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CHAPITRE IV

rOUSSÉK DES TEORES. — STABILITÉ DES REVÉIKMENTS.

357. Nous avons déjà reconnu (§ agS) qu'il se développe dans les terres deux genres de résistance au déplacement relatif des molécules, le frottement et la cohésion.

Le frottement est indépendant de l'étendue des surfaces frottantes, indépendant, entre certaines limites, de la vitesse relative, et proportionnel à la composante normale de la pression mutuelle dès que le glisseoient commence* Le rapport du frottement à la pression est pour chaque nature de terre un certain nombre /; à ce nombre, considéré comme une tangente trigonométrique, correspond un angle qu'on appelle t angle de frottement. C'est la limite supérieure de Tangle que peut former avec l'horizon le talus naturel de la terre fraîchement remuée.

La cohésion est proportionnelle à l'étendue des surfaces de contact et indépendante de la pression mutuelle. On l'évalue par un coeflScient y, qui représente un certain nombre de kilogrammes par mètre carré.

Nous nous proposons de déterminer, dans ce chapitre, l'effort auquel un mur de revêtement qui coupe le talus naturel d'un massif de terre peut être appelé à résister, et de déterminer par suite les di« mensioDS à donner à ce mur.

POUSSÉE DES TERRES

La théorie que nous allons exposer est celle de Coulomb (i), complétée par Poocelet (s) et résumée par Bélanger dans ses cours et dans ses derniers ouvrages (3) •

368. Cherchons d'abord à déterminer expérimentalement ces deux coefficients / et y. Pour cela nous traiterons les problèmes suivants» qui sont empruntés aux leçons de Navier sur la résistance des matériaux.

Nous supposerons qu'un massif de terre soit profilé suivant le

contour BAC ; la face AB appartient à un plan horizontal indéfini, La face AC est un plan dont l'inclinaison est inconnue. Od demande de déterminer la limite jusqu'à laquelle cette inclinaison peut être raidie sans compromettre l'équilibre du massif.

La hauteur verticale CD est donnée , et égale à h ;

n est le poids de l'unité de volume de terre;

/ et Y sont les deux coefficients du frottement et de la cohésion;

a est l'angle inconnu de la face AC avec la verticale AD.

Par l'horizontale projetée en G, menons un plan quelconque CB» faisant avec la verticale CD un angle P; ce plan sépare, dans le massif de terre, un prisme triangulaire dont la base est ABC, et dont le poids P par unité de longueur est égal à

^nA«(igp-.tga).

Ce prisme est en équilibre sous l'action de son poids «t des réactions développées dans le plan CB ; décomposons le poids P en deux composantes, l'une , N , normale , l'autre, F, parallèle à CB ; la limite du' frottement dans le plan CB sera le produit /N , et la cohé-

(1) Académfe des sciénceSi Mémoires des savants étrangers, 1771.

(9.) Mémorial de Vof/Uner du génie, 1840. :

(3) Dynamique des systèmes matériels (appendice), 1966.

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