‹ Cours de littérature françaiseChapitre 18 sur 25 · LITTÉRATURE AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE AU MOYEN AGE

a créé tout un inonde d*anges, vous voyez le chrétien naïf, le simple fidèle. Il est enfant soumis de FËglise, quoiquil ait flétri les papes avec tant de hardiesse. Cette couronne, qu*il espérait de l'avenir , il voudrait la recevoir sur le baptistère de saint Jean. C'est ce contraste d^une audace de génie qui semble devancer la réforme, et d'une foi respectueuse et vive, d'une imagination qui invente au delà du christianisme , et d'une docilité de laïque, qui règne partout dans les magnifiques inventions de Dante, et forme la réunion si extraordinaire de la naïveté et de l'idéal mystique. C'est dans ce mélange de sentiments si divers, d'inspirations si opposées, que s'est formé le grand poète du moyen âge, ce poète dont les vers sublimes et naturels ne s'oublieront jamais, tant que vivra la langue italienne, tant que la poésie sera chérie dans le monde.

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