‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 2)Chapitre 279 sur 544 · PAR M. ALBARET · texte numérisé non relu

PAR M. ALBARET

baret ne s'est pas contenté de cette première hypothèse : il a publié, dans le tome IV des Annales (année 1 86s], un second mémoire où il apprécie Tinfluence des charges incomplètement réparties. Nous ne pouvons que renvoyer ici à cet important travail. Les résultats sont très significatifs ; les surcharges appliquées à la totalité de la portée ne correspondent pas au plus grand effort subi par la matière, et, pour prévoir les cas les plus défavorables, il faut calculer les valeurs de B en différents points de l'arc pour des surcharges incomplètement réparties. Dans la pratique, on peut supposer ordinairement que ces surcharges incomplètes s'étendent à toute une moitié de la portée. L'emploi des sections variables, loin de conîger les inégalités d'efforts produites par la distribution des charges, peut, dans certains cas, accroître ces inégalités. A ce point de vue, l'uniformité de la section parait une règle assez sage à suivre.

Une fois la section calculée dans l'hypothèse d'une charge complète, on l'augmentera de i5 à 20 p. 100, pour tenir compte de l'influence des charges inégales, sauf à vérifier ensuite, par le calcul et la construction des épures, si la section ainsi amplifiée suffit aux efforts qu'elle peut être appelée à supporter.

Dans un troisième mémoire, qui a paru dans le cahier des Annales de décembre 1 870, M. Albaret a rendu compte des études auxquelles il s'était livré à l'occasion des ponts en arcs surbaissés construits sur la ligne d'Alger à Oran. Les conclusions de ce dernier travail font ressortir la grande influence de la hautear de la section de l'arc sur la rûdeur de la construction, et l'influence non moins considérable de la rigidité des tympans. M. Albaret conseille d'observer les déformations des arcs sous les charges d'épreuve plutôt aux reins qu'à la clef : méthode déjà proposée par M. Darcel. Enfin le mémoire contient une comparaison instructive des arcs en fer avec les arcs en fonte. Contrairement à l'opinion qui dominait il y a une trentaine d'années, M. Albaret n'hésite pas à préférer le fer, qui donne plus de raideur que la fonte, même à poids plus faible.

Ce mémoire contient des formules empiriques qui font connaître le poids propi-e des divers ponts étudiés par l'auteur. Ces for-

i62 SIMPLIFICATION

mules rentrent toutes dans la forme

P étant le poids total du pont en kilogrammes, / la portée en mètres, et A, B, G» D, des coefficients variables suivant les cas. Yoid le résumé de cette partie du travail de M. Albaret :

itl-detMUéê4 met, P= 950/ +700, de 4 k 10 met., P= 120/* + 6502, de iO k 25 met., P= 103/^ + 8202, de 25 k 80 met, P = 0,32/« + 40/* + 2200/,

travées solidaires, de 25 k 80 met, P= 0,30/' + 37/* + 2200/, (/, portée moyenne) \

iu-desMUS de 4 met, P= 540/ + 410, de 4 k 10 met, P = 68/* + 370/, de 10 a 25 met, P=6t/' + 440/, de 25 k 80 met, P = 0,19/> + 37/* + 930/,

travées solidaires, de 25 k 80 met, P=: 0,17/* + 35/* + 930/, (/, portée moyenne).

II. Ponts en arc de | en fer, de 25 k 50 met, P=:33/* + 790/,

de i

cercle, k une voie, | en fonte, idem P = 44/* + 1330/.

Page 1