XX*' M. — DÉTEBMINATION DB LA TEMPÉRATURE DU MAXIMUM
Cette méthode consiste à observer les variations de temérature d'un vase rempli de ce liquide, abandonné à luiaême dans un repos absolu, au milieu d'une enceinte dont la .empérature est égale à zéro. Le refroidissement s'opérant par toute la surface du vase, il se produit d'abord un mouvement des couches les plus froides vers le fond ; ce mouvement, qu'on suit à l'aide de thermomètres étages sur toute la hauteur du vase, s'arrête aussitôt que la température correspondante au maximum s'est établie dans toute la masse; on observe dès ce moment une distribution inverse des températures, le thermomètre le plus froid étant à la partie supérieure de l'eau.
11 s'agit de déterminer la température à laquelle se produit ce changement d'allure dans rexpérience. Or on peut saisir ce point avec une grande précision, attendu qu'il est décelé par l'uniformité de température de toute la masse. En représentant la marche des thermomètres par des courbes dont les abscisses sont les temps et les ordonnées les températures , on constatera que les courbes se coupent en un même point dont l'ordonnée représentera la température du maximum.
Fig. 26.
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Description.
r.i*rf
On emploie une éprouvette fermée
[fig. 26) d'environ o°*,2oo de hauteur, qui
peut être suspendue par des cordons ; quatre
thermomètres traversent la paroi à des '
niveaux différents, et marquent la température de l'eau , telle
qu'elle s'établit dans l'axe du vase. Ces thermomètres doivent
indiquer le dixième de degré (*).
(') L'éprouvette peut être construite au laboratoire même : le perçage du ▼eipe s'effectue sans peine à l'aide d'un foret d'acier trempé au mercure. En bumectant constamment le point attaqué avec une solution saturée de camphre UDg l'essence de térébenthine, l'outil avance rapidement, comme dans du h^îi {Revue industrielle ^ i*' février 1882).
8o OUP. IV. — MLATATIONS.
Hannel opératoire.
I* Le vase ayant été rempli d'eau distillée à 8^ environ, oa l'agite \îvement et l'on s'assure d'abord que les quatre ther-momètres sont rigoureusement d'accord; puis, l'éprouvette étant suspendue dans une salle dont la température est à zéro, on note le temps initial.
2« De cinq en cinq minutes l'opérateur relève les températures; il se gardera de toucher ou de remuer le vase, de crainte d'introduire une perturbation dans le phénomène.
3« Au voisinage de 4* l'observation doit être continue.
4° Le thermomètre supérieur marquant zéro, on chauffe La salle et l'on observe comme précédemment la marche inverse des thermomètres.
5° On trace les quatre courbes à l'échelle de o™, oi par degré sur un papier quadrillé au dixième; les points relevés s'écartent très peu d'une ligne droite entre 5» et 3<»,8, et il est facile d'en dessiner la trace moyenne.
Résultats.
Les courbes (Jlg, 27) devraient se couper au même point; il n'en est pas ainsi en réalité, mais les intersections sont
FifT. 27.
resserrées dans une région peu étendue, comme on le voit sur la figure. On prendra la moyenne des ordonnées des points d'intersection deux à deux : bien que les courbes se rencon-
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•ent sous des angles très aigus, la détermination de l'oronnée moyenne présente une grande précision, par suite de horizontalité des branches de courbe au voisinage de 4°.
Despretz trouva 3<»,98 pour la température du maximum de lensité : or le chiffre le plus probable aujourd'hui est 3^,94.
Voici, d'après M. Volkmann, les volumes et les densités de L'eau distillée, tels qu'on les calcule en faisant la moyenne des meilleures observations. Ce tableau présente une grande utilité pratique.
Volumes et densités de Veau.