‹ Cours de machinesChapitre 77 sur 77 · AUTO- MATIQUE · texte numérisé non relu

AUTO- MATIQUE

COXDEK- SAHOX

Coussinets de l'irbre prineipil. . .

Piston et sa tige

Bouton de manivelle

Grossette et son tourillon. . .

Tiroir et sa lige

Collier (i*excentrique . . . . , Coulisse et excentriques. . . .

Pomoe à air

Nombre proportionnel à la oerte totale

Rapport réel de la perte au,

travail développé

Nombre de tours par minute.

Goefticient ( à vide

de froUeneit ( en pleine charge.

On sera frappé de Pimportance du frottement des tourillons. Il serait peut-être possible d'y apporter quelque atténuation en employant le procédé Girard (*). On remarquera également, pour la machine straight-line l'énorme différence qui se manifeste, suivant que le tiroir est ou non équilibré; circonstance essentielle au point de vue de la commande par le régulateur. Le frottement du

(*) Procédé Girard. Voyez plus loin n* 925. — Piston liquide sans frottement. !>' Mondei, t. XVHI, p. 166, 260.

piston et de sa tige a aussi une grande importance. Les garnitures ne doivent pas être trop serrées. Si avec le temps un serrage très prononcé leur devient nécessaire pour conserver Tétanchéité, il convient plutôt de les renouveler.

On recommande souvent de ne gi*aisser que dans la mesure strictement nécessaire (*), au point de vue de l'économie, en même temps que pour ne pas encombrer d'huile le condenseur, et comme conséquence la chaudière. M. Thurston est au contraire d'avis (*) de lubrifier avec profusion, sauf à reprendre l'excès de l'huile (') et à l'épurer (*). On voit dans le tableau précédent qu'un dixième au moins du travail produit se trouve perdu par le frottement. Les perfectionnements de la construction et du graissage sont donc de nature à exercer la plus utile influence.

920 — La lubrification est particulièrement nécessaire pour prévenir les grippements et arc-boutements. On sait que ce phénomène singulier résulte de certaines dispositions relatives des surfaces en contact, eu égard à la valeur de Tangle de frottement (*). Or ce dernier, dont la tangente trigonométrique constitue précisément le coefficient de frottement, peut, en l'absence du lubrifiant, augmenter au point de faire rentrer dans les conditions de l'arc-boutement des contacts pour lesquels on était fondé à se croire à l'abri.

Pour ce motif notamment, il est très nécessaire de calculer rétendue des surfaces d'appui de façon que la répartition par

(^) Seguela. Portefeuille économique des machines. 3* série, t. XV, p. 12. — Bienaymé. Les machines marines, p. 374.

(*) Thurston. Le graissage des machines et les lubrifiants. Traduction Jarry, 1885, in-16.

(') Danger. Appareil pour la récupération des huiles de graissage. Génie civil, t. XV, p. 308. — Bariquand. Uachincs à extraire l'huile des copeaux. Revue industrielle, i" novembre 1800.

{*) Épurateur Ducrétct {Bulletin de la Société d" Encouragement^ 1889, p. 84. -~ Hevue industrielle^ avril 1888. — Journal des usines à gaz, 5 mai 1880. — Industrie moderne, 25 décembre 1887, p. 277]. — Appareil Koellner pour la purification des huiles. Portefeuille économique des machines, 3* série, t. XlII, p. 78. — Filtration des huiles, appareil Michicls. La Nature, 11 octobre 1884, p. 208. — Filtre Hamelle. — Robertson's oil Aller. The Engineering and mining Journal, \" novembre 1800, p. 511.

(>) Haton do la Goupiiliére. Traité des mécanismes, p. 376.

millimètre carré de la pression totale transmise ne soit pas suffisante pour déterminer Y expulsion des enduits.

Le graissage se recommande enfin au point de vue de la conservation de la machine. L'usure détériore les pièces, nécessite des rattrapages de jeUf et finit par mettre le matériel hors de service (*). Elle est, pour certaines pièces, à peu près indépendante de la pression de la vapeur, et fonction seulement du poids des organes. Pour d'autres au contraire, comme dans les tiroirs, elle croit rapidement avec la tension.

PBOFRIËTÉS BES LUBRIFIANTS

92 f — Les lubrifiants par excellence sont les corps gras (*). Le suif et les graisses pâteuses sont quelquefois employés dans les machines, et jouent le principal rôle pour les véhicules de chemin de fer. Mais on emploie de préférence dans les ateliers et dans la

(^] On attache depuis quelque temps beaucoup d'importance & la fabrication des pièces interchangeables. Plusieurs constinicteurs s*appliquent à étudier un type de machines avec un très grand soin, de manière à rétablir sur des bases fixes pour en graduer l'échelle et pouvoir fournir diverses puissances dynamiques. Ils reproduiscut alors en grand nombre les divei^^s pièces que désignent des numéros d'ordre, et il suffit, quand l'acheteur se trouve dans des contrées lointaines, ou dépourvues de moyens de réparation, de réclamer par correspondance une pièce neuve d'après son numéro, pour que celle-ci vienne prendre sa place dans le moteur, en se substituant à celle qu'il y a lieu de rebuter.

(') Ou peut cependant mentionner en dehors de cette catégorie quelques cas particuliers.

Le mêlai blanc, ou anti friction^ est très doux, et permet d'établir des contacts à vif sans enduit. Sa composition, un peu variable, oscille autour de la suivante:

Plomb 80

Étain 12

Antimoine • g

On a introduit avec quelque succès la poudre de talc impalpable dans les Irevteé Miller pour la garniture des siuffing-box (Bienaymé. Machines marines, p. 374. — Ledieu. nouvelles machines marines, t. II, p. 207).

On peut citer pour mémoire le remplacement du glissement par le roulement dans les paliers à boules indépendantes (Richard. Revue industrielle, 20 avril i900, p. 108).

GRAISSAGE. Ml

marine les lubrifiants liquides, c*est-à-dire l'huile, et quelquefois la glycérine.

On distingue les huiles d'origine organique et les huiles minérales (*).

Les premières sont empruntées au règne animal, comme l'huile de baleine, ou au règne végétal : huiles d'olive, de lin, de colza (•).

L'emploi des huiles minérales est relativement récentf); mais il s*est répandu avec une grande rapidité. Ces matières présentent une composition plus fixe. Elles ne se résinifient pas. Elles sont par elles-mêmes neutres, et n'attaquent pas les métaux, comme le font quelquefois les huiles organiques par leur décomposition naturelle ou provoquée, avec formation d'acides gras. Elles gèlent

(') Aabestoltne, caucastnct déodoroline, dynamtne, netUralitie, petréoltney pétroiéine, piméUine^ valvoline^ viueline^ etc.

Huiles Akdré, IIamille, Lbrot, Ragosine, etc.

(*J D'œillettc, d'arachides, de coton, de résine.

(') De l'utilisation des huiles minérales pour le graissage [Porle feuille économique des machines, 5* série, t. XUI, p. i06. — Général Petrolf. Étude sur le frottement et le graissage par l'emploi des huiles minérales. Revue générale des chemins de fer, mai 1888, p. 280. — Essais de la Compagnie de l'Est sur l'emploi des huiles minérales [Ibidem, octobre 1885. — Génie civil, t. XVI, p. 439, 455). — Ortolan. Sur les huiles minérales employées pour le graissage des machines, 1881. — Bclleroche. Emploi des hydrocarbures comme lubrilianis [Revue industrielle, 25 juillet 12^83, p. 298. — Revue universelle des mines et de la métallurgie, 2* série, t. XHI , p. 2i5).— Gérardin. Recherches nouvelles sur V essai des huiles et le graissage, in-8*, Baudry. — Seguela. Note sur le graissage (Portefeuille économique des machines, t. XIV, p. 140, 162, 186; XV, 7, 52. — Salomon. Ibidem, 3* série, t. XV, p. 113,156. — Revue générale des chemins de fer, 1881, p. 120; avril 1881, p. 216; juillet 1885, p. 34; octobre 1885. p. 224; 1887, p. 387). — Gibon. Comptes rendus mensuels des séances de la Société de C industrie minérale de Saint-É tienne. 1880, p. 131. — Ârmengaud. Publication industrielle, t. XXVI, p. 529; XXX, 545. — Annales industrielles, 1" décembre 1889. p. 700. — Revue industrielle, 7 juillet 1880, p. 209. — Moniteur industriel, 16 septembre 1886, p. 296. — Génie civil, t. XVI, p. 439. — Technologie, janvier-février 1883. — Le Technologiste, mai 1881, p. 700. — Portefeuille économique des machines, déc. 1878, mai 1881, juillet 1884, février et mai 1887.

Friction and lubrification. American Association for advanccment of Science, août 1878. — Veitch Wilson. On lubrification. Association ofEmployers of thc tnechu" nical Trades ofGreat Brilain,Zi mars 1883, p. 31. — Therailway Engineer. août 1890, p« 203. — The rail road and engineering Journal, 19 mars 1882, p. 164; janvier 1890, p. 32. — Industries, 6 août 1886, p. 139. — American machinist, 30 octobre 1890, p. 10. — Scientific American Supplément, 18 août 1883, p. 6354; 24 janvier 1885,

Heusinger von Waldegg. Handbuch fur specielle Eisenlahn Technik. t. Ifl, p. 555.

5i«- MACHINES A VAPEUR.

moins facilement. Elles ont moins de tendance à la formation du cambouis. Tout au contraire les huiles minérales délayent ce pro-

Fig. S>58. — Friclomèlro Deprez-Napoli (élévation antérieure).

duit, et procèdent en quelque sorte à une lessive générale des machines dans lesquelles on vient à les substituer aux huiles organiques. Avec elles, il est plus facile d'éviter les dépôts pour les condenseurs à surfaces. Elles exposent moins facilement à la for-

GRÀlSSAfiË. BU

malion dans les chaudières de savons gras pulvérulents, qui sont la source de graves dangers (').

Fig. SSH. - Frklomëtro Deprei-ICipoli (4l«Talion liUnlc).

Les huiles minérales gèlent, suivant leur degré de fluidité, entre

(') Circonsunce qui ne doit pai élre eonrondoe itm le din^r de lurchonffe spécitle signilé p»r H. Hirscb. pour les suifices mûulliques enduites d'huile minénle qui les «npSche d'être mauill^s par l'eau [i4NRab« du Cantervaloire, !• térie, t. 1). Koui reTlendrons en détail sur ce* deui point* doni la tliiorie des générateurs.

Mi UAGIUNES A VAPEUR.

0 et —.12 degrés; Elles émellenl des fumées dans une élendue variable de l'échelle therraoméirique. vei-s 200 degrés, et cnlrenl en ébullilion aux environs de 500 degrés. Le point de fusion des suifs se place entre 35 et 60 degrés.

La densité à la température de 15 degrés est de 0,9i7 pour l'huile de lin; 0,915 pour celle de colza; et en ce qui concerne les huiles minérales : 0,915 à 0,910 pour les huiles lourdes destinées au graissage des cylindres et des tiroirs; 0,907 à 0,905 pour des produits plus fluides employés dans les mécanismes; 0,898 à 0,895 pour les broches de filature et les métiers de tissage.

982 — Plusieurs Compagnies industrielles ont établi un service spécial afleclé à l'essai '"' **'(rJ'Je",'C=i!^.r""^'"" el ^ la vérification des échantil-

lons qui leur sont présentés par le commerce des huiles. On procède dans ces laboratoires à des opérations chimiques, physiques ou mécaniques.

On a construit à cet effet divers types de machine» à essayer /« huiles, ou frictométres. Sans pouvoir m'arrèter ici à cet objet, qui est accessoire pour notre étude, je citerai du moins (') l'sppa-

(■) Je inenlionnerai encore les rrictométrcs suivants : Aspiiou. Hevtu itututlrvUt, 13 dèeciiibre 1886. p. 513. — Babubi. lionièlre [Ginit civil, t. XVE, p. *65. — PorlefeuitU éeuiiomique det maehinei, 3* série, t. XT, p. 306. — Chronique induilriellt' 0 insi 1880, p. 218. — Proceediiigi af btttiluUon of mechanical Engineer; nom"bre 1883, p. 032). — Hj.icmer. — IIodosok. GànU civil, 1. VIT. p. 242. — rww» " Stipfeb. ibidem. — Kleib et StiiiïiLiir. Ibidem. — Lkiiead. Portefeuille économique de> maçhinei, 3* série, t. IX. p. 02. — Uic Niusht. Ibidem, t. XV, p. Ht. — Pc" '< Fi*(u.. ibidem, t. XV, p. 118. — Pillm. — Ruetu. GiaU ciotMgST, p. SSI.

reil Deprcz et Napoli (*) (fig. 558, 559), et celui du professeur Thurston (*) (fig. 560).

RÉPARTITION DES LVRRIFIANTS

923 — Pour répartir le corps gras sur les surfaces frottantes, on dispose de différents moyens.

On peut d'abord faire intervenir la pesanteur, en versant Thuilc au point le plus haut, d'où elle redescend par la gi*avité. On facilite au besoin sa dispersion au moyen de sillons gravés en creux, tels que la patie <f araignée du palier graisseur (fig. 561), que l'on pratique à l'intérieur du coussinet supérieur suivant deux arcs d'hélice, de manière que le liquide traverse chacune des génératrices en quelque point, à partir duquel la rotation l'étalé sur toute une circonférence.

En opérant d'une manière inverse, on a recours au relèvement. Un bain d'huile séjourne au point le plus bas, et l'on y puise au moyen de releveurs, tels qu'un disque monté sur l'arbre tournant. Sa périphérie plonge dans le fluide par la partie inférieure, qui devient immédiatement la plus haute en vertu de la rotation. L'huile coule de là sur le noyau de l'arbre.

On a eu également recours, dans le même ordre d'idées, ù un rouleau de liège appelé grenouille, qui tend à surnager, sans pouvoir émerger tout à fait, attendu qu'il vient buter sous la surface de l'arbre. Le mouvement de ce dernier détermine par contact celui du flotteur mouillé d'huile, qui en imprègne toute la surface métallique.

On emploie de môme des lécheursi^), sorte de pinceaux imbibés d'huile, contre lesquels les pièces mobiles viennent à chaque course se recouvrir de lubrifiant.

(i; Bulletin de la Société d'Encouragement. 1876. — Génie civil, t. XVI, p. 430. {*) Ibidem, t. VU, p, 242. — Stevens. Inttitule of lechnology. (') Ledieu. NouveUes machina marines, t. H, p« 526.

518 MACHINES A VAPEUII.

9!&4 — On fait intervenir le refoulement lorsque, le corps gi'as ayant élé versé dans un récipient, la vapeur y est admise pour faire pénétrer ce liquide à l'intérieur d'une enceinte fermée.

La condensation de la vapeur est aussi mise en œuTre pour le mâme objet. On fait passer ce fluide dans un serpentin qui le refroidit sous forme d'eau liquide, dont la pression hydrostatique.

s'adjoignant à celle de la vapeur, agit sur l'huile, la déplace el l'engage dans les organes.

La force centrifuge est utilisée pour le graissage des poulies folles ('). On emploie à cet elTet une graisse semi-fluide, sur laquelle cette influence agit directement, ou par l'intermédiaire d'un piston assez lourd.

La capillarité est employée depuis longtemps sous la forme de

(') Graisseur* pour poulies folles : Ciidwjl. Portefeuille économique dt* machàei. 1881. p. 1H0. — IIeiuiimi et Dvcoïkinc. Collection dt dupoeitifi deitinéi à empêcher h' accidentt de meckinei, llulhouse, (>' in-J*, p. 0. — Kncu. — Leneikt. — Liniam>>' Ibidem, p. 10. — UicHiri et LciïBTaE. — Uillet. — PiFFum. — SxuaiL, etc.

mèches de coton, qui font monter l'huile d'un bain inférieur jusqu'au point à lubrifier. Ce procédé est assez défectueux. On lui

Fig. SEi. — Graisseur i rotins. Palier (coupe et élévation).

préfère le rotin, ou jonc perméable de V Inde ('), à travers les fibres duquel s'opère une ascension régulière du liquide. De petits bouts

de ce rotin sont implantés dans le godet, qu'ils' traversent de manière à venir au contact de l'arbre, tandis que leurs extrémités inférieures restent plongées dans le liquide (fig. 56'2, 563).

(') GraiaMge par rotins. Revue indiutrielU, j3 novcinbre 1884, p. 4SÎ.

925 — Aucun principe ne saurait être plus efficace que l'immersion pure et simple dans un bain statique. On voit par exemple, dans les machines horizontales, de larges patins carrés, destinés à supporter la crosse d'une lourde tige de piston, glisser au sein de l'huile qui remplit une baignoire large et peu profonde. De môme les pivots et les crapaudinos des turbines noyées sont immergés sous une cloche, que l'on remplit d'huile au moyen d'un tube hydrostatique plus élevé que le niveau du bief inférieur, en vertu du principe des vases communicants ('). Citons encore la tige à fourreau de Penn, au fond de laquelle l'articulation de la bielle baigne dans le corps gras(*), la pompe Fixary('), la machine Westinghouse(*), etc.

Girard a introduit un principe nouveau ('), dont l'efficacité est remarquable, et qui a été depuis imité par divers constructeurs ("). On injecte à l'nide d'une pression suffisante un courant dynamique d'huile, ou même d'eau additionnée de glycérine pour prévenir la gelée. Le liquide s'échappe entre les surfaces frottantes, en les écartant par sa pression d'une quantité pour ainsi dire inappréciable, mais capable cependant de détruire l'adhérence. Les métaux ne sont plus alors à proprement parler en contact; et le glissement n'est plus celui d'un solide sur un autre, mais d'un métal sur une couche liquide. Son coefficient se trouve par là réduit à une valeur absolument minime.

926 — On obtient d'excellents résultats en graissant dans la vapeur ("). On verse alors le lubrifiant par petits jets, ou goutte à goutte, sur le trajet du fluide moteur. L'huile se trouve finement divisée, et portée par la vapeur elle-même dans toutes les parties

(«) Voy. t. I, p. 282.

(») Voy. n- 570.

P) Voy. t. I, p. 888.

(♦) Voy. n* 858.

(*) L. D. Girard. Projet de palier glissant appliqué au porte-hélice d'une frégate de mille chevaux^ autographic, in-4*. — Barre. Système Girard. Géuie civile t. XV, p. 506. — Haton de la Goupillière. Revue des Cours scientifiques t 1867, p. 385.

(^) Coussinet hydraulique de Shaw, etc.

(') Asselin. Mémoires de la Société des Ingénieurs civils, 19 juillet 4878. — Annales industrielles, 28 juillet 1878. — Génie civil, 15 juillet 18^3, p. 440.

OÙ pénètre celle-ci. Le graissage est alors excellent ; mais la quantité de corps gras entrainée au condenseur se trouve augmentée.

Lorsque, par quelque négligence dans le service du graissage, des pièces viennent à chauffer, on commence par les arroser avec une petite quantité d*eau, pour ne pas déterminer un changement trop brusque de température; puis on en verse davantage jusqu'à complet rafraîchissement. Il est bon à cet effet de ménager à l'avance des robinets au-dessus des parties les plus menacées, ou de disposer de lances d'eau sous pression.

M. Raffard a proposé, en vue de cette circonstance, d'adapter sur les points dangereux une lentille en métal fusible, destinée à couler en cas d'échauffement, en déterminant ainsi la mise en train d'une sonnerie électrique avertisseuse.

exeiiifi.es de graisseurs

BltH — Burellc. — L'instrument le plus élémentaire est la burette à main. Le mécanicien s'en sert pour verser, au moment opportun, quelques gouttes d'huile dans un petit orifice qui conduit aux parties à graisser (').

On a proposé pour le service de nuit, ou pour les recoins obscurs, une burette sur le bec de laquelle est implantée une petite lampe, afin de laisser libre l'usage de la main gauche en la dispensant de tenir cette lumière.

Pour éviter aux hommes de se glisser dans des régions dangereuses au milieu d*organes en mouvement, on met à leur disposition une perche, à l'extrémité de laquelle est adaptée la burette. Une brochette transversale sert à en soulever le couvercle.

Mais un moyen à la fois plus sûr et plus commode consiste dans l'emploi de tubes pour graisser à distance. D'une caisse centrale pleine d'huile part un tuyau principal, sur lequel s'embranchent des

(*) Seringue d'Indret (Bienaymé. Machinée mcurineê, p. 374. — Portefeuille économique dee machinesy 5* série, t. XV, p. 7).

MÂGIUNES À VAPEUR.

conduits plus étroits. A rextréinité de chacun d*eux se trouve une petite boite à soupape, munie d'une tige taraudée à l*aide de laquelle on règle récoulement. Le liquide tombe ainsi goutte à goutte dans un petit entonnoir, ou bien il est recueilli par des lécheurs.

9Î88 — Godet graisseur à la main. — Pour faire pénétrer le corps gras dans une enceinte où s'exerce une pression supérieure

Fig. 565. — Graisseur à la main (élévation).

Fig. 566. — Graisseur Thiébaut.

(Coupe méridienne).

à celle de l'atmosphère, on est obligé de constituer un sas, que Ton met successivement, par un jeu de robinets, en communication avec l'extérieur et l'intérieur (fig. 564).

On verse l'huile à l'aide du godet A et du robinet a dans la capacité B. Pour graisser en dehors de la présence de la vapeur, on se contente d'ouvrir le robinet b. Mais quand la machine est sous pression, il est nécessaire, après avoir refermé a, d'ouvrir au préalable le robinet c, qui fournit de la vapeur par la conduite C.

91tB — Graisseur discontinu Thiébaut. — L'un des premiers appareils qui aient été employés pour graisser sous pression est celui de Thiébaut (*). L'huile versée dans l'entonnoir A (fig. 565) est admise à Taide du robinet B dans le récipient C, le robinet D étant fermé. Après avoir isolé cette enceinte en tournant B, on ouvre D. Un double passage fournit alors accès à la vapeur au-dessus et audessous du corps gras. Mais comme le premier conduit est le plus large, il s'établit à la fois, en raison de cette facilité et de la pesanteur, un courant ascendant de vapeur et un flux descendant du lubrifiant.

980 — Graisseur continu Mollerup. — On préfère souvent aux appareils discontinus les graisseurs continus ou automatiques.

Dans le système Mollerup et Drevdal ('), un corps de pompe, isolé tout à la fois de l'atmosphère et de la machine à l'aide de deux robinets, se trouve rempli d'un certain volume d'huile, progressivement chassée par la rentrée d'un piston plongeur. Ce mouvement est déterminé avec une lenteur suffisante par une vis sans fin commandée par la machine.

981 — Graisseurs à gouttes visibles Consolin et Bourdon, — M. Consolin (') a imaginé un graisseur continu fort ingénieux, qui opère par gouttes visibles. MM. Edouard Bourdon et Hamelle (*) en ont simplifié le dispositif (') .

(*) Bieoaymé. Le$ machines marines, p. 374. — Ledieu. Nouvelles machines marines, t. H, p. 523. — Seguela. Portefeuille économique des machines, 3* sériCt t. XIV, p. 163.

(') Portefeuille économique des machines, mai 1883, p. 71 ; décembre 1880, p. 100. — Compte rendu mensuel des séances de la Société de ^industrie minérale de Saint" Etienne, 1886, p. 133. — Armcngaud. Publication industrielle, 2* série, t. X, pi. 45. — Scientific American Supplément, 22 novembre 1884, p. 7403.

(') Bienaymé. Machines marines, p. 374. — Ledieu. Nouvelles machines marines, t. 11, p. 510. — Génie civil, t. XVI, p. 451. — Portefeuille économique des machines, 1881, p. 18; 1884, p. 111 ; 1880, p. 168.

{*] Annales industrielles, 1885, t. I, p. 217. — Portefeuille économique des machines, 1884, p. 113; 1880, p. 103, 186. — Armengaud. Publication industrielle, 2* série, t. X, pi. 45. — La meunerie française, 1880, p. 280.

(^) Indépendamment des divers graisseurs qui sont décrits dans ce Cours, je mentionnerai encore les suivants : Axdersom. Engineering, 31 mars 1800, p. 367. — Anschcts. Porte^ feuille économique des machines, 3* série, t. XIY, p. 104. — Aanm. Génie civil, 15 Juillet

33 UACHINES A VAPEUR.

Un cylindre A ffig. 568) est rempli d'huile, que l'on y \erse au

(Vue pcripcclive).

1883, p. 449. — B.II.EI [trou, 8 avril 1881, p. S37. — Porleftuillt imiimni'pu da machi n«, 5'iéric, I.\1V, p. 103. 160, 180). — Biian- netme indiutricUe, 12 noTCmbre 1885, p. 155. — BiBCUT. Seifnlifie AmerîeaH, SS juillet 1885, p. SI. — Bossiini cl Lidut. Portefeuille économique dei maetiiiiei, 3* série, t. \IV, p. HT. — Douillon. Ibidem, p. 166. — BnotoDi toti«ci«i7, t.XVr, p. 450. — BoMïrr. WnrVf.tiZ, t. XVI, p. 452. — CiDiiT (Ibidem, p. 451. — PortefeailU économipie dei mathinet, 1881. p. 89; 1890, p. 8. — Armcngaud. Publication induilrielU, î" série, I, X. pi, 45). — Cucracii.. American machiniit, 3 TËvricr 1883, p. 5. — GtimitiiE {Portefeuille économique de* moekinei. 3' série, t. X[V, p. 180. — GéaU civil, t. XVI, p. 453. — Bulletin de U Sociéli de l'induetrit minerait dt Seinl-Étienue, S* série, I. XI, p. 1141). — Citer. Reiiie unirerielle det minet et de la métallurgie, i" série, I. VI. p. 530. — CoLOinn. Hcviie induêlriette, 38 décembre 1880, p, 515. — Coloudodii?! et Ferbiu. Ledieu. Soavellti machinet marine*, t. II, p. 518. — Covriibaiue et Penelle. Lcdicu- Ibidem, t. II. p. 518. — Oaic. American machiniil. 7 juillet 1883, p. 5; 16 juillet 1884, p. 7. — Citu9Bi [Itevue indutfriellc, 23 an-il 1880, p. 103. — PorlefeuilU économique dt* macIiiiiM, 3- «éric, t. MV, p. 107). — Di Cmtek. Collection de diepoiilift dettinéeà éviter Ut accident! de machioet. Mulhouse 188U, g' in-4-, p. 4 cl 8. — Di u Cam (lig. 566). Porltftuillt économique dtt machinée, 3" série, t. XIV, p. 149. — Cdkixt. Ibidem, t. XIV, p. 102 ; W, 57. — Uajilitille. Ibidtm, 1. XIV, p. 180. — Deghuomt et SiRiDEM. Ibidem, p. 188. — Dobier. Ibidem, p. 164. — DiuitH, RosEjinmi et ^taar. Ibidtm, I. XV, p. 7. — Duiilli et LinEi4ii. Ibidem, t. XIV, p. 147. — Ddsidli.

moyen d'un godet B. Un lubc communiquant avec Je robinet C y descend en D à la partie inférieure. Un second tuyau, en relation avec le robinet E. s'y élève jusqu'en F. Un troisième robinet G permet d'admettre la vapeur de la conduite H dans le tube I, qui se continue en J sous forme de serpentin, et redescend à travers C à la ba<e D du récipient. La vapeur s'y condense au contact de l'atmosphère ; et le liquide, en raison de la pression hydrostatique, vient soulever l'huile, qu'il fait refluer par le tuyau FE à travers le tube de cristal K rempli d'eau. On y voit les gouttes d'huile monter l'une après l'autre pour se réunir à la partie supérieure, où une vis k pointeau L sert à en régler l'écoulement dans le conduit de re- p^^ j^

tour M, qui ramène l'huile au sein de la craiHeiir B-roHie-Bourdon.

^ (Vue penpmtire).

vapeur du tuyau d'amenée, pour procéder

au graissage de ce fluide moteur. On règle l'écoulement à l'aide

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