GAZ ET VAPEURS
XXVP MANIPULATION.
ÉTUDE DE r/ÉTAT CRITIQUE.
Théorie.
Les dernières expériences de MM. Piclel et Cailleteioni démontré qu'aucun gaz n'est incoercible et véritablement p€^ manent, car,, au-dessous d'une certaine température, appelée |)ar M. Andrews \q point critique, tous les gaz sont des vapeurs liquéfiables; par contre, au-dessus de cette température déterminée pour chacun d'eux, ils résistent aux pressions les plus considéral)les que nous puissions produire.
M. Natterer a dépassé sans succès 2800**™.
La pression et la température pour lesquelles la liquéfaction cesse de se produire sont le plus souvent en dehors des limites d'une expérience de laboratoire; cependant, en comprimanl les gaz acide carbonique et protoxyde d'azote dans l'appareil de M. Cailletet, on peut suivre facilement toutes les particularités du passage de l'état gazeux h l'état liquide, et détermina ainsi exactement la position du point critique dans l'échelle des températures.
Avant que ce point soit atteint, le gaz comprimé à la ietûr pérature constante se liquéfie en diminuant subitement d^ volume, et l'on voit nettement un ménisque concave surmontant le mercure; après l'avoir dépassé, la surface de sépar»"
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lion du liquide et du gai devient indécise, elle perd sa courbure et disparaît entièrement; l'œil ne distingue plusque des stries qui ondoient à travers la masse, comme lorsqu'on m£le des gaz à différentes températures.
En resserrant entre des limites étroites la température à laquelle correspond ce changement d'allure dans le phénomène, on peul déterminer assez exactement le point crilique : tel es! le but de la présente manipulation.
DeBcription.
L'Hppareil de H. Oailletet (Jif^. Sa) est scniblable ii celui de H. Andrews. La pression csl produite par une presse hydrau-
lique à levier qui sert à comprimer de l'eau au-dessus du mercure contenu dans la cuve de fonle B : un piston plongeur