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MESURE DES CHALEURS LATENTES DE VAPORISATION

Théorie.

La quantité de chaleur cédée par un poids P de vapeur, à la température T, se condensant à cette température et se refroidissant de T à 6 degrés, dans un calorimètre de masse M,

dont la température initiale était t^ peut être calculée par la

formule

^ans laquelle œ est la chaleur latente de la vapeur et G la chaleur spécifique du liquide.

Description.

Les premières expériences précises ont été exécutées par J^espreiz, au moyen d'un appareil dont on trouve la description dans les Traités élémentaires de Physique et qui a été reproduit pour les laboratoires d'enseignement; mais les entraînements d'eau ne peuvent être évités dans cet instrument ^t les résultats de l'expérience se trouvent affectés d'une er- ''^«r considérable.

*• Berthelot a fait construire par M. Alvergniat un appa- '"^'^ ïiouveau, tout en verre, dans lequel la vapeur maintenue

sèche est précipitée per descensum dans un- calorimètre bie protégé contre les actions extérieures (').

\^Jig. 6[ représente l'instrument prêt à fonctionner. Di

fiole de verre F de loo" environ est traversée par un tubi quidescendà o"',o4oen dessous et s'ajuste avec un serpenti plongé dans le calorimètre Berthelot. La fiole est chauffée une rampe à gaz circulaire /, recouverte d'une toile mél

(') Jounial/fe Phtiiiue, VI, p. 3;-

XLIIl^ M.. — MESURE DES CHALEURS LATENTES. l85

lique m. Une feuUle de carton c et une lame de bois métallisée n protègent le calorimètre contre le rayonnement de la flamme.

On n'opère que sur 208' ou SoS' de liquide et l'opération ne dure pas plus de quatre minutes; il se produit généralement une élévation de température de 3* à 4° dans Teau du calorimètre, dont le poids est de 8006' environ.

Manuel opératoire.

I* La fiole est tarée à Tavance, remplie de liquide comme on la voit en F; puis on allume la rampe et l'on observe aussil^t, avant que la distillation soit commencée, la marche du thermomètre pendant trois minutes.

2** On note toutes les vingt secondes les températures du calorimètre : il faut que l'on voie le liquide ruisseler en T.

3" On éteint le feu, on enlève la fiole, on la bouche et on ^^ laisse refroidir.

Pendant ce temps on suit encore au thermomètre le refroidissement de l'eau du calorimètre, jusqu'à ce que l'abaissement soit devenu régulier.

4° On pèse la fiole, ce qui donne par différence le poids d'eau condensée.

- Le réchauffement dû à la flamme du gaz est connu par l'observation de la première période; le refroidissement est évalué par les variations de la période consécutive. On en déduit sans peine les pertes ou gains de l'expérience, par la méthode

^e calcul indiquée ci-dessus; il peut y avoir compensation

exacte.

^' Berthelot a trouvé pour la vapeur d'eau

635,2; 687,2 et 636*='»», 2.

*^oyenne : 636«»S2.

^^Snault avait indiqué, entre 0° et 100° : 636«** , 6.

l86 CHÀP. YIU. — CALOBIMÉTBIB.

Voici quelques résullats donnés encore par M. Berthelot :

cal

Acide azotique monohydraté ii5,t

» acétique » ...: 120,8

» » anhydre 66,7

Chloral anhydre 54 ,2

Hydrate de chloral 182, 3

XLV« MANIPULATION

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