‹ Cours de manipulations de physiqueChapitre 25 sur 206 · HYGROMÉTRIE · texte numérisé non relu

HYGROMÉTRIE

Théorie.

L'état hygrométrique d'une atmosphère est défini par le rapport qui existe entre la quantité de vapeur qu'elle contient actuellement et la quantité qu'elle pourrait contenir à la même température si elle était saturée. Une série de tubes desséchants permet de déterminer cette fraction de saturation par une pesée et avec l'aide des Tables de Regnault.Mais la longue durée d'une semblable expérience ne permet pas d'appliquer le procédé de l'hygromètre dit chimique aux observations courantes.

Les hygromètres condenseurs qui nécessitent seulement l'observation du point de rosée sur un corps refroidi convenablement sont d'un emploi bien préférable; ils fournissent toujours des résultats parfaitement exacts entre des mains exercées et n'exigent pas une trop longue manipulation.

Les observatoires météorologiques leur ont substitué, il est \Tai, les psychromètres, qui se prêtent à l'enregistrement automatique ; mais on doit proscrire l'usage de ces instruments dans les laboratoires de Physique, à moins qu'on ne les emploie en fronde : dans ce cas, appelant t et t' les températures des thermomètres sec et mouillé, H la pression atmosphérique, / la force élastique maximum de la vapeur d'eau à t' degrés et a; la force élastique actuelle de la vapeur d'eau de l'atmosphère, on peut appliquer avec sécurité la formule de Doyère

3(i CHAP. II. — OBSBBTXTIOKS FONDÀHENTALES.

Toutefois, le véritable hygromètre des physiciens est l'hygromtMi'o condenseur : il a reçu des formes très diverses depuis que tlliiH'li^s Le Roi t'inventa; Daniell, Dœbereiner, MM. Uesains ri Ito^piault le perfectionnèrent tour à tour. La disposition la plus ^satisfaisante est celle qu'a adoptée en dernier lieu M. Alliiurd, directeur de l'Observatoire du Puy-de-Dôme {').

La forme de l'appareil (fig. 1 1) est celle, qu'avait déjà recommandée M. Desains, d'un prisme droit à base carrée, de o->,o[8 de côié, dont la face plane A est dorée ou argentée et présente le plus brillant poli. Cette face est encadrée dans une iame de même nature qui ne la touche pas.

On verse de l'éther dans le cube par l'entonnoir E : deux tubes CG et DF traversent le couvercle de l'appareil et pénètrent l'un jusqu'au fond, l'autre seulement à la partie supérieure du prisme, de manière qu'un courant d'air lancé par le premier tube agite vivement l'éther et soit évacué par le second. Deux petites fenêtres laissent voir l'air barboter dans le liquide.

Une tubulure centrale permet l'introduction d'un thermomètre l qui, se trouvant placé au miUeu de l'éther, donne exactement la température à laquelle se fait le dépôt de rosée. Un petit thermomètre fronde t', fixé à côté sur un support de laiton, seit à déterminer avec précision la température de l'air dont on veut avoir l'étal hygrométrique.

L'hygromètre de M. Alluard présente le grand avantage de

CJ Journal dt physique, I. VII, p. Sag; 1878.

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