A GLACE DE M. BUNSEN
Théorie.
I-e poids de la glace fondue se déduit de la diminution de volume que la fusion lui fait éprouver.
Gn gramme de glace à zéro a un volume de 1*"% 09082, tan-
^s qu'un gramme d'eau ne cube que 1*^,00012 : en admettant
^^ec M. Bunsen que la chaleur latente de fusion de la glace
^^it égale à 80, o3, nous voyons qu'une calorie-gramme absor-
bée pir la glace da calorimètre correspond k une différence
de volume égale à
Désignaat doDC par p le poids du corps introduit dans te oloritnètre el par t sa température, sa chaleur spécifique C sen donnée par la formule
pt dans laquelle c est exprimé en millimètres cubes.
Le calorimètre de Bunsen porte quelquefois une graduation empirique, analogue à celle du calorimètre Favre et Silbe^ mann que nous auronsà décrire dans la manipulation suivante : nous nous contenterons de signaler le fait.
Fig. M.
Description.
L'instrument est représenté fiff. 56 : il est tout en verre. Le lube- laboratoire A contient de l'eau bouillie jusqu'en a; le réseï^ voirB, qui lui est soudé, est rempli, de 1 en p, d'eau purgée d'air que l'OD»
congelée; enfin le bas du réservoir, le tube recourbé C et la douille en fer mastiquée à son extrémité renfermeDl du mercure jusqu'en y- Un tube cilibre S, fixé dans un bouchon, l^t suite à l'appareil et sert it mesurer les variations de volume de la glace fondue. Tout l'appareil est plongé dans la neige (').
Le remplissage du calorimètre se fait, comme pour un thermomètre, en ^^^ renversant l'ouverture C non mume
de sa douille dans de l'eau chaude el en faisant bouiUir un instant celle qui a pénétré dans le réser
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(■) Âimnlri de Chimie et de Pl^ytlque, ^' tène, XXIU, p. 50(1871), tl Àr chiyei de Genève, XL, p. 35.
XL!' M. — GlLOUKfilRE 1 flLACR SB M. BUNSEN. I7I
uand l'instrument est refroidi, on y verse du mercure . ce que le niveau atteigne le point p, puis on soutire n siphon l'eau contenue dans le tube C, et l'on achève er les dernières traces d'humidité au moyen du vide
courant d'air sec.
■former un manchon de glace autour du tuhe A,on emn courant d'alcool refroidi à — 20" dans un mélange de le neige : le réservoir F (/^ç-. 57) renferme l'alcool; le i fer-blanc G et le tuyau ^ servent à produire le mouveu Hquide froid par aspiration. En appelant au contraire
par F, on ramène l'alcool dans le mélange réfrigérant.
Fie- 57.
JIT'
ongélation s'opère subitement, mais après un temps ig. Le manchon doit avoir au moins o™, 010 d'épaisseur; il est formé, on transporte tout l'appareil dans un vase "6 rempli de neige; puis on ilxe la douille D dans un l'on introduit le tube S. On ne larde pas à voir le meravancer dans ce tube et se déverser bientôt à son ex- '., ce qui indique une nouvelle formation de glace; elle lientôt si la neige employée est pure, et le niveau du ■e reste stalionnaire. On l'amène à la division voulue en ant plus ou moins le bouchon dans le tube G. dace généralement au fond du tube A un tampon de entouré d'un fil de platine, pour amortir la chute des !t sauvegarder l'appareil contre les chocs, ube S doit être parfaitement calibré : on mesure le vo-
17a chàp. Tin. — CÀLommÉTUB.
lume d'une division par une pesée au mercure. Dans le calorimètre qui a servi à M. Bunsen, une division valait o™»*,077.
Le calorimètre ainsi préparé peut servir à un grand nombre d'opérations, et il est facile de le conserver pendant plusieurs semaines pourvu que, matin et soir, on entretienne Tenveloppe de neige dans son état primitif et normal. C'est par la partie inférieure que disparaît le manchon de ^lace : cela tient à ce que, l'eau ne dépassant jamais 4-4S le liquide le plus chaud se trouve au fond du tube A ; c'est évidemment une preuve qu'il ne peut se faire aucune perte de chaleur dans cet appareil.
La seule correction que comporte une expérience de calorimétrie est la suivante : le niveau du mercure dans le tube avance ou recule de deux ou trois divisions par heure, alors môme que l'instrument ne fonctionne pas; on évalue ce déplacement par deux observations. Tune antérieure, l'autre consécutive à l'expérience, et l'on en tient compte en l'ajoutant ou la retranchant de l'amplitude totale du mouvement.
A chaque nouvelle expérience il faut enfoncer un peu plus le bouchon, pour ramener le mercure à l'origine de la graduation.
Manuel opératoire.
Le poids p du corps ne doit guère dépasser Ss** à 4^''; le tube reçoit généralement 206' d'eau distillée.
Aucune prescription spéciale ne s'impose à l'opérateur en dehors de celles qui ont été formulées dans les opérations précédentes : il faut employer une petite étuve qui permette de faire tomber directement le corps dans le calorimètre :1^ tube A doit être bouché.
Résultats.
Les chaleurs spécifiques déterminées par le calorimètre à glace sont toujours inférieures de j^ ^rh^ ^ celles qu'on obtient par la méthode des mélanges; cette différence doit être attribuée uniquement à ce que, dans l'appareil de M. Bunsen,
XLII*' M. — CALORIMÈTRE À MERCURE. 178
les capacités sont prises de o^ à loo^ tandis que dans le calorimètre Regnault on opère de i6° à ioo<».
XLII« MANIPULATION