MÉTHODE DU FLACON POUR LES SOLIDES
Théorie.
Le poids du corps P se détermine directement ; son volume s'obtient en évaluant le poids P' de l'eau expulsée d'un flacon à contenance invariable par l'immersion du solide.
Ce procédé est le plus précis de tous, parce que, d'une part, les pesées peuvent être effectuées au demi-milligramme, et que, d'autre part, la méthode se prête facilement à toutes les corrections. Regnault a simplifié l'opération en l'exécutant à zéro. Cette température a le double avantage d'être connue avec certitude et de pouvoir être maintenue pendant un aussi long temps qu'il est nécessaire; l'influence de la poussée de l'air reste donc seule à éliminer.
Si nous représentons par t la température à laquelle le solide a été pesé, par 8 son coefficient de dilatation cubique, par a le poids de l'unité de volume de l'air au moment de l'expérience , si enfin nous adoptons pour poids spécifique de l'eau à zéro la valeur 0,999878, nous pouvons écrire
^=p) 0,999878 pT- (l -H oO «•
44 CHÀP. III. — DENSITÉS.
On a de plus
' ^ 7bo i-t-a^ en appelant/ la tension de la vapeur d'eau dans Tatmosphère.
Description.
Le flacon à densité est en verre mince (fig. i4); il est fermé par un bouchon rodé, creux, capillaire sur une partie de sa
Fig. 14.
Fig. i5.
longueur, terminé à sa partie supérieure par une petite coupe : un repère est tracé au milieu de la partie capillaire. Sa contenance est de 60^'' au plus ; son goulot doit avoir o™, 008 au moins de dîamètre.
M. Boudréaux a conseillé l'emploi d'un vase de verre conique, à tubulure latérale de déversement (/i^. i5), qui permet d'opérer sur de très gros fragments du corps à essayer (*).
Toute balance de précision peut être utilisée, mais on se sert plus avantageusement d'un trébuchet dans les opérations courantes : il sufQt que le flacon puisse prendre place entre les flls qui soutiennent les bassins.
(*) Journal de Physique, t. IV, p. 85.