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THÉORIE

349 — Marche à détente complète. — Les coefficients précédents de rendement pratique tiennent compte de la part considérable que prennent dans le résultat les frottements, et autres résistances

(') Pochet. Nouvelle mécanique industrielle, 1874.

(*} M. Daniel de Lceds a trouvé de 0,25 à 0,45 : M. Graillot, à Blanzy, a obtenu de0,i2 à 0,32: M. Ribourt, au Saint-Gothard, a recueilli 0,23 de la force hydraulique tnisc en jeu.

P) l'cmolel. L*Air comprimé el scê applications, p. 575.

passives. Mais, pour discuter avec simplicité les circonstances du phénomène, nous écarterons dorénavant ces influences de Tévaluation du rendement théorique, que nous allons nous proposer.

Il convient à cet égard de distinguer trois cas(*). Dans le premier, le plus favorable de tous, la détente est complète, c'est-à-dire poussée jusqu'à la pression atmosphérique elle-même ; l'échappement s'efTectuant a^fors sans chute de pression^ et seulement en raison du retour du piston. Dans le deuxième, qui est au contraire le plus défavorable, la détente est nulle, la machine marche à pleine pression^ et l'échappement s'accompagne d'une chute intégrale de pression. Le troisième cas. reste intermédiaire entre les deux précédents ; c'est le fonctionnement avec un degré quelconque de détente.

Nous commencerons par la marche à détente complète. L'air est entré dans le compresseur à la pression atmosphérique p,, et à la température ambiante t^. Il en sort à la pression demandée p^ = PjP > p,, et à une température <, > /j» que nous avons appris à évaluer (n® 543). En raison des pertes de force élastique et de température qui s'effectuent en route, ces éléments se trouvent respectivement réduits à p' et t', à l'entrée dans le récepteur. A la sortie de ce nouvel appareil, l'on n'a plus que la tension finale p" =/>4, identique à la pression atmosphérique, avec le rapport de pressions p' = p"p > p^, et la température finale f < t\

Le travail à fournir par le compresseur a pour valeur (42) :

c'est-à-dire, suivant que l'on met en facteur la plus petite ou la plus grande des deux températures :

'. = ré7«'.(S;-')=r^"'-0-!;>

(*) MaUard. Étude Uiéorique sur les raoteurit à air comprimé. Bulletin de la Société de l'Industrie minérale de Saint -Etienne, I" série, t. XÎI, p. 015. — Pochet. Nùwelte mécaniqtte industrielle, p. 230.

OU, d'après réquation (25) :

Le travail recueilli de la part du moleur sera de son côté : Le rendement de Tensemble aura donc pour valeur :

350 — A ces formules exactes on peut substituer des expressions approximatives plus simples» en se fondant sur ce que, pratiquement, p' diffère peu de p. En effet, la plus faible des deux pressions est, dans les deux cas, celle de l'atmosphère ; et la plus forte difiere peu de l'un à l'autre, puisque l'écart est dû seulement à la perte de pression dans la tuyauterie, laquelle a été trouvée très faible (n*» 314).

Si donc nous confondons p' avec p, les fractions se simplifient el deviennent :

Le rendement tuéorique de /'ensemble des deux appareils est ainsi

mesuré sensiblebient par le rapport de la température de sortie du moteur à celle d'entrée dans le compresseur^ ou de celle d'entrée dans le moteur à la température de sortie du compresseur.

Le tableau suivant (') donne par sa seconde colonne une idée coDcrète de ces résultats. Les calculs y sont relatifs à l'hypothèse d'une température ambiante de 20 degrés (/, = 293).

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