‹ Cours de manipulations de physiqueChapitre 81 sur 206 · XL^ M. — MÉTHODE DU REFROIDISSEMENT · texte numérisé non relu

XL^ M. — MÉTHODE DU REFROIDISSEMENT

main. Au moment où le mercure passe à un trait détermine du thermomètre*, j'appuie sur la poignée, et un point marque SOT le papier du récepteur le moment précis du passage. En même temps un pendule interrupteur compris dans le circuit du télégraphe trace un point chaque seconde : ces points étant distants d'au moins o™,o2o et le déroulement du papier étant assez uniforme, je peux mesurer le ^ de seconde; les mesures s'effectuent à partir de l'origine des traits.

Il suffît que le thermomètre soit gradué de 5<» en 5».

Pour les liquides, on se sert d'un petit flacon de verre à col étroit, de lo*^*^ de capacité environ, dans lequel on introduit toujours le même volume de liquide : les densités remplacent dès lors les poids dans la formule donnée ci-dessus.

l^fig. 55 représente en demi-grandeur le petit vase auquel Regnault donnait la préférence : la partie supérieure du tube est mastiquée dans le bouchon métallique de l'enceinte; le liquide doit affleurer en /w à une température déterminée au commencement de l'expérience.

L'expérience du refroidissement se fait comme àl'ordinaire, sans tenir compte de la rentrée dans le réservoir du liquide froid qui se trouvait précédemment dans la tige : l'erreur occasionnée par cette circonstance paraissait négligeable à Regnault.

C'est à l'essence de térébenthine qu'il convient de comparer les liquides : à i5®, sa chaleur spécifique est égale à o,4i4.

I' Le thermomètre et son étui étant parfaitement nettoyés ^^ desséchés, on enfaitla tare eny adjoignant un poids surnu- "ïiéraire de 2os'.

2* Le corps à essayer est finement pulvérisé et tassé dans ^élui; on complète l'opération en plaçant le couvercle, puis ^D essuie l'extérieur de l'étui et on le reporte sur la balance :

l68 GHÀP. VIII. — CALOBIHÉTRIE.

le poids de la substance s'obtient par dîflférence avec la rigueur de la double pesée.

3*» L'enceinte étant fermée, l'opérateur la plonge dans un bain d'eau à 60°; puis il y fait le vide à plusieurs reprises, en laissant rentrer de l'air desséché sur de la ponce sulfurique, de manière à éviter la présence de la vapeur d'eau. Le thermomètre ayant atteint 5o<», il retire l'enceinte du bain et l'entoure de glace fondante : il observe le thermomètre à l'aide d'une lunette horizontale.

4** Au moment où la colonne de mercure se trouve à 35% il note le temps initial, et marque successivement les instants qui correspondent à 3o<», 25®, 20% i5% io<> et5<». Par soustraction, il est facile de déterminer les temps mis à passer de35» à 2o<», de 3o° à i5<», de 5<» à io<» et de 2o<> à 5<». Pour relier ces résultats, on construiia une courbe en portant les intervalles de temps en abscisse et les températures en ordonnée.

5<> La même série d'opérations est répétée sur la substance choisie comme type.

Résultats.

La méthode du refroidissement présente de grands avantages sous le rapport de la généralité de son application, mais elle ne donne pas de résultats suffisamment concordants pour les solides, et Regnault lui-même dut avouer que tous ses efforts étaient restés sans succès : cependant elle devient beaucoup plus rigoureuse quand on opère sur des liquides.

Pour déterminer /:, on peut employer du fer et du plomb en limaille, dont les capacités calorifiques sont égales à o, ii38 et o,o3i4. Regnault cite les résultats suivants de cette opéra' lion préliminaire.

Temps.

Poids. 20' à 15". 15" à lo'. lo* à &•.

Fer 145^551 4ii" 586*' 1029"

Plomb.... 218^787 • 208" 292" 509"

Il en résulta trois valeurs de k : o, 2643; 0,2811 et 0,267^» î les différences eussent été moindres si Regnault avait obserV^

XLl® M. — CALORIMÈTRE À GLÀGE DE M. BUNSEN. 169

le refroidissement de i5<» en i5% comme je Tai indiqué cidessus.

L'argent en limaille fortement tassé présenta une capacité égale à o,o5666, alors que très peu tassé il dépassait 0,08519. Tous les métaux offrirent des divergences semblables.

Le Tableau suivant renferme les résultats obtenus avec qaelques liquides : k avait été trouvé égal [à o, i45 en opérant sur de Teau et de Tessence de térébenthine.

Densités moyennes. Temps.

1^ ^m ^ wii — ^ Capacité

3o*ài5*. iS'àio*. 10* à 5*. ao*ài5*. i5*àio*. io*ii5*. moyenne.

Suif, de carb. 1,2676 1,2760 1,2823 i65 240 4^8 0,2189

Éther 0,7185 0,7241 0,7297 , 201 294 53o 0,6177

Alcool 0,8072 0,81 13 0,8 i5o 25o 359 639 o,6o5o

Ces chiffres ne sont pas comparables à ceux que donne la méthode des mélanges entre 20** et ioo% mais on doit attribuer l'écart à la différence notable des températures auxquelles s'effectuent ces diverses opérations.

XLP MANIPULATION.

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