MÉTHODE PRATIQUE DE LA COURBE DES PRESSIONS
MÉTHODE PRATIQUE POUB LA TÊRinCATION DE LA STABILITÉ d'uNE VOUTE DONNÉE, SYMÉTRIQUE ET SYMÉTRIQUEMENT CHARGÉE
317. La surface d*un joint réel est entièrement comprimée lorsque le centre de pression est situé dans le tiers central de Tépaisseur de ce joint. On admet en général que la poussée à la clef et la réaction dans le plan des naissances sont appliquées en des points pris dans le tiers central de l'épaisseur de la voûte aux naissances et à la clef, ce qui revient à supposer que les surfaces de ces joints sont partout comprimées.
Les principales hypothèses que Ton peut faire sans modifier cette
première supposition sont au nombre de quatre et donnent quatre
courbes de pressions à construire :
La première passe par le tiers supérieur du joint à la clef et le
Kg. 273. tiers supérieur du joint des naissances ;
La seconde, par le tiei^s supérieur du joint à la clef et le tiers inférieur du joint des naissances ;
La troisième, par le tiers inférieur du joint à la clef et le tiers supérieur du joint des naissances ; La quatrième, par le tiers inférieur du joiiit à la clef et le tiers inférieur du joint des nûssances ;
Et à chacune de ces hypothèses, qui paraissent également admissibles , correspond une distribution d'efforts qu'on peut déterminer complètement.
Les constructeurs se bornent ordinairement à examiner un seul cas ; ils prennent pour point de passage, dans le joint de la clef, le tiers supérieur de l'épaisseur de la voûte, et pour point de passage dans le joint des naissances , le milieu de ce joint ; le plan des naissances subit alors en tous ses points une compression égale.
318. Nous supposerons qu'on ait adopté cette méthode simplifiée. La voûte proposée est symétrique par rapport à la clef ; elle a un profil déterminé ABCDE. Cette voûte supporte une certaine charge,