U EQUILIBRE DU SYSTEME FORME PAR DEUX MOLÉCULES
l'équation linéaire P = — (r — rj était vraie pour toutes les valeurs
<le la distance r (i).
Le rapport — est la raideur du système aux environs de la posi-
lion dV'quilibre naturel.
Pour ce système de deux molécules, nous n'avons trouvé aucune limite d'élasticité. Il devait en être ainsi, puisque les variations de position relative de deux molécules formant un système isolé se réduisent nécessairement à de simples altérations de leur distance, sans qu'il puisse y avoird'interversion dans leur mode de groupement. Quand au lieu de deux molécules on en considère un plus grand nombre, le problème de Téquilibre élastique devient extrêmement compliqué, et nous n'aurons pas à nous en occuper ici.
(t) La proportionnalité de la force élastique miitaelle développée entre deoz mo- IpciiIp:», à la varaUon de distance de ces molécules est la seule hypothèse admise aujourd'hui dann la ihéurie mathemaiique de i*éladUcité. — On a proposé réeemment
la loi F = finm' ^ ^ ■. pour exprimer la répulsion mutuelle de deux molécules de masse
m et m', 8épaté«'8 par une distance r, tq tant la distance à laquelle les aetions altractlTes et répulsives se font équilibre. Cela revient à poser
Pour les grandes valeurs de r, R est négligeable par rapport à A, et on retombe sur la loi de i'aitra tlon newtonl»nri(>. pour les valeurs de r ir.fe ieures à r^ c'est au con» traire R qui (iredomine, et F devient infini pour r = 0. Enfin pour r très voisin de r^,
on a sensiblement F = » L..^ e, g .étant l'écart r ~ Tq, ce qui revient à notre hypo-
thèse d'une action proportionnelle à s. (Y. Comptes'rewiug de P académie de$ sciences
du 30 juin 18S4, communication de M. P. Berthot.)