‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 2)Chapitre 394 sur 544 · VOUTES D'ARÊTE · texte numérisé non relu

VOUTES D'ARÊTE

d'où l'on dédDlt

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de sorte que, moyennant une pression intérieure Po suffisamment grande^ la Talenr

numérique de A peut être rendue aussi petite qu'on voudra, malgré la grandeur du

ferme '^(r;— rj), qui, au facteur 2ic près, représente le poids de la croûte.

On voit aussi que la pression R est à peu près la même en tous les points, à cause de

la petitesse de l'épaisseur r^^r^ par rapport au rayon moyen * ^. La croûte ter-

restre se comporte en un mot comme une enveloppe de chaudière d'épaisseur extréiise* ment petite, où les tensions sont à peu près également réparties.

FOUIES QUELCONQUES.

856. La méthode pour déterminer les coudilions de stabilité d'une voûte quelconque consiste à décomposer cette voûte en parties qui puissent être considérées comme des voûtes en berceau. Pour les voûtes en arc de cloître^ par exemple, on cherchera la poussée des quatre berceaux tronqués qui viennent s'appuyer sur les quatre faces de la clef de voûte. Les plans verticaux conduits par les arêtes opèrent la décomposition convenable. Dans les voûtes daréte^ ou intersec^ tion de deux berceaux de même montée, on peut couper les deux berceaux par deux séries de plans verticaux, parallèles aux berceaux, et infiniment rapprochés. On admettra ensuite que les poussées exercées simultanément par deux fragments aboutissant à un même point de l'arête, ont une résultante dirigée dans le plan vertical de cette arête, et que cette résultante ne doit point sortir de l'épaisseur de la maçonnerie. Cette considération conduit à nourrir les arêtes au moyen de nervures saillantes, et à les exécuter avec des matériaux de choix d'après l'appareil des voûtes en berceau. Le reste de la construction peut se fûre avec des matériaux plus légers, et forme comme une série de petites voûtes d'une portée variable, jetées d'une arête à l'autre.

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