‹ Cours de magnétisme humain en neuf leçonsChapitre 5 sur 5 · IX“* LEÇON · texte numérisé non relu

IX“* LEÇON

Nous voilà à la fin de notre cours. Le temps ne nous a pas permis de développer le magnétisme humain comme il serait nécessaire, comme j’aurais désiré pouvoir le faire. Je me suis borné à effleurer le sujet, mais je crois pourtant avoir, au moins superficiellement, touché ce qu’il présente déplus intéressant et de plus utile.

Tout imparfait qu’ait été mon travail, soit à cause du manque de temps, soit par suite de mon insuffisance, je crois cependant qu’il devrait vous avoir convaincus que le magnétisme humain

existe réellement et qu’il est une vérité d’uneportée immense; d’autant plus qu’une partie de ce que je vous ai dit a été démontré à l’évidence au moyen d’expériences. Si j’ai, par ce cours succinct, atteint un tel but, je n’ai pas à regretter ma peine ni mon travail. — En attendant, j’ên suis satisfait, — un pas important est fait.

Quant à moi, je ne puis que vous indiquer le chemin qui conduit à la connaissance du vrai, par lequel seulement nous pouvons arriver au bien suprême. C’est à vous de marcher si vous aspirez sérieusement à ce bien qui fait notre bonheur.

Mais le chemin est rude, il est rempli d’épines. Il faut donc s’armer de courage, de force et de persévérance pour y mettre le pied avec profit, pour ne pas l’abandonner avant d’être arrivé au bout. Voilà pourquoi se fait si lentement le progrès dans la science sublime, dans cette science

qui seule nous conduit à la connaissance de nousmêmes —- sommet de tout savoir humain.

Vous trouverez beaucoup d’amateurs, lorsqu’il s’agira de satisfaire leur curiosité par la production d’effets si étranges, si variés et qui présentent un ensemble tellement ravissant, que par une action de peu de minutes, on réussit à guérir ou à soulager quelques maux passagers — mais vous les verrez pour la plupart reculer, si vous leur proposez d’avancer sérieusement sur le chemin ardu.

Celui qui a lutté longtemps pour cette vérité, qui a par ses preuves payé les peines qu’un tel travail lui a coûté, et vaincu victorieusement les obstacles, celui-là seul comprendra la perplexité de ceux qui aimeraient connaître la vérité et produire le bien, mais qui, au premier pas, sont découragés par les entraves qui se présentent à leur vue. Il la comprendra cette perplexité et il se gardera bien de condamner qui

que ce soit. — D’ailleurs, chacun a sa propre vocation et il serait ridicule de prétendre que tout le monde se fasse magnétiseur. Non, cela serait agir en insensé. Mais il me semble pourtant que l’étude du magnétisme humain offre un intérêt si général que j’ose tous vous inviter à y consacrer quelques heures. Il le mérite certes autant et plus que bien d’autres sciences dont tout le monde s’occupe, parce qu’il nous enseigne à éviter de cruelles souffrances, à nous guérir de bien des maladies, à conserver la santé ; tout cela par le moyen le plus simple et en même temps le plus efficace — accessible à toutes les classes, à toutes les intelligences, n’exigeant de nous qu’un peu de bon vouloir.

Je crois vous en avoir assez dit et démontré pour que chacun de ceux qui ont suivi ce cours avec attention, puisse et sache employer cette force précieuse au soulagement de son semblable.

Ainsi la grande vérité fait lentement son chemin, jusqu’au jour où le magnétisme humain, connu et adopté par tous, contribuera par son triomphe final à rendre plus libre et plus heureuse l’entière famille humaine.

Je sais très-bien que vous ne pouvez encore comprendre toute la portée de mes paroles — elles pourraient même faire naître sur vos lèvres un sourire sarcastique, n’importe, je sens un besoin irrésistible de dire la vérité tout entière et je m’y abandonne sans réserve. — Du reste je ne me trouve pas isolé dans mes convictions. Des hommes consciencieux et profondément instruits ont reconnu et attestent que l’action magnétique peut, dans des conditions favorables, sans le concours d’autres remèdes, guérir nonseulement des maladies dites nerveuses, mais qu’elle suffit par elle-même à corriger des humeurs viciées, à dissiper des tumeurs anciennes, à régulariser la circulation du sang et à

produire, ainsi de suite, mille modifications diverses qui, comprises ou non, tendent toujours à rétablir l’équilibre dans l’organisme dérangé et ne restent infructueuses que là où l’un ou l’autre des organes est atteint d’une décomposition partielle ou générale. C’est l’avis des hommes les plus versés dans la pratique du magnétisme humain, et j’ai réussi moi-même dans une foule de cas désespérés à obtenir ces résultats par la simple et exclusive action magnétique. Je n’exagère pas et je pourrais, si on l’exige’ vous présenter des témoins qui ont éprouvé sur eux-mêmes ces admirables effets.

L’étude du magnétisme humain présente donc un intérêt incontestable, et il semble que ceux qui le pratiquent consciencieusement devraient trouver de l’écho dans la société, devraient être appuyés et encouragés, devraient rencontrer quelque participation chez ceux qui étudient et pratiquent l’art de guérir les maladies, devraient

enfin éveiller chez les vrais philanthropes le désir de leur être utiles — mais vous ne rencontrerez rien de tout cela; bien au contraire, de tous les côtés, et presque à Tunanimité, on vous fera une guerre acharnée. — Je m’arrête, je risquerais de devenir amer, et comme l’amertume n’a jamais produit aucun bien, il vaut mieux s’en abstenir.

Il faut faire le bien par amour du bien et non par amour-propre. Voilà le précepte essentiel de notre divin Maître. Suivre son sublime exemple autant que ses forces le lui permettent, est le devoir de tout homme qui tend sérieusement à son propre perfectionnement.

Ce que je vous ai dit de la force curative du magnétisme humain devrait suffire à attirer votre attention sur un agent si puissant et si merveilleux, et vous exciter à en étudier la loi pour en accélérer le plus possible l’emploi le plus sage et le plus utile. Vous en conviendrez.

j’espère. Mais quelle ne sera pas votre surprise lorsque vous pourrez vous convaincre que toute l’utilité qu’offre le magnétisme humain comme moyen suprême dans la guérison de nos maux physiques, est bien peu de chose en comparaison du profit que la connaissance profonde de cette science présente à celui qui sait s’y consacrer avec pureté de cœur, avec un désir ardent de s’approprier le vrai et le bon qu’elle contient.

Vous me croirez sans doute en proie à une imagination exaltée, sans bornes. Mais non, mes chers amis, mes assertions sont vraies; elles sont positives et basées sur la plus scrupuleuse observation des faits. Vous n’avez qu’à avancer d’un pas dans vos recherches, et voilà l’ame qui déploiera ses facultés supérieures à vous cachées jusqu’alors. Les doutes que vous pouviez avoir sur son existence, son origine et sa haute destinée, seront dissipés pour toujours. Un bonheur auparavant inconnu sera le prix de votre travail.

Vous comprendrez mieux les vérités révélées par le Christ et le chemin du véritable progrès vous sera ouvert.

S’il est utile de connaître un remède simple et puissant pour soulager et guérir les maladies du corps, vous admettrez sans peine que la connaissance du vrai qui peut seule nous conduire au bien suprême, bonheur de l’âme, sera chose bien plus utile, mille fois plus précieuse. — Le corps, fruit du temps, se décompose pour retourner à la terre, d’où il est sorti ; l’âme, fille du ciel, y est destinée. Le bien de celle-ci qui est créée pour l’éternité, doit donc nous être bien plus important que le bien du corps qui se détruit par le temps. Aussi la partie du magnétisme humain qui nous enseigne le bien supérieur, présente certes un intérêt plus élevé. — Vous ne pourrez, je crois, le nier.

Etudiez-le donc assidûment en sa. qualité de moyen thérapeutique, en consacrant vos forces

avec un amour désintéressé au soulagement de vos frères souffrants; faites-le avec transport, et au moment où vous ne vous y attendrez pas, vous vous verrez initiés à ce qu’il renferme de meilleur.

Alors, le flambeau de la vérité à la main, vous avancerez hardiment, méprisant la peine et la souffrance, sur le chemin qui conduit tout droit au but élevé de la vie : — c’est là que la paix du cœur vous attend !

Compris ou non, j’ai parlé ouvertement et sans réserve, j’ai parlé avec conviction dans le but seul de vous pousser à la recherche du vrai, de vous exciter à la pratique du bien. J’ai suivi la voix du devoir, sans me soucier ni du jugement ni du fruit de mon travail. — Ce qui est vrai reste inaltérablement vrai et fera, suivant la loi divine, son chemin. Ainsi, le magnétisme humain étant essentiellement vrai triomphera. J’en suis sûr, comme je suis sûr de ma propre existence.

Cela me donne le courage de persévérer.

J’ai jeté la semence — Dieu veuille la fertiliser !

En terminant ainsi ce cours succinct,je désire que les relations formées entre vous et moi n’aient pas à se dissoudre, mais quelles puissent être profitables à tous. .

Examinez toutes choses, et retenez ce qui est bbn.

(ThessalonicienSjV. 2i)

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