COMPRESSION
* l*J*T*^ 1 < JlAJÀl 1.
absolue
usuelle
On reconnaît (acilcinent , à l'inspection de cette table , que le rendement diminue à mesure que la pression augmente; mais que cette marche décroissante, d'abord rapide, va en s'atlénuant progressivement.
Nous pouvons tirer de la relation précédente :
fv
et reconnaître ainsi que, à égalité de compression (c'est-à-dire pour une même valeur de /,) , la perte de travail est sensiblement proportionnelle au refroidissement qui s'opère entre les deux appareils.
On remarquera également qiïil y a pi^oportionnalité entre les quatre températures absolues de sortie du moteur^ d'entrée dam le compresseur, d'entrée dans le moteur, et de sortie du compres-
seur. Or, landis que la perte de pression dans la tuyauterie est
très faible, on peut admettre, au contraire, que le refroidissement
dû au séjour dans le réservoir et au parcours dans les conduites
est aussi complet que possible. Le thermomètre retombera donc
de /, à la température ambiante (*), de telle sorte que tf se confond
avec fj. Dans ces conditions, la température ambiante absolue
forme sensiblement la moyenne géométrique entre celles de sortie
des deux appareils.
Il résulte de là deux conséquences. D'une part, on voit que,
/' étant donné, il ne reste plus d'autre moyen d'améliorer le ren-
T dément =^ que de diminuer /,, c'est-à-dire de marcher à basse
pression. Seulement on comprend dès lors que, pour réaliser une puissance déterminée, les machines deviendront d'autant plus encombrantes.
En second lieu, on reconnaît que, pour peu que là machine fonctionne à des pressions élevées, la détente dans le moteur réalisera d énormes refroidissements; //' «'abaissant alors outre mesure. En effet, nous avons vu (n° 544) avec quelle rapidité s'accroît alors la température /, de compression; et en môme temps la moyenne géométrique /, (ou i'), de /, et de (' doit rester fixe. Le tableau précédent le montre d'ailleurs avec évidence par sa quatrième colonne, et l'on comprend combien il est difficile dans ces conditions d'éviter la formation de la glace. On peut, à la vérité, trouver une ressource à cet égard dans le fonctionnement de la détente à l'intérieur de plusieurs cylindres successifs, ainsi qu'il a été déjà expliqué (n° 344) pour le phénomène inverse. Mais, la plupart du temps, on préfère l'emploi des moyens pratiques que nous avons énumérés ci-dessus (n° 347),
351 — Marche à pleine pression, — Envisageons eu second lieu la marche sans détente, en marquant par l'indice zéro les éléments relatifs à ce cas. On débute avec la pression p\ et la température absolue t\ ; le kilogramme d'air occupant alors le volume
(') Parfois même plus bas, s'il s'agit de transmettre la force de l'extérieur dans ime mine fraîche.
spécifique —7^- Pendant toute la marche à pleine pression, on doit P 0
vaincre la pression atmosphérique p"^; après quoi l'air s'échappe du cylindre, et retombe brusquement à cette pression p\, en prenant une température i'\.
Nous savons (3) que le travail de la pleine pression est le produit de la pression effective p*^ — p'\ par le volume engendré. Celui-ci est d'ailleurs le volume total du cylindre, dans lequel nous continuons à supposer que se trouve exactement renfermé le kilogramme d'air. Le second facteur sera donc le volume spécifique, ce qui donne :
T. = ^ (/. - rt = R-'. (. - ^) = m'. (. - i).
Pour connaître la température finale t"^ de l'échappement à travail incomplet, nous possédons l'équation de la page 429, qui devient, avec les notations actuelles •
îji == 1 |. ^ - * i, t'o k k pj
ou, en effectuant:
352 — Les valeurs successives de ce rapport de températures absolues se trouvent consignées dans la deuxième colonne du tableau suivant (*) :
(*) Pernolet. LAir comprimé cl ses applicalionsy p. 61.