LUI* M. — HBSURB DES RÉSISTANCES ET DES CONDUCTIBILITÉS
Urémités du pont; quand ces deux points sont au même pomtiely rinlensité du courant est nulle dans le pont. M. Wietlisbach a le premier (*) employé le téléphone pour )nstater Tabsence de courant dans le pont; MM. Lorenz et ohlrausch ont généralisé cette méthode et en ont obtenu les leilleurs résultats ('). Il convient de se servir d'un téléphone fils gros et courts : au moment où le circuit est fermé, on itend un choc contre la membrane, et il suffit d'un peu exercice et d'une salle d'expériences bien silencieuse pour épasser même la rigueur d'observation dont est susceptible 5 meilleur électromètre.
Les boîtes de résistances sont aussi d'un excellent usage : n les emploie quand on veut appliquer la seconde méthode, .a pile P (Jig. 96) et le galvanomètre ou l'électromètre E ont encore intercalés dans les diagonales du paralléloramme; en AC et AB sont les résistances dont le rapport est xe; en BD se trouve la résistance à mesurer x\ enfin la réistance type h est disposée entre les points C et D, sous forme 'une boîte graduée en ohms, h^ifig, 97 représente la même
Fig. 96.
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isposition dans laquelle la boîte de résistance est elle-même lontée en forme de pont : on trouve dans le commerce de smblables boites adaptées spécialement à cet usage.
Il est avantageux de placer un interrupteur dans le circuit ^ la pile pour fermer le courant à volonté.
Le rapport des résistances AC et AB peut être pris égal à ^ilé : dans ce cas, x^=ib,\\ n'y a donc qu'à chercher par
i ) Berliner Monatsbericht, 1879, p. 280. ^) Annales de Wiedemann, VII, p. 168 (1879), et XI, p. C56 {1881).
iH^ CHAP. II. — ËLBCTlICITe TOLTAÏQnB ET tUCTlOUfiH&TISB.
tittonnement le nombre el la position des chevilles qu'il faut enlever pour réduire à zéro ta déviation de l'instrumeDlgalvanoscopique.
L'appareil de M. Forsier est assurément plus commode que celui-ci, mais il n'est point susceptible d'une aussi grande ri-
Fig. 97.
^'ueur, car son fonctionnement repose sur l'hypothèse que le fil divisé a une résistance uniforme : or cette hypothèse n'est presque jamais réalisée, car chaque éraillure faite par le curseur et la moindre altération de ce fil exposé à l'air affecleol notablement sa conductibilité; les résistances des bollesson' au contraire strictement égales aux valeurs inscrites.
Les méthodes de mesure appliquées dans cette manipulilion conviennent aussi à la détermination des résistances li' quides, notamment de certaines dissolutions salines : od1<^ renferme dans le rhéostat à liquide {Jig. 98) composé d'un lube de cristal AA' parfaitement cylindrique, soutenu dans l'axe d'une éprouvette MN; le courant arrive par la tige «^1 mobile parle jeu du pignon B el se ferme par la plaque E et le fil EF.
Un vernier permet de mesurer le chemin parcouru daos 1^ liquide entre les points rf et E ; la longueur L et la seclitm 9
LXU' H. — KBSCRB DES itSISTAKCES ET ItES COKDLCTlBIUTtB, sSJ
sont donc connues. Les électrodes doîvenl être du même métal que la base du sel, de manière que les forces étec- [romotrices développées au contact du liquide soient égales et de signe contraire. Cette méthode ne fournit que des résultats approchés, mais on peut s'en contenter dans la plu-
part des cas. M. Kohirauscli a supprimé la principale cause d'erreur du procédé en recourant à des courants alternatifs au lieu de courants continus, il y a avantage à employer toujours des courants faibles.
Manuel opératoire.
Première méthode,
1° La pile étant montée et le galvanomètre installé, on fait P<>sser le courant dans le pont en pressant le boulon du curseur : après quelques tâtonnements, l'opérateur constate que
a86 CHàP. XI. — ÉLECTRICITÉ YOLTàÎQUB et ÉLEGTROlIAGHÉTIglB.
la réduction au zéro est effectuée pour une distance m du curseur à l'extrémité de la règle métrique; soit looo"»" la longueur totale du fil :
looo — m
2« Pour s'affranchir d'un défaut d'homogénéité du fil, on intervertit les résistances en leur faisant échanger leurs positions, et Ton effectue, à partir de la même origine, une nouvelle lecture m', généralement différente de la première:
- looo — m'
xz= b ;
On en déduit
looo -+- (m — m/)
or -^ b
lOOo — (m — m')
En plaçant en A et en B deux résistances quelconques R égales, évaluées en longueur de fil TT', la formule devient
, looo -h (m — m') -H 2R
Deu.riènie méthode.
Le manuel opératoire de cette méthode ne diffère de la précédente qu'en ce que l'expérimentateur, au lieu de faire glisser un curseur le long d'une règle et de mesurer une Ion gueur, a des fiches à déplacer et une somme à supputer. Sur la Jig, 97, ^ ^ 5o H- 200 -h20-h5-i-2-+-i = 278 ohms. Résistance des galvanomètres. — Pour déterminer la résistance d'un galvanomètre, on opère comme ci-dessus, en enlevant ou fixant l'aiguille, et l'on traite le problème comme s'il s'agissait d'un fil ordinaire. Mais il peut arriver qu'on ne dispose dans son laboratoire d'aucun autre galvanomètre sensible que celui dont on veut mesurer la résistance : alors il faut évidemment modifier le procédé. Nous empruntons la solution suivante à l'excellent Traité de Gordon ( *).
( * ) Traité expérimental d* Electricité et de Magnétisme, I, p. 556.
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Le galvanomètre muni de son aiguille est disposé en a? {/téT' 99)» dans la position occupée dans l'expérience précédente par le fil dont on voulait mesurer la résistance; mais, à la place qu'occupe d'habitude le galvanomètre, on met un simple fil dont la continuité est brisée par une clef de contact K. Le pont ayant été rompu, et le courant étant introduit
PârPinterrupteurK' dans le circuit, l'aiguille du galvanomètre ^^viera évidemment; on note l'angle d'écart a, puis on ferme ^^ Pont par la clef K. Généralement la déviation du galvano-
''^^tre varie par le fait même : on dispose alors de - ou de b, jus-
^^'^ ce que le contact en K n'augmente ni ne diminue la dévia- ^*^ïi. Cette méthode très élégante est entièrement calquée sur ^^lles qui ont été appliquées dans cette manipulation.
Résultats.
Quand on se propose de déterminer Cq, on doit chercher
^* sabord la valeur de a, coefficient d'augmentation de la rési-
^^^nce par degré : nous empruntons le Tableau suivant au Traité
4^ Gordon, qui le cite d'après Maxwell. Il faut comprendre par
288 CHAP. XI. — ÉLEGTRIGITfi YOLTAÎQUE ET fiLBCTROHÀGHÉTIglB.
résistance spécifique celle d'un cylindre de o™,oi de long et o"«i,oooi de section. C'est Tinverse de la conductibilité.
Argent écroui
Cuivre
Or
Plomb
Mercure
HO 4-35 pour iooSO*H