MESURE DE LA CHALEUR SPÉCIFIQUE DE L'AIR
Théorie.
Cette expérience, qui est une des plus délicates de RegnaU peut être répétée dans les laboratoires, et elle conduit à c résultats qui sont généralement peu éloignés de ceux de 1 lustre physicien.
P et T étant le poids et la température du gaz soumis à Texi rience, x sa chaleur spécifique, M le poids en eau de tout calorimètre, ^ et 6 les températures initiale et finale de l'ea on a
Les corrections peuvent être effectuées par le procédé Re gnault-Pfaundler, que nous avons appliqué dans les manipu lations précédentes.
Description.
L*air parfaitement sec est renfermé sous une pression d ^atrn ou 3**°* dans un réservoir de volume V, maintenu à uo température constante ^0 dans un bain d*eau : pour calculer
XLV< K. — HBBUBB DE LA CHALEUB SPECIFIQUE DE l'&IB. 187
oids P du gaz dépensé pendant l'expéi-ience, il suffit de conatire les pressions initiale et finale H et h, car on a en effet
Begnault employait une formule empirique fondée sur des expériences préalables, mais on peut se contenter d'appliquer la loi de Mariotte quand on opère sur l'air.
La vitesse d'écoulement ne doit pas dépasser 5'" à ta minute, ce qui correspond à un excès de pression d'au plus
l'ie. 61.
"'iiîod'eau è l'entrée de l'appareil. Il est facile de rendre Mite surcharge constante et uniforme en relevant à la main
^^(fig- 63), à mesure que la pression baisse dans le ré- '^"oir. On compense de la sorte la diminution progressive de «"ilesse du courant par une augmentation convenable de I orifice qui lui donne issue.
« manomètre doit marquer une pression invariable.
"gazest chauffé dans le serpentin BC, qui est formé d'un "^ d'au moins ô"" de long sur o", 008 de diamètre ; on opère
i88 ghàp. yiii. — gàlorimétrie.
généralement au bain d'huile à une température de i5o»;mais, pour éviter l'emploi d'un thermomètre à air, je fais exécuter cette expérience à ioo% dans l'eau bouillante, en tenantcomple toutefois de la pression atmosphérique.
Le calorimètre P est formé d'une série de boîtes en laiton, divisées à l'intérieur par des cloisons en spirale, qui font circuler le gaz à travers la masse d'eau réfrigérante : on s'assure, à l'aide d'un thermomètre, qu'il a exactement à sa .sortie enE la température de l'eau contenue dans l'appareil.
Je ne crois pas devoir insister davantage sur la description d'un appareil classique, qu'on trouve dans tous les Traités de Physique.
Manuel opératoire.
I* Le réservoir étant rempli d'air sec depuis la veille, on note sa température et sa pression au moment de commencer l'expérience.
2° Le calorimètre reçoit un poids connu d'eau : ses constantes ont été mesurées.
3° L'étuve étant à ioo°, on prend au/^ de degré la température du calorimètre et l'on répète cette observation au bout de dix minutes.
4* L'écoulement commence : la main sur le robinet D, un aide maintient la pression constante au manomètre, tandis que l'observateur inscrit de cinq minutes en cinq minutes les températures du calorimètre.
5* L'opération doit durer au moins une demi-heure : au bout de ce temps, on arrête l'écoulement du gaz et l'on continue de relever la température pendant dix minutes; la pression de l'air du réservoir est notée, ainsi que la températuredu bain, qui a dû rester invariable.
Les deux observations antérieure et consécutive permettent d'évaluer la température moyenne et la perte moyenne A< ces périodes, puis de calculer ou de mesurer sur une épur la somme des pertes subies pendant l'opération.
XLTl® M. — COHDUCTIBILITÊ DANS LES CRISTAUX. 189
Résultats.
Chaleurs spécifiques à pression constante
(d'après Regnault).
Air 0,23741
Acide carbonique 0,2169
Oxyde de carbone o,245o
Hydrogène prolocarboné 0,5929
» bicarboné 0,4040
Hydrogène 3 ,4090
XLVP MANIPULATION.