RIVURES
■IIIIb. qo.
2 tôles de 750 x 10 en prolongement de la paroi verticale
de la poutre» fournissant une section de 15 000
2 tôles transversales de 300 x iO 6 000
4 cornières de — j- — , aux angles des tôles portant sur
les appuis • 6 000
Total 27 000
CALCUL DE l'établissement DES BIVURES.
il7. Le rivet qui réunit deux feuilles de tôle peut être considéré, soit comme une broche que ces tôles, tirées en sens divers, tendent à cisailler, soit comme un lien qui, serrant les tôles ensemble, produit un frottement qui ne leur permet pas de glisser Tune sur Fautre. Bien que, dans cette dernière hypothèse, la tension des fibres du rivet soit supérieure à la limite de la résistance du fer (i), la rivure n'est convenable que si un serrage énergique des tôles est eflectivement produit.
Deux feuilles de tôle, réunies ensemble par un rivet bien posé, ne commencent à glisser Tune sur l'autre que lorsque l'effort exercé sur elles excède le produit de 1 5 kilogrammes par le nombre de millimètres carrés contenus dans la section du rivet. En général on établit les calculs de la rivure en adoptant pour limite de l'effort auquel
(1) Le rivet, au moment où 11 va être posé, a une température qui peut varier de 1000 à 1 100 degrés centigrades (couleur cerise], mais 11 perd eu quelques instants cette haute température, et quand la pote a lieu, on peut admettre que sa t<smpérature n'est
plus que de 700 degrés (ronge sombre). Le fer se dilate, pour 400 degrés, de — de ses
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dimensions linéaires ; le rivet refroidi est donc dans les mêmes conditions qu'une tige qui aurait reçu un accroissement de longueur de -—• , ce qui correspondrait à une tension de
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175 kilogrammes par millimètre carré, si la proportionnante des allongements aux forces était encore vraie pour ceUe haute valeur de l'allongement relatif. D'ailleurs les t6le8 s'échauffent un peu aussi autour du rivet mis à chaud, et leur épaisseur augmente en conséquence, ce qui soulage d'autant le retrait du rivet. En réalité, la tension du rivet est beaucoup moindre; mais la limite d'élasticité est dépassée, et le rivet se trouve placé dans des conditions de résistance toutes particulières.
elle doit résister une charge de 5 kilogrammes par millimëtre carré, ou le tiers de la cliarge qui produit le glissement. Cette limite de 5 kilogrammes convient également à l'hypothèse du cisaillement simple, de sorte que Ton peut admettre comme règle générale» toute théorie à part, qu'un rivet convenablement posé possède une résistance de 5 kilogrammes par millimètre carré de section.
Sans entrer dans le détail de l'application de cette règle à divers cas particuliers, nous examinerons seulementla question suivante, qui se présente d'elle-même, Iorsqu*on a à calculer les rivures d'une ferme métallique à treillis.
ai 8« Rivure des cornières qui réunissent le treiUis avec les ian>^ gérons. — Deux métbodes peuvent être suivies pour déteniiiùer le nombre de rivets à poser sur une longueur donnée pour rattacker au longeron les cornières embrassant le treillis.
L'une de ces méthodes consiste à remarquer qu'aux pmnte d'inser-
^' ^^^' tioB de deux barres qui m croisent, les cor-
nières sont sollicitées par deux forces, l'une moBtaate, ra«tre desoendttnte, toutes deux indinëes à 4i* ^ur 1& verticale; lear résultante est aeasibleiMflit horixontale, et tend i faire glisser la cornière «ur le longeron. Les rivets doivent éqnilifaf^er cette tendance. Soit f la force qui agît dans ime barre, «en «i jmni
donné de la portée; f x \/s sera la valeur de la résultante qui tend à produire le glissement ; le nombre de rivets à placer sur les cornières dans l'intervalle de deux barres consécutives doit donc être calculé de manière que la somme des aires de tsea rivets en icifli*
mètres car rés» multipliée par 6 kilogrammes, reproduise k toce f ^t, d'où résulte que la somme des aines doit être égale à ^ .
On attribuera à f pour ce calcul la valeur maxiaHim q«e «eue force puisse avoir, c'est-à-dire f«si= 7— £ — -, eii% puisque le Ueiliis
est supposé à 45'', jj' ■> Laeomme des «ines des rivets cravosaec ia