‹ Cours de mathématiques appliquéesChapitre 26 sur 80 · APPLICATIONS DIVERSES · texte numérisé non relu

APPLICATIONS DIVERSES

iio. Plan d'in appartement.

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E Antichambre.

A Salle à manger D Cuisine.

B Salon.

G Chambre à coucher.

F Cabinet de toilette.

Ce plan se lève au mètre et par cheminement (avec la roulette ou un ruban métrique quelconque).

L'échelle de réduction est de 0m,0075 par mètre. On commence par construire l'échelle du plan comme il est indiqué n° 28. 2e exemple. Chacune des grandes divisions de l'échelle compte pour un mètre, et chacune des petites, entre 0 et 1 . pour un décimètre.

On fait le levé des différentes pièces successivement; nous commencerons par le salon. L'opération est bien simple; on suit en cheminant les traces des cloisons et des murs sur le parquet, et ou relève le contour qu'elles forment avec ses sinuosités aux croisées et autour de la cheminée. MPN est un axe perpendiculaire au mur de façade passant au coin P de la porte du salon. Ayant tracé cet axe, on mesure la distance Pa, puis à partir de a la longueur de la pièce, en notant en chemin la distance ac et la largeur de la porte. On prend sur Taxe une longueur PN égale à la longueur totale mesurée à Péhelle du plan m'5 28 et 30) (comme toutes celles qui vont être rapportées) (*). On mène au point P sur PN une perpendiculaire égale à Pa, puis à partir de a une ligne égale et parallèle à PN, sur laquelle on marque la longueur ac, puis la porte figurée par une interruption. Continuant à cheminer, on mesure le long du mur de façade la longueur du panneau depuis le 'coin jusqu'au point g, puis l'angle g qui n'est pas droit (n° 31) (**); ensuite gg ', g'h', h'h, puis l'angle h, etc., jusqu'au point f. On rapporte ensuite tous ces détails sur le plan comme il est indiqué en commençant par mener une perpendiculaire Na à DN, etc. Ayant construit la ligne g'k' parallèle à Ng, on lui élève en g' et en h' deux perpendiculaires sur lesquelles on marque l'épaisseur du mur (mesurée à l'appui de la croisée ; puis par les extrémités de ces perpendiculaires on mène une parallèle à Ngh qui marque la trace extérieure du mur, dont l'épaisseur totale se trouve ainsi figurée (***). On mesure de même toutes les lignes du point /' au point s sur le mur de gauche, en suivant sur le parquet et sur le

(*) (.'est-à-dire que chaque longut-ur rapportée sur ce plan se compose d'autant de grandes divisions de l'échelle du plan qu'il y a de mètres dans la longueur mesurée sur le parquet, et d'autant de petites divisions qu'il y a de décimètres , etc. Y. d'ailleurs, nos x'8 et 30, la manière de faire usage de l'échelle d'un plan.

("•) Pour mesurer un angle tel que g dont on n6 peut suivre que le relief, on prolonge l'un des côtés N<?, et on mesure l'angle supplémentaire, comme il est indiqué n° 31.

(*"*) Cetfe trace extérieure est prolongée au delà de f; d'après une mesure prise extérieurement a gauche rie la seconde croisée; c'est ainsi qu'on a pu, en traçant une parallèle extérieure à fs, figurer l'épaisseur du mur de cauche

plan d'un appartement. 53

carreau le contour do la cheminée à l'extérieur et à l'intérieur. Puis, élevant une perpendiculaire à hf, on rapporte tous ces détails sur le plan comme on le voit sur notre figure. Enfin, on mesure et on rapporte de même avec les ouvertures des portes le quatrième côté du salon, de s à P.

On passe ensuite dans la chambre à coucher après avoir mesuré à la porte en c l'épaisseur du mur, et marqué celte épaisseur sur deux petites perpendiculaires telles que cd, des deux côtés de la porte. On mène par le point d une ligne égale et parallèle à PN (à partir de v vis-à-vis de a), en laissant la place de la porte. Cela fait, on lève et on rapporte le plan de la chambre 0 et du cabinet F, comme celui du salon, en cheminant sur le parquet le long des cloisons et des murs. (V. la fig.)

Du salon, on passe dans l'antichambre en mesurant en P ou en g l'épaisseur du mur de séparation. Ayant marqué cette épaisseur qq', on mène une parallèle à Sax, sur laquelle on laisse les trois ouvertures de porte. Enfin, on lève et on rapporte successivement le plan de l'antichambre, celui de la salle à manger et celui de la cuisine, exactement comme on a levé ceux du salon et de la chambre.

L'axe MPN, prolongé à l'extrémité au delà de l'entrée M, peut servir à rattacher le plan de l'appartement à un plan plus général. Par exemple, il y a deux ou plusieurs appartements de plein pied, ou bien l'appartement est au rez-de-chaussée, et on veut rattacher son plan à celui des détails extérieurs.

î54. 2e Exemple. Plan d'un jardin (levé cw mètre).

Ce levé a été fait par cheminement et par la méthode des perpendiculaires à l'échelle de 0m, 002 par mètre. On commence par construire l'échelle du plan : 0m,002 par mètre c'est 2 centimètres pour 10 mètres; on marque sur une droite plusieurs longueurs de 2 centimètres chacune avec les numéros 0,10, 20, 30, 40, etc. A gauche du 0, on fera bien de marquer une longueur supplémentaire de 2 centimètres divisée en dix parties égales, qui compteront chacune pour 1 mètre.

On relève d'abord le périmètre intérieur du jardin en cheminant le long des murs ; les angles se déterminent et se rapportent comme il a été indiqué n° 31 (levé au mètre). On rapporte ce contour sur

le plan en mesurant toutes les longueurs à l'échelle (n° 28) ( V. sur la figure ce contour 1 , 2, 3, 4, 5, G, 7, 8) . Puis on trace et on mesure l'axe AB de l'allée principale que l'on rapporte sur le plan après avoir déterminé le point A par ses distances aux points 1 et 8 du contour. On relève de même l'axe MN de la première allée transversale; cet axe est perpendiculaire à l'axe AB au point 0, que l'on détermine par la distance AO. Cet axe construit, on peut vérifier les points M et N où il rencontre le contour principal en mesurant les distances M (1) et N (8), sur le plan et sur le terrain. Du point 0 partent les axes des deux autres allées qui vont aboutir aux sommets ■2 et 7 du contour; on les relève aisément; on peut, pour vérification, mesurer les angles de ces axes avec OB. De G en D il y a encore une allée principale facile à marquer. On mesure et on relève de même les axes de toutes les allées dirigées en lignes droites. Ces axes servent au levé des détails que l'on fait par la méthode des perpendiculaires. Ces perpendiculaires généralement courtes se mènent à l'aide d'un cordeau et de deux piquets, ou tout simplement avec un ruban métrique tenu par deux personnes (*). Nous n'avons pas besoin de nous étendre sur ce levé des détails. Les constructions indiquées sur notre figure indiquent suffisamment au lecteur en quoi elles consistent. On relève chaque droite en relevant deux de ses points ; chaque courbe en projetant un nombre suffisant de ses points sur l'axe le plus voisin et le plus commodément placé. (V. le levé à l'équerre.)

ii5. Levés de plans d'une certaine étendue.

Polygones topographiques. Pour lever un plan d'une certaine étendue, on choisit à l'avance sur le terrain un certain nombre de bases auxquelles on puisse rattacher commodément tous les points et les détails importants. On choisit ordinairement ces bases consécutives et formant un polygone inscrit ou circonscrit au terrain, ou bien plusieurs polygones qui, reliés les uns aux autres, suivent les contours ou embrassent les détails et les points qui doivent être

{*) Le cordeau étant tendu perpendiculairement d'un point à une droite, on peut vérifier sa position comme il suit : on fait un peu tourner le cordeau autour du piquet à droite ou à gauche ; l'extrémité qui touche la droite doit rester en deçà de celle-ci ; si elle passe au delà , c'est que le cordeau était oblique ; on le raccourcit et on rectifie sa direction.

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