RÉSISTANCE DES AIGUILLES
Ce tracé doDoe des entretoises très serrées dans le bas de la porte et très écartées dans le haut On ne s'astreint pas, dans \a pratique, à suivre cette répartition.
293. Si le cadre de la porte est garni d*aigailles verticales au liea % d* entretoises horizontales, il faut en outre introduire à différentes hau tenrs, dans le sens horizontal, des pièces capables d'équilibrer la compression due à la réaction mutuelle des deux poteaux busqués. On peut employer à cet effet une série de manchons cylindriques creux, en fonte ou en bronze, ayant pour longueur exacte la distance libre entre deux aiguilles voisines; on les enfile sur une même tige métallique traversant la porte horizontalement, et perçant les aiguilles en divers points de leur axe neutre. Le serrage d'un écrou adapté à cette tige fournit un excellent moyen de donner de la rigidité à tous les assemblages. Ce système introduit pour ainsi dire une sorte de divi'' sion du travail entre les éléments de l'ossature ; les pièces verticales résistent à la poussée de l'eau, et la partagent entre la traverse basse et la traverse haute ; la traverse basse transmet la poussée qu'elle reçoit à la saillie du buse (i) ; la traverse haute la reporte sur le chardonnet et le poteau busqué. Enfin les différents cours de manchons, et les tiges qui les traversent, s'opposent à toute variation de l'écartement des aiguilles et des montants verticaux du cadre : les aiguilles ne travaillent qu'à la flexion, les manchons qu'à la compression. Les entietoises an contraire subissaient à la fois les deux genres d* efforts.
Nous avons traité {% i oà) le problème de la répartition des efforts dans une aiguille verticale soumise sur ses deux faces à la poussée de l'eau ; on admet dans ce calcul que l'aiguille est posée sur ses appuis ; Tencastrement incomplet qui la réunit aux deux traverses,
(*} Ceci semble en contradiction ayec Thypothèse qae nous avons faite en commençanty à BâToIr, qu'il n'y avait pas de pression au contact de la saillie du buse et de la traverse basse. Mats il ne faut pas perdre de vue que cette hypothèse n'a rien de réel. On Ta faite pour se placer tout d'abord dans le cas le pins défavorable. On calcule les dimensions des piècêi d'après cette supposition; la résistance en sera à fortiori assurée, al la porte trouve un nouvel appui.
soulage la pièce et réduit la valeur extrême des moments fléchissants.
La disposition par aiguilles parait plus avantageuse, au point de vue de la raideur, à la disposition par entretoises horizontales, lorsque le vantail a une largeur plus grande que sa hauteur, ce qui aiTive fréquemment pour les écluses à la mer; le rapport de l'épaisseur d'une pièce à sa portée est un des éléments qui influent le plus sur sa rigidité. Si donc la hauteur de la porte est moindre que sa largeur, on pourra, pour une même épaisseur de porte , avoir des pièces plus rigides en les plaçant verticalement qu'en les plaçant horizontalement.
29â. Considérons enfin la porte ABCD dans son enclave, ou pendant ^|«-*5*- sa rotation autour du poteau-touril-
lon. Le poids Q de la porte, diminué, s'il y a lieu, de la poussée que l'eau exerce de bas en haut sur ce système en partie plongé, est équilibré par la réaction verticale de la crapaudine E, laquelle est égale à Q, et par un couple (X,-X) de deux forces hori- '^ zontales, développées en E par la crapaudine, en F par le collier. Les forces X seront donc déterminées par l'équation des moments
Q X GII = X X EF.
On devra s'assurer tout d'abord que la force Q ne menace pas d'écraser le poteau-tourillon ÂD ou la crapaudine E , et que les forces X ne sont capables d'arracher ni la crapaudine, ni le collier, ni les liens qui attachent le collier à la maçonnerie, ni enfin les assises de maçonnerie qui servent à cet amarrage. Le poids de la porte tend en outre à déformer le quadrilatère ABCD , pu faisant descendre le côtéBC, et en faisant varier les angles de la figure. On prévient cette déformation en réunissant les sommets opposés du quadrilatère par des liens diagonaux, savoir, par un bracon, DB, pièce qui travaillera à la compression, ou par une écharne AC, qui aura à résister à Tex-
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