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LXXI* M. — ANALYSE SPECTRALE

fixera spécialement son attention sur les diverses régions qui présentent de l'intérêt.

5^ Il ne reste qu'à inscrire sur une échelle dessinée sur papier, dont les divisions correspondent à celles du micromètre, la position des raies observées et à les comparer à un tableau type. Les constructeurs fournissent des échelles gravées, préparées pour cet usage.

Dans les cas incertains, on recourt à la comparaison des spectres par l'emploi du petit prisme de verre dont on recouvre alors la partie supérieure de la fente : la flamme qui donne le spectre type est disposée sur le côté du collimateur, l'autre étant en face de la fente.

Nous trouvons dans l'Ouvrage de M. Lecoq de Boisbaudran une remarque très importante, relativement à la direction du regard dans l'observation du spectre : les raies, surtout celles des extrémités, subissent, lorsqu'elles n'occupentpas le milieu du champ, un changement de position très sensible lorsque l'œil se déplace. On y obvie en approchant l'œil le plus près possible de l'oculaire et en dirigeant le regard de façon à voir, à droite de la raie à observer, autant de divisions micromôtriques qu'à gauche.

Il existe une autre cause d'erreur que nous devons signaler aux physiciens : quand la fente est un peu large et que la source lumineuse est de faible diamètre et très voisine de la fente, on déplace les raies en déplaçant la flamme ; c'est un effet de parallaxe dont il faut être prévenu.

On doit donc se garder de toucher à la source lumineuse après réglage du micromètre.

Constatons enfin que, par un effet d'irradiation, le fil de l'oculaire est peu visible quand il se projette sur des raies très vives; dans le bleu et le violet, on éprouve aussi quelque difficulté à le voir, quelle que soit l'intensité de la lumière. C'est un inconvénient qu'il est impossible de supprimer, mais <lont on peut s'affranchir par une longue expérience et une attention minutieuse.

Résultats.

Les métaux que l'analyse spectrale peut déceler facilement ^ont les suivants : le sodium, le potassium, le rubidium, le

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cœsium, le lithium, le strontium, le baryum, le calcium, le thallium et Tindium; le magnésium, Terbium, le chrome, le manganèse, le cuivre, le zinc et l'argent peuvent être distingués dans rétincelle électrique, mais avec de grandes difficultés.

Le sodium donne une raie jaune qu'on peut dédoubler; on la place toujours au point loo du micromètre.

Le potassium fait naître dans la flamme du gaz deux raies principales. Tune rouge, Tautre violette.

Le rubidium y produit deux raies rouges et deux raies violettes ; le cœsium, deux raies bleues ; le lithium, une raie orangée et une raie jaune très faible; le strontium, quatre raies rouges, une jaune et une bleue; le baryum, une dizaine de raies et de bandes entre le rouge et le bleu ; le calcium, des bandes orangées et jaunes et une raie verte; le thallium, une seule raie verte très brillante; enfin Tindium, une raie bleue et une raie violette.

Pour une observation très nette, il suffît des quantités suivantes des divers métaux (Grandeau) :

mgr

Sodium o ,oooooo3

Lithium o ,0000009

Calcium 0,00001

Cœsium o ,oooo5

Strontium 0,00006

Thallium o ,00002

Rubidium o ,0002

Potassium o ,001

Baryum 0,001

La sensibilité du procédé analytique est donc inégale.

Les indications spécifiques qui précèdent sont assurément fort utiles, mais elles ne sont pas assez précises, car elles n'indiquent la position des raies que par leur couleur; il faut nécessairement mettre à la disposition de l'opérateur une Carte spectrale qui lui permette de reconnaître et de distinguer avec une certitude absolue, les raies caractéristiques des dii^ers métaux. Or, nous Pavons déjà dit, par suite de la dispersion variable des prismes, le micromètre ne donne pas de re-

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