MT
La boussole d'intensité de Gambey, dont on se sert pour ces expériences, se compose d'une caisse ronde de bois AA (/ê'* 68), percée de deux ouvertures diamétralement opposées : wn arc gradué que parcourt l'extrémité de l'aiguille mesure les amplitudes et la manière dont elles décroissent. Le microscope MM sert à compter les oscillations quand elle deviennent très petites.
L'aimant, de o™,ioo à o™,i5o de longueur, est suspendu par
un faisceau de fils de soie de cocon à une tête de torsion et à un treuil T au moyen duquel on peut l'élever ou l'abaisser: on l'engage dans une chape de papier ou mieux encore dans un étrier de cuivre dont la période d'oscillation doit être égale à celle de l'aiguille.
La longueur des fils de cocon sera d'au moins o™,5o de manière à réduire au minimum le moment de torsion da faisceau ; d'autre part, on formera le paquet du minimum de brins en faisant porter à chacun d'eux So»' environ.
Pour empêcher Tenchevêtrement des fils, on les tend d'abord chacun par un poids distinct, après les avoir traités par l'eau de savon bouillante, puis on les assemble en faisceau en les disposant parallèlement les uns à côté des autres : le tout est finalement enduit de suif. Ces fils, ainsi préparés et chargés de leur équipage dans lequel une masse de cnvne remplace l'aimant, mettent un certain temps à prendre leur équilibre définitif; on n'introduit le barreau dans sa mottture qu'après avoir constaté une position stable.
Quand le barreau pèse plus de 5oo&^ on substitue avantageusement aux fils de cocon un fil d'argent ou de laiton de^àf^ de millimètre de diamètre.
l.^ M. — MOMENT MAGNÉTIQUE D*(JN BARREAU AIMANTÉ. 209
Un aimant de la dimension usuelle effectue une oscillation isix ou huit secondes; pour mesurer cette durée on ne peut ddemment se contenter d'une seule observation, mais on en lit une centaine au moins : voici comment on procède le plus ommunément.
Assis en face de la boussole, l'opérateur suit les mouvelents du barreau et, au moment précis de son passage devant in repère tracé sur la cage de verre, il met en marche une îontre à secondes qu'il arrête par exemple au 200® passage; intervalle de temps T relevé au chronomètre, divisé par 200, onne au jj^ de seconde près la valeur de ^ à introduire dans les rmules établies ci-dessus.
Mais il est souverainement fastidieux de compter 200 oscillions de suite; la méthode suivante épargne cet ennui à >bservaleur.
U note d'abord les temps auxquels correspondent six pasges successifs de l'aiguille au repère, et il prend la moyenne îs temps auxquels ont eu lieu le premier et le sixième, le iuxième et le cinquième, le troisième et le quatrième passage ; i calculant la moyenne de ces moyennes, il établit le moment act du passage dé l'aiguille à sa position d'équilibre stable itre le troisième et le quatrième passage : c'est le temps itial de l'expérience. L'opérateur peut s'éloigner dès lors de limant; il lui suffira de répéter la même opération un quart heure après pour déterminer par le même procédé le temps nal : l'expérience aura duré par exemple N secondes. Faisant ors la moyenne du premier et du troisième, du cinquième Ldu sixième passage, et divisant la différence par 4, il déterlinera une durée approchée de l'oscillation au début de l'ob- Brvation. L'intervalle de temps N, pendant lequel l'aimant a scillé, étant divisé par cette durée, donne un nombre qui loitêtre très voisin d'un nombre entier; divisant l'intervalle w le nombre entier, on en déduit t.
Un exemple de calcul qu'on trouvera aux Résultats ne laissera subsister aucune incertitude sur les détails de cette méthode (»).
\ ) ^nUitung zur Bestimmnng der Schwingungsdauer einer Magnetnadel [Cari rrudrich Gauss, Werhe, V B;^nd, p. 87} et s.). La méthode a été un peu simplidée.
W- ~ Manip, I \
CHAP. IX. — MAGIfÉTISME.
Notons qu'un aimant peut osciller plus d'une heure entre les moments où les amplitudes des oscillations sont trop grandes pour se prêter au calcul et trop petites pour qu'on les observe.
Manuel opératoire.
i^ L'aiguille est d'abord convenablement suspendue et rendue bien horizontale; puis on Técarte de quelques degrés de sa position d'équilibre stable (* ).
2^ L'oscillation étant devenue bien régulière, on en détermine, comme il a été dit ci-dessus, la durée t.
3<> La même opération est répétée après avoir chargé l'aiguille des poids supplémentaires ; la durée t des oscillations permet de calculer K et par suite MT.
Résultats.
Dimensions de l'aimant oscillant :
Longueur 1 5o™"
Section 8""» sur 8™°
Poids 738io"S'
i^ Détermination de t :
cos