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N MAÇONNERIE

76. Reportons-nous au problème général de la répartition des pressions dans un massif pesant.

Les sections horizontales AB, que nous avons considérées dans le solide MN, peuvent être des sections idéales ou des plans de joint efTectifs. Dans un massif de maçonnerie soumis seulement à des actions verticales, les plans de joint doivent être horizontaux. Si

FROTTEMENT, COHÉSION. 4 Si

en effet on les dirigent sous une certaine- inclinsûson CD, le poids fi^ m. de la partie MGD du massif tendrait à faire

glisser cette partie le long du plan CD ; le frottement est la seule résistance qui puisse s'opposer à cet effort, et le glissement se produirait dès que le plan CD ferait avec Thorizon un angle un peu plus grand que l'angle du frottement de pierre sur pierre. Cette tendance au glissement n'existe pas lorsque les joints sont boriiontauz. Plus généralement, dans un massif soumis à des forces quelconques, on doit, autant que possible, diriger les joints perpendiculairement aux résultantes P des réactions mutuelles des parties Toiânes, et, sinon, leur faire faire avec ces résultantes des aogles aussi peu différents de l'angle droit qu'on le pourra. La limite extrême inférieure de ces angles est le complément de l'angle du frottement.

Si le massif est exposé à des ébranlements, on devra adopter pour ai^e du frottement celui qui est relatif aux corps en mouvement, et qui est un peu moindre que celui qui s'applique aux corps en repos. Cette règle est suivie dans les constructions du génie militaire, qui ont à subir pendant les sièges les ébranlements causés par le tir du canon.

On plan de joint fictif, au contndre, peut être dirigé comme on voudra. Nous pouvons imaginer qu'on coupe le massif par un plan CD complètement arbitraire ; il faudra encore que l'équilibre existe entre les forces sollicitant la partie MGD, et les forces moléculaires développées dans le plan sécant. Le poids de la partie MDG tend, conune tout à l'heure, à faire glisser cette partie le long de la section ; mais A ce plan n'est pas une surface de séparation réelle des assises du massif, la résistance au glissement n'est plus seulement le frottement mutuel des deux parties en contact, c'est aussi la cohésion des matériaux, force avec laquelle le frottement ne saurait être confondu. En effet, le frottement entre solides est proportionnel à la pression qui s'exerce entre les corps en contact, et indépendant des surfaces sur lesquelles cette pression est répartie;

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