‹ Cours de littérature grecque moderne, donée à GenèveChapitre 12 sur 46 · DE LA LANGUE GRECQUE · texte numérisé non relu

DE LA LANGUE GRECQUE

prit de l'homme , et rendent plus rapides les progrès de la civilisation.

Les deux poèmes d*Hoinère futent Técole d*où sortirent les législateurs , les historiens , les géographes. C'est dans ces ouvrages immortels que les Grecs apprirent à apprécier la vertu , Tamour de la patrie , le mépris d'une vie ignominieuse , la noble passion pour la gloire. Ces poèmes , récités dans les fêtes religieuses , devant des auditeurs de tout âge et de tout sexe , opéraient plus d'eflètsur les esprits que ne font aujourd'hui des livres feuilletés dans le silence du cabinet , où le lecteur isolé est aussi froid que le tombeau de l'auteur qu'il médite.

Le sièrfe d'Homère , content de l'avoir pro-» duit , ne s'est signalé par aucun autre événement; remarquable , si ce n'est par les efforts des colonies ionienffês vers le régime corifédératif. Ces colonies , trop petites pour résister séparément aux forces des rois de Lydie , mais trop ardentes pour ne pa« braver toutes ensemble l'indolence de ces princes , se liguèrent peu à peu en* tre elles au nombre de douze, et, formant un faisceau d'assistance mutuelle , firent des progrès rapides vers la prospérité. Elles furent tes Suisses de cette époque reculée. Les citoyens de cette confédération ionienne , habitant une con-

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