CHAP. I. — OPÉRATIONS DE MESURE
plane; perd-elle au contraire de sa netteté, il faut rejeter le plan, ou du moins rechercher quelle portion de la surface satisfait aux conditions de cette épreuve. On marquera de la sorte une zone parfaitement plane, sur laquelle devront s'effectuer toutes les observations.
Manuel opératoire.
I. Mesure des épaisseurs, — i<* Le sphéromètre étant posé sur le plan, on abaisse la vis jusqu'à son contact, et Ton note le nombre de tours et de fractions de tour auxquels correspond celte position initiale : c*est le zéro de l'instrument.
2*» On soulève la vis et Ton glisse sous la pointe la plaque dont on veut mesurer l'épaisseur; puis la vis est ramenée au contact et on lit Tépaisseur par différence.
II. Mesure des rayons de courbure. — i<* La position initiale est notée comme ci-dessus.
20 On porte Tinstrument sur la sphère après avoir relevé la vis, et l'on rétablit le contact. La différence des deux positions de la vis donne la hauteur de la flèche e.
Il y a un tour de main à acquérir dans le maniement du sphéromètre pour l'appréciation du contact. On doit commencer par abaisser l'extrémité de la vis au-dessous du plan des pointes : alors l'instrument mal calé oscille autour de la droite qui passe par deux de ses points d'appui, ou bien il pivote autour de la pointe centrale, double phénomène qu'il s'agit d'apprécier avec une extrême précision en s'aidant des yeux et de l'ouïe. On supprime graduellement tout mouvement et tout bruit en relevant lentement la vis : un moment arrive où le ballottement et la rotation ne sont plus possibles; on peut alors procéder à la lecture. Les commençants feront bien de vérifier que le contact existe encore en faisant redescendre la vis d'une très faible quantité, de manière à reproduire les caractères précédemment observés; de la sorte, ils contrôleront le premier résultat et détermineront en même temps le degré d'approximation qu'on peut atteindre avec un instrument donné. Le meilleur sphéromètre admet une tolérance de j^ à 7^V(j de tour.