‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 2)Chapitre 359 sur 544 · DES TOUTES · texte numérisé non relu

DES TOUTES

^-jdans la défomaâM des pièces élastiques (§ 238). Ici, la loi de la

déformation étant connue, on peut chercher les fonctions que le phé- Domène rend minimum, et on pourrait en trouver une infinité, dont chacune fenût l'objet d'un théorème. Hais poser de prime at)ord, en terrain inconnu, le principe de moindre résistance, c'est invoquer une hypothèse qui ne s'appuie sur aucun fait constaté, mais seulejment sur cette idée vague que « la nature agit toujours par les moyens 'les plus simples et les plus économiques >. Haupertuîs disait avec raison en \lhh : c Nous ne connaissons pas assez quel est le but de c la nature, et nous pouvons nous méprendre sur la quantité que « nous devons regarder comme sa dépense dans la production de c ses effets. » '

H. Dreuets, dans son mémoire inséré en 1865 aux Annales des ponts et chaussées^ est tombé dans l'erreur signalée par Maupertuis. « La nature, dit-il, ne développe les forces moléculaires que dans la mesure nécessaire à l'équilibre. » Ainsi le système de forces qui devndt se réaliser serait toujours celui qui donnerait les moindres réactions» résultat démenti par de nombreux exemples. Dupuit a montré, dans son ouvrage sur les voûtes, la gratuité de cette hypothèse. Les aocieiB philosophes disaient : Natura horret vacuum; à ce principe H. Drouets substitue le suivant : Natura horret inutile^ « L'un n'est pas plus vrai que l'autre. La nature n'a aucune des passions qu'on lui suppose, die est soumise à des lois inflexibles et invariables, et tout ce qui arrive en est une ocmséquence nécessaire.

On ne peut s'empêcher de reconnaître combien il est fadle de

s'égarer dans cette voie où l'on prend pour guide l'imagiaation au lieu du raisonnement Les uns disent : La nature résiste avec la moindre poussée, ce qui donne la presâon la plus grande sur les joints ; les autres disait : La nature résiste avec la moindre pression par centindètre carré. Pourquoi ne pas dire aussi que la nature, qui a le choix des courbes de prestion, réalise celle qui se rapproche le plus de la ligne droite, par l'horreur qu'elle a des voies détournées? » (Dupuit, Tndté de t équilibre des voûtes^ Paris, 1870, chap. Y, p. 132.)

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