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MESURE DES ÉPAISSEURS ET DES RAYONS DE COURBURE

PAR LE SPHÉROMÈTRE.

Le sphéromètre sert à mesurer les épaisseurs des lames minces à faces parallèles, ainsi que les rayons de courbure des surfaces cylindriques et sphériques.

Il permet d'évaluer jôVô de millimètre de distance d'une pointe à un plan : l'épaisseur d'une lame posée sur ce plan se

€ CHAP. I. — OPtRATIOnS DE MESUBE.

<)é<luit de cette observation par simple lecture ,- le rayon d'une Bplière s'obtient à l'aide d'un calcul facile.

Appelani, en effet, e ta flècbe d'un segment de sphère ayant pour base lo cercle circonscrit au triangle équilatéral détermhK^ par les trois pieds du sphéromètre, r le rayon de ce cercle et R le rayon inconnu de la sphère, on a

OU blrn, vu exprimant R en fonction de la longueur /des c6tés <Ui Irlungle,

Description.

Le sphéromètre {Jiff- 3) se compose essentiellement d'une vin uiicrométrique dont l'axe doit être rigoureusement normal

uu plan des trois pointes sur lesquelles repose son écrou. Le pan ilo la vis est généralement d'un demi-inillimètre et la tète «Ht illviHéo en 5oo parties égales. La manœuvre se fait par le Ituutou 1>; la règle verticale BC, graduée en demi-millimètres, |>vniiot ilo compter les tours et sert de repère pour évaluer

n*^ M. — MESURE DES ÉPAISSEURS ET DES RATONS. 7

sur Je limbe A les fractions de tour dont la vis s'est avancée dans le sens de son axe.

La lame de glace douce et polie sur laquelle on pose l'instrument est indispensable aux mesures *. elle doit être un plan parfait.

Examen et contrôle de V instrument. — Un examen sommaire de l'instrument permet de juger s'il possède les qualités essentielles d'un bon sphéromètre. On s'assurera d'abord que la vis s'emboîte très exactement dans son écrou en la faisant tourner lentement; ce mouvement doit ^tre doux, sans présenter le moindre jeu. Quelques constructeurs disposent sur l'écrou une petite vis de pression destinée à régler le serrage. Les pointes ne doivent être ni trop fines ni trop aiguës, sinon elles s'émousseraient rapidement et le zéro du plateau A ne correspondrait plus au zéro de la règle BC : il est, du reste, bien rare que cette coïncidence persiste après un certain usage, ce qui a déterminé M. Duboscq à rendre le zéro variable par soulèvement du repère.

Les longueurs r et / sont généralement inscrites par le constructeur sur le trépied : on les vérifie en imprimant la trace des pointes sur un carton que Ton porte à la machine à diviser.

La valeur métrique du pas et sa régularité sont difficiles à contrôler : d'ordinaire, on se contente de l'affirmation du constructeur, sans exagérer la rigueur des mesures absolues qu'on peut effectuer (*).

Il est aisé de s'assurer de la perfection du plan : la méthode optique suivante est d'une délicatesse extrême et d'un emploi facile.

On observe par réflexion sur la surface l'image d'un objet délié, tel que la fente d'un collimateur, à l'aide d'une bonne lunette. Si l'on peut voir l'objet directement et par réflexion, sans être obligé de modifier le tirage, et surtout si l'image est également nette sous toutes les incidences, la surface est

(*) Rappelons toutefois au lecteur les procédés optiques à Taide desquels Biot a mesuré l'épaisseur des lames minces : ils pourraient être appliqués à la Térification du pas de la vis en ses différents points. Voir, à ce sujet, la LXXXUI*' manipulation.

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