BIAISES
On considère ordinairement les déformations de Fintrados des voûtes droites comme s'effectuant par une série de rotations très petites des éléments plans de la douelle autour de parallèles aux génératrices droites du berceau. Dans les voûtes biaises, on peut
admettre de même, faute] d'une meilleure théorie,
que les déformations de l'intrados s'opèrent par rotation des éléments plans de la douelle autour de parallèles aux génératrices rectilignes de l'intrados, parce que ce mode de déformation des sur* faces cylindriques est celui de tous qui fait subir les moindres efforts à la matière (i). Mais ces éléments plans sont des parallélogrammes, dont les petits côtés, primitivement situés dans les plans de tète, décrivent dans la rotation autour du grand c6té des éléments de surface conique. Les tètes, après une semblable déformation, ne sont donc plus contenues dans leurs plans primitifs, et la projection horizontale de la voûte déformée ne coïncide pas rigoureusement avec la projection de la voûte posée sur cintre.
L'intrados, avant la déformation, se projette suivant un parallélogramme ABGD ; AD, BG sont les traces des plans de tête; AB, CD les projections des naissances. Soient E et F les clefs des courbes de tète. Les tassements qui s'opéreront dans la voûte, par rotation autour des génératrices rectilignes ou de droites parallèle à ces génératrices, pourront, par exemple, amener en projection les arcs AE, GF, adjacents aux angles obtus du parallélogramme, dans l'intérieur de cette figure, et les arcs BF, DE, adjacents aux angles aigus, en dehors. €*est à cette tendance latérale* qui s'exarce de dedans en dehors sur les têtes dans la région voisine des angles aigus, qu'on peut donner le nom de poussée au nide (>)•
(1) Cette explication ne doit être acceptée qa'aTCc iterre. Elle est en effet fondée nr rassimllaiiOD^ très peo latisblsante, de la dëfonnatiou de la TOÛla à la défN-matlon de i!lotnidoB, considM comme une sorface élastique.
(2) La poussée au vide des constracteors timores est tente antre cbeee; c'est la ponssée (entièrement flctiTe) de la ToAte réduite à sa section droite. Imaginant que les voûtai biaises sont sollicitées ainsi par des forces obliques aux têtes, ces coDStrocteurs cral* gnent la chute des angles aigus et multiplient les tirants en fer dans cette région poor empêcher une dUJonction qui ne tend pas à se produire.