‹ Cours de littérature française (volume 3)Chapitre 22 sur 32 · CINQUANTE-HUITIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUANTE-HUITIÈME LEÇON

Retour ^ la littérature française. — Nouveau caractère qu'elle reçoit de la' révolution. — Son rôle dans nos troubles civils. — Les deux Chénier. — Détails sur leurs premières années. — Dissentiment des deux frères.^ Mort d'André Chénier.— Justification de son frère.— Talent neuf et original d'André Chénier. — Ses principaux essais. — Caractère distinctif de sa poésie.

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Je ne voudrais par tenniner ce trop long tableau littéraire du xviir siècle par des souvenirs étrangers à notre pays. Mes digressions n'étaient que des parallèles instructif ou honorables pour la France. Il est temps de les finir. Au nom de l'éloquence , je vous ai presque conduits au greffe des tribunaux anglais. Je vous ai retenus bien longtemps à la chambre des communes. J'ai fatigué votre attention de tous les détails de la stratégie parlementaire, et je vous ai fait admirer les naturelles inspirations des grands orateurs britanniques. Ce que je cherchais là, comme ailleurs, c'étaient les lettres dans leur acception variée; c'étaient le talent, le génie appliqués aux intérêts civils de la société. Mais si cette sérieuse et dernière vocation des lettres prédomine dans les Ëtats libres, elle est bien loin d'exclure toutes les autres formes brillantes de la pensée spéculative et de l'imagination* La tribune politique enrichit les lettres, moins par le

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