique le mieux instruit du monde.

Si la science et la sagesse se trouvent unies en un même sujet, je ne m'informe plus du sexe, j'admire.

N'est-ce bien qu'un commentaire, pourtant? N'est-ce pas plutôt, sinon une réfutation, du moins une réponse indirecte aux exagérations de Chrysale, comme la première partie du morceau est une réponse à la plainte de Philaminte contre le mépris que les hommes font des femmes? Il n'est pas fort aisé de se prononcer sur le sens réel d'une page piquante plus que claire, et dont la Bruyère a voulu laisser la conclusion incertaine. Parmi les critiques, les uns n'y voient que confusion, et il est vrai qu'elle s'achève par un paragraphe fort embarrassé, qu'il nous a paru inutile de reproduire jusqu'au bout; les autres y veulent voir un regret et un souhait : le regret que les

femmes restent parquées en deux classes trop distinctes, celle des femmes de ménage qui n'ont pas la science, celle des femmes savantes qui n'ont pas l'esprit pratique ; le souhait que les femmes deviennent sages et savantes à la fois. Mais ceux qui blâment le désordre de cette énumération ou par la faiblesse..., ou par la paresse..., ou par le soin, etc., ne comprennent pas ce qu'il y a de savant dans ce désordre : la Bruyère y propose comme en causant, avec une apparente incertitude, avec une réelle ironie, diverses explications de valeur très inégale, dont quelques-unes n'expliquent rien, dont quelques autres sont plus sérieuses et soulèvent de graves problèmes, mais ne les résolvent pas, les indiquent à peine et les effleurent. L'éloge et la critique sont là mêlés avec un art bien curieux : on y sent à la fois la malice légère de l'observateur, et la courtoisie de l'homme du monde. D'autre part, ceux qui en voudraient dégager une idée précise, favorable à l'instruction des femmes, ne tiennent pas assez de compte de cette manière habilement fuyante de poser la question (« Pourquoi s'en prendre aux hommes... »?), d'en indiquer les solutions diverses, sans s'arrêter à aucune. Commencé par un pourquoi, ce morceau se termine sur un si. Au pourquoi il serait trop facile de répondre : « Aucune loi ne défend aux femmes de s'instruire ; mais aucune loi aussi ne le leur permet, aucune ne les y aide. » Au si la réponse est plus facile encore, car, dès ce temps, la science et la sagesse se trouvaient unies « en un même sujet »f et la Bruyère le savait, lui qui, à défaut de Mme de Sévigné, a connu Mme Dacier.

La vérité, croyons-nous, c'est qu'il hésite, pris entre ces exemples éloquents et des préjugés qui persistent encore, entre les hardiesses du Traité de l'Education des filles, qu'il a du lire et goûter, et les railleries des Femmes savantes. 11 va plus loin que Molière, sans doute, mais pas aussi loin que Fénelon.

L'homme; le cœur*

Si Ton a pu contester à la Bruyère les qualités sociables de Vhonnête homme, au sens où on l'entendait alors, on ne lui a jamais contesté les vertus de V homme, au sens où on l'a toujours entendu. Le chapitre du Mérite personnel précise pour nous son

altitude vis-à-vis des grands; le chapitre des Femmes nous aide à deviner ce qu'il a été dans le commerce de la société; le chapitre du Cœur nous fait sentir ce qu'il a dû être dans la vie intime.

« L'on est plus sociable et d'un meilleur commerce par le cœur que par l'esprit. » Celui qui le dit doit l'avoir éprouvé. Son esprit, on l'a vu, ne plaisait pas à tous; son cœur l'a fait aimer du petit nombre de ceux qui ont pénétré dans sa familiarité. Ce n'est pas ici le lieu de se demander si Mmos de Belleforière, de Boislandry, d'Aligre, ne lui ont pas inspiré un sentiment plus vif que l'amitié, comme a pu le faire soupçonner l'émotion délicate qui donne à quelques-unes de ses pensées une sorte de charme mystérieux.

Un beau visage est le plus beau de tous les spectacles ; et l'harmonie la plus douce est le son de voix de celle que l'on aime... Être avec des gens qu'on aime, cela suffit : rêver, leur parler, ne leur parler point, penser à eux, penser à des choses plus indifférentes, mais auprès d'eux, tout est égal... Il y a quelquefois dans le cours de la vie de si chers plaisirs et de si tendres engagements que l'on nous défend, qu'il est naturel de désirer du moins qu'ils fussent permis : de si grands charmes ne peuvent être surpassés que par celui de savoir y renoncer par vertu.

Cela est senti, assurément, et l'on peut construire sur ces quelques lignes tout un roman, comme on Ta fait. Ce ne sera jamais pourtant qu'un roman : ici encore la fière pudeur de la Bruyère ne nous livre pas tout son secret. 11 est libre, d'ailleurs, et s'applaudit même, peut-être à l'excès, de cette liberté qu'il a voulu garder tout entière, car « un homme libre, et qui n'a point de femme, s'il a quelque esprit, peut s'élever au-dessus de sa fortune, se mêler dans le monde, et aller de pair avec les plus honnêtes gens », tandis que le mariage remet tout le monde à sa place vraie, dans la condition où il est né.

Ce qui est plus sûr, c'est que le commerce de l'amitié a été une de ses joies les plus pures, sa joie unique peut-être, avec le commerce aussi désintéressé des lettres. On ne se trompe pas à certains accents, à certains tons sincères, comme disait Mmo de Sévigné.

Il y a un goût dans la pure amitié où ne peuvent atteindre ceux qui sont nés médiocres... Celui-là peut prendre, qui goûte un plaisir aussi délicat à recevoir que son ami en sent à lui donner... C'est assez pour soi d'un fidèle ami ; c'est même beaucoup de l'avoir rencontré : on ne peut en avoir trop pour le service des autres.

Montaigne n'a rien écrit de plus pénétrant; mais l'ami de la Boétie, cette unique liaison une fois rompue, se dérobe volontiers aux autres devoirs de la vie et aux autres joies de l'âme. Le cœur de la Bruyère est plus large et plus humain ; il a de belles paroles sur la reconnaissance et sur la pitié : « Il n'y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance...

11 vaut mieux s'exposer à l'ingratitude que de manquer aux misérables. » Toutes les leçons philosophiques qui démontrent la nécessité de la bienfaisance ne valent pas ce mot qui en peint la douceur : « Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui à qui l'on vient de donner. » C'est la vérité qui se fait image et qui frappe les sens en même temps que l'esprit. Plus d'un grand écrivain de son temps eût pu penser comme lui ces choses; peu les eussent traduites ainsi, avec cette couleur pittoresque, qui n'ôterien à la précision, mais la rend plus vivante. Il est d'autres choses que personne peut-être, au xvne siècle, si ce n'est lui, n'eût pensées et n'eût écrites.

Il y a des lieux que l'on admire, il y en a d'autres qui touchent, et où Ton aimerait à vivre.

Il me semble que l'on dépend des lieux Dour l'esnrit l'humeur, la passion, 1b goût et les sentiments.

w Jean-Jacques et Bernardin de Saint-Pierre, dit Sainte-Beuve, avec leur amour des lieux, se chargeront de développer un jour toutes les nuances closes et sommeillantes, pour ainsi dire, dans ce propos discret et charmant. Lamartine ne fera que traduire poétiquement le mot de la Bruyère, quand il s'écriera :

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?

« La Bruyère est plein de ces germes brillants. » Il est donc à la fois un moraliste qui pénètre les nuances les plus cachées des choses, un critique qui semble deviner ici la théorie moderne des milieux, un peintre et presque un poète ; il voit ce qu'il définit, il sent et fait vivre ce qu'il analyse.

BIBLIOGRAPHIE

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Vinet. — Moralistes des seizième et dix-septième siècles; 1859, in-8°

JUGEMENTS

Je m'étonne qu'on n'ait pas encore fait le portrait de M. de la Bruyère, lui qui se fait une occupation de faire celui des autres. Il y en a de ceux qu'il a dépeints qui ne doivent pas être fort contents. Il n'y a pas longtemps qu'il m'a fait l'honneur de venir me voir; mais je ne l'ai pas vu assez longtemps pour le connaître. Il m'a paru que ce n'était pas un grand parleur. Menagiana.

Le public perdit bientôt après (1696) un homme illustre par son esprit, par son style et par sa connaissance des hommes : je veux dire la Bruyère, qui mourut d'apoplexie à Versailles, après avoir surpassé Théophraste en travaillant d'après lui, et avoir peint les hommes de notre temps, dans ses nouveaux Caractères, d'une manière inimitable. C'était d'ailleurs un fort honnête homme, de très bonne compagnie, simple, sans rien de pédant, et fort désintéressé.

Saint-Simon, Mémoires,

Il est aisé de se méprendre sur le compte de la Bruyère. Le peu qu'on sait de sa vie passée au service d'un prince, quelques allusions amères à l'injuste inégalité des rangs et à sa condition subalterne, quelques plaintes fières sur le bonheur immérité et sur l'insolence impunie des grands , enfin quelques paroles d'indignation éloquente sur la misère du peuple, peuvent donner à plus d'un lecteur la tentation de voir dans la Bruyère un adversaire de la société de son temps, une sorte de réformateur, ou, comme on dit aujourd'hui, un des précurseurs de la Révolution française. Ce jugement serait inexact en ce sens que la Bruyère, tout en ayant le sentiment très vif des imperfections de la société française telle qu'il l'a peinte, n'avait point l'idée

que cet état de choses pût être réformé ni rapproché des lois éternelles de la justice. Il était trop éloigné de la Révolution pour la pressentir, trop bien enchaîné lui-même à sa place dans la hiérarchie sociale pour croire qu'il fût jamais possible de la remanier de fond en comble.

Prévost-Paradol, Études sur les moralistes français; Hachette.

LETTRES

« Combien il est regrettable que Mme de Belleforière n'ait pas laissé les Mémoires qu'elle aurait pu nous donner, suivant le P. Adry, sur la vie et le caractère de notre auteur! Elle survécut quarante-trois ans à la Bruyère, plus âgé qu'elle de dix années environ, et mourut à Paris, le 25 avril 1739, à quatre-vingtdeux ans. » (Servois, Notice de l'édition des Grands Écrivains.)

On suppose qu'un écrivain de cette première partie du xvme siècle, curieux de savoir quel a été le vrai caractère de la Bruyère, « honnête homme » ou misanthrope, fait appel aux souvenirs de Mmo de Belleforière, et que celle-ci répond en traçant un rapide portrait de l'homme qui a été son ami.

Mme Dacier, après avoir lu ce que dit la Bruyère sur l'instruction des femmes (voyez p. 7) lui écrit pour l'en reprendre, avec une vivacité tout amicale !

DISSERTATIONS ET LEÇONS

Comparer les maximes de la Rochefoucauld et celles de la Bruyère sur l'amitié (du Cœur).

(Toulouse. — Licence.)

Résumer, en les coordonnant, les principales réflexions de la Bruyère sur le Mérite personnel, et conclure par la leçon morale dont les éléments sont épars dans le chapitre.

(Enseignement spécial. — Composition d'agrégation, 1886.)

Développer cette pensée de la Bruyère : « Un honnête homme se paye par ses mains de l'application qu'il a à bien faire, et se désintéresse sur les éloges, l'estime et la reconnaissance qui lui manquent quelquefois. » (Mérite personnel.)

(Enseignement spécial. — Certificat d'aptitude, novembre 1887.)

Expliquer et développer cette pensée de la Bruyère : « S'il est vrai que l'on soit pauvre par toutes les choses que l'on désire, l'ambitieux et l'avare languissent dans une extrême pauvreté. »

(Clermont. — Baccalauréat de l'enseignement spécial, 1890.)

Quel est le sens, quelle est la portée générale de ces lignes de la Bruyère (du Mérite personnel) : « Votre fils est bègue: ne le faites point monter sur la tribune. Votre fille est née pour le monde : ne l'enfermez pas parmi les vestales, » etc. Montrer que le précepte contenu dans ce passage est particulièrement juste en matière d'instruction, et comment il est mis en pratique par le développement raisonné de l'enseignement spécial.

(Nancy. — Baccalauréat de l'enseignement spécial, 1889.)

Résumer, dans Tordre qui en montrera le mieux la liaison, les principales réflexions de la Bruyère sur le mérite personnel.

(Paris. — Certificat d'aptitude a l'enseignement

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