ÉPAISSEUR D UN PIED-DROIT
Le second factenr étant toujours positif, il faut que le premier le soit également, te gui donne l'inégalité
Et si Ton fait H inCni, cette inégalité donne pour limite de Tépaisseur X du pied-droit.
Vf
La limite inférieure de l'épaisseur d'une culée ne croit doue pas indéfiniment à mesure que la hauteur augmente.
On peut toujours faire usage de cette inégalité pour déterminer une limite inférieure de l'épaisseur à donner à une culée; mais il faudra appliquer ensuite la méthode de la courbe des pressions pour s'assurer que ia charge de la matière au point  n'excède pas la limite de la résistance des matériaux.
Il est quelquefois nécessaire de s'assurer de la stabilité du pieddroit relativement à la poussée des terres qui agissent sur sa face AD.
Les méthodes exposées à la fin de ce livre permettent de résoudre cette partie du problèuie.
RÈGLES SUIVIB8 PAR M. KLEITZ.
322. M. Kleitz formule ainsi qu'il suit des règles pratiques pour l'étude d'un projet de voûte ;
!• A la clef, le joint ne s'ouvrant généralement pas, bien que la clef tasse au décintrement, on prendra le tiers supérieur du joint pour y faire passer la courbe des pressions ;
2« Aux naissances d'un arc de cercle, ou au joint de rupture incliné à 30*> d'un plein cintre, le joint s'ouvre à l'extérieur. On prendra donc le point de passage de la réaction mutuelle près de Tintrados (c'est l'idée de Dupuit, corrigée d'une manière pratique), savoir :
Au quart du joint pour les petites voûtes;
Au cinquième pour les grandes;
S* Au delà du joint de rupture, M. Kleitz considère la voûte comme
RÈGLES DE M. KLEITZ. «85
faisant partie de la culée ; il en calcule la stabilité comme s'il s'agissait (f un massif monolithique, mais il adopte une autre poussée à la clef pour ce calcul, en abaissant son point de passage à la moitié du joint, et en relevant le plus possible, au contraire, le point de passage sur le joint de rupture; de cette manière, on obtient une valeur évidemment trop grande du moment de renversement;
A* S'il s* agit de deux arches contiguës, M. Kleitz associe la plus grande poussée d'un côté avec la moindre poussée de l'autre, et vice versât de manière à placer la pile dans les conditions les plus défavorables.