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dans sa patrie d'une réputation aussi étendue que méritée. Son début fut la tragédie d'-^^^pasicy en trois actes et en vers, avec des chœurs, jouée en 1811 , imprimée à Vienne en i8i3, réimprimée à Leipsick en iSaS.
C'est la première tragédie en grec moderne où la règle des unités soit observée. Le but de Fauteur était d'élever les âmes de ses concitoyens par le développement de sentimens nobles et patriotiques; il voulait aussi faire voir que la langue vulgaire , trop dépréciée par certains critiques, était susc^tible d'élégance, de noblesse et de dignité. Gomme ouvrage dramatique , on peut reprocher à cette pièce de ne pas offrir assez d'action et de péripéties; mais le style en est achevé*
La même année ( i8i3 ) parut Polyxène , tragédie en cinq actes et en vers , supérieure à la précédente , sinon pour le style , du moins pour l'intrigue , qui offre un intérêt soutenu
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et des situations fortes et tragique. Àcbille demande la main de Pdiyxéne y la jalousie de Gassandre entrave r^écompiissement de cet hymen ; Achifte périt ^sassiné dasns le temple de Minerve- Ces deux tragédies ont été plusieurs fois représentées sur les théâtres grecs de Jassy, de Bucharest , de Corfou et d'Odessa.
A Toccasion des exagérations ridicôie^ on tombaient les partisans eflBrénés du système grammatical de Coray , M/ Rizo publia une comédie en trois actes et en prose , intitulée le Nouçeau Patois des Swans (en grec moderne), imprimée d'abord à Constantinoplle en 1812, puis à Leipsick en 1816. L'intrigue est peu de chose ; mais les détails sont pétiÏÏans d'esprit et de gaîté.
L'EnUi^ement du Di(idon , Ko^xaç àpTroyïî (Vienne, 181 5), est xm poème héroï-comi-
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que , dont il n'a paru que trois chants , et dont le but moral était d'inspirer aux Grecs le mépris d'occupations et d'idée frivoles, de tourner toutes leurs pensées vers des objets d un ordre supérieur , et surtout de leur inspirer Tgmour de la liberté. Le poème, dans son entier, devait offrir une satire générale des défauts de la nation. La partie imprimée est une allusion maligne aux mœurs des Grecs • de Constantinople , à leurs vaines dissensions, à leur luxe et leur légèreté- Témoin du soulèvement d'Ypsilanty , M/ Rizo en a consigné quelques détails dans une brochure grecque intitulée Fragmens historiques sur les éçénemens militaires relatifs à Vinçasion d'Ypsilanty en Moldavie, (Moscou, 1822.)
Tels sont les ouvrages publiés jusqu'à ce ^ jour par M."^ Rizo; car je passe sous silence
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des poésies fugitives qui ont paru dans les journaux grecs de TAllemagne. Ses œuvres manuscrites se composent d'un poème héroïque 5 dont le sujet est la catastrophe de Scio ; d'un petit poème sur les désastres de Psara ; d'une comédie en trois actes et en prose, intitulée les Pédcms,; d'un recueil d'odes, et de quelques élégies pleines de sensibilité. Gomme échantillon du genre de M.'' Rizo , je citerai les Vers qu il s adressait à lui-même pendant son séjour à Pise, et je joindrai à la fin du volume le texte du morceau, pour que les hellénistes puissent juger par eux-mêmes combien le style de M."^ Rizo est clair, pur, élégant et harmonieux ;
« Qu'est devenu ce temps où , porté par un vent favoraiïle , je traversais la mer calme de la vie , et j'entrais dans le sein d'un port tranquille? Ma maison était l'asile du bonheur; chaque jour , entouré de ma jeune famille , je me mêlais à se&