LXI® M. — MESURE DE L*1NTENSITÉ DES COURANTS FAIBLES
Manuel opératoire.
1® Le galvanomètre est mis de niveau à l'aide des vis ca- Qtes dont est muni le pied.
2* L'aiguille est soulevée au-dessus des appuis sur lesquels le repose quand on ne se sert pas de Tinslrument; on voit lors le miroir prendre une mobilité extrême. 3* L'échelle est placée en face du galvanomètre, à une di- ;ance de o™, 76 à i™, suivant la puissance de l'appareil opque. La lumière est disposée de champ derrière la fente our obtenir l'effet maximum ; l'image réfléchie doit être elle; si Ton observe par une lunette, il faut en régler le tirage t la position.
4* En faisant tourner légèrement le bouton auquel l'écheeaude soie est attaché, on amène l'image au zéro : si l'on emloie un galvanomètre Thomson, l'aimant directeur permet 'annuler complètement l'action de la terre et d'employer l'apareil dans une position quelconque.
i*qne bobine du shunt, afin que le -^j le -^ ou le ^^ du courant total ft^eree le galvanofbètre?
SoitR la résistance du galvanomètre; nous aurons
RH-a'
**ïwi8tance de la dérivation doit donc être égale à ^, ^ ou ^ de la résis- •*"«« du galvanomètre.
zSo CHAP. XI. — tUCniOTt TOLTAÎQUE ET ÉLBCTROHAGHiTISI]
LXn« HAUPULATION.
MESURE DES RÉSISTANCES ET DES CONDUCTIBILITÉS SPÉCIFIQUES PAR LE PONT DE WHEATSTONE.
Les diagonales du parallélogramme ABCD {/Ig, 94) ( occupées par une pile P et un galvanomètre G, ce dei
marque zéro lorsque les résistances a, b, c et œ répond
ax ==: bdy
l'égalité
<roù
Pour déterminer x, on se donne b et Ton cherche <
valeur de - amène le galvanomètre au zéro : cette vue a
suppose l'emploi d'un pont à fil divisé {^).
(M Journal tit^ P\rsti/uf. Il, p. 5;> et 288 ,1873}; Die Lehre -vom Galvc >on r». ^Vietlomann, I, p. aSo.
LXU* M. — MESURE DES RÉSISTANCES ET DES CONDUCTIRILITÉS. a8l
Mais on peut encore prendre b pour variable, en établissant un rapport fixe entre </ et a : pour appliquer cette méthode, il suffît de disposer d'une boite de résistances montée en forme de pont.
Quand on connaît la résistance R d*un conducteur à une température t, il est facile d'en déduire sa conductibilité spécifique Co àzéro : on a, en effet, pour résistance R© à zéro,
2 étant le coefficient moyen d'augmentation de résistance par degré, et
P __L L(i -t-gp
^' - SRo ~ SR '
L et S étant la longueur et la section du conducteur. On évite la mesure de la section en prenant le poids P de la longueur L d'un fil de densité D ; dans ce cas,
^ L^D(i4-aO ^''- Pîï
L se mesure en centimètres et P en grammes; S est implicitement exprimé en centimètres carrés.
Description.
hdifig. 95 représente le pont de Wheatstone, modifié par M. Forster, tel que le construisent MM. Ëlliolt frères, à Londres, et Ducretet, à Paris : c'est le pont à fil divisé, appelé aussi pont à curseur.
Un fil de maillechort TT', de i°*°*,5 à 2°»"» de diamètre et d'environ I™ de long, est tendu parallèlement à une règle divisée. De larges bandes de cuivre rouge épais font le tour de la planchette de l'appareil et constituent le parallélogramme théorique décrit ci-dessus : les extrémités du fil y sont attachées par des tendeurs à vis butante. Un curseur mobile, à cheval sur la règle, muni d'un index^ divise la longueur TT'
-282 GHaP. XI. — ÉLECTRICITÉ YOLTAÏQUE ET ÉLEGTR0MA6NÉTISHE.
en deux parties Tdei dV qui correspond aux résistances e^ et a de Ist/ig. 89; le galvanomètre G est disposé sur une diagonale, la pile sur l'autre. En B on intercale entre les bandes la résistance type, en C le conducteur dont on cherche la résistance X.
Deux ouvertures extrêmes A etB, fermées en travail courant par des plaques de cuivre de résistance inappréciable, peuvent recevoir des conducteurs de résistance connue, de manière à
Fig. 95.
constituer un prolongement non gradué des deux sections du fil divisé : l'effet de ces conducteurs est d'augmenter la sensibilité de l'appareil pour la mesure des grandes résistances, avec une échelle de graduation limitée.
Il est à remarquer que le pont de Wheatstone n'exige [pas une pile constante, parce que la mesure que l'on réalise est indépendante de l'intensité du courant dans les circuits dérivés. La polarisation de l'élément ne nuit donc pas à l'exactitude du procédé de comparaison. On emploie avantageusement un Daniell monté au sulfate de zinc et de cuivre, ou bien un élément Leclanché.
Le curseur porte habituellement une manette à ressort : le courant n'est fermé qu'au moment où l'on abaisse ce contact sur le fil.
Le galvanomètre G doit être très sensible, mais il joue ici le rôle d'un galvanoscope auquel on demande seulement de déceler l'existence du courant : on emploie souvent le galvanomètre à réflexion de Thomson et quelquefois des électromètres dont les deux paires de quadrants sont reliées avec les