CHAP. XIII. — DE LA LUMIÈRE EN GÉITÉEAL
Enfin, on règle le micromètre : son image parfaitement nette doit se placer au-dessus de la bande lumineuse du spectre et parallèlement à sa direction, le zéro à gauche.
Ces conditions préliminaires remplies, on vérifie le parallélisme des bords de la fente et on lui donne la laideur voulue pour Texpérience que Ton se propose d'entreprendre : on se peut formuler à Cet égard de prescription absolue, parce qa'il faut une ouverture beaucoup plus large pour l'étude des parties extrêmes.
Pour Tobservation du spectre moyen, il convient que h fente, vue par la lunette, paraisse large de 6 à 8 dixièmes de millimètre au plus; mais cette largeur doit être réduite de moitié quand on examineles spectres de l'étincelle électrique. On peut du reste faire varier la largeur dans le cours d'une expérience.
Pour dédoubler la raie D, il faut une fente très étroite.
I* L'observateur met le micromètre et l'oculaire au point: c'est un réglage personnel.
2<» Il dispose le brûleur Bunsen devant la fente du collimateur.
Pour éviter le spectre spécial de cette flamme, on en observe les bords en dirigeant l'axe du collimateur tangentieliement au cône lumineux. Il ne faut pas introduire aussitôt dans la flamme les substances à étudier, mais on les en approche pour les y pousser au moment où l'attention est déjà fixée sur le champ spectral. On emploie commodément un support à potence pour porter les fils de platine : on peut aussi les tenir à la main.
3« L'opérateur observe la raie D du sodium et la fait coïncider avec la ioo° division du micromètre divisé en aSo parties.
4° Il introduit dans la flamme le fil de platine qu'il se propose d'employer pour constater qu'il ne produit aucune raie Il le trempe alors dans la solution à analyser et le porte dans la flamme.
D'un premier coup d'œil, on voit dans quelle région naissent les raies : dans une série d'expériences subséquentes, on