Î3 COMPARAISON DES DIVERS SYSTÈMES
Ponts à poutre di-oite,
Ponts en arc courbe.
Ponts suspendus.
Dans les ponts à poutie droite, le tablier est porté par deux ou plusieurs fermes, posées sur un certain nombre de points d'appui, culées et piles, sur lesquels elles exercent des efforts à peu près verticaux. Toute section transversale de la pojitre se décompose en deux régions , l'une où les fibres métalliques sont étendues, l'autre où elles sont comprimées.
Les ponts en arc de cercle reposent sur des arcs en fer ou en fonte, qui exercent sur leui^ appuis une poussée horizontale en même temps qu'une pression verticale. Autant que possible, la section entière des arcs doit être .soumise partout à un effort de compression.
Les ponts suspendus sont ceux où le tablier est attaché par des tiges à un certain nombre de câbles portés directement par les appuis. Généralementles câbles exercent une traction sur des points fixes eiâérilbra.à la construction. Les ponts bow-striîigs , dont nous ve^ nous de donner une description sommaire, ont, avec les ponts suspendus une grande analogie, en ce que le tablier est soutenu par l'intermédiaire d'un câble-, mais la traction du câble est contre-balancée parla compression de l'arc métallique ; en réalité, le tablier est suspendu en plusieurs points, mais le système de suspension repose sur ses appuis sans y exercer d'effort latéral.
Les ponts en arc et les ponts suspendus sont les seuls systèmes dans lequels le métal subisse ou puisse subir partout un effort de même nature, une pression dans les uns, une tension dans les autres, et les seuls où l'on emprunte à des points fixes extérieurs la réaction nécessaire pour équilibrer une poussée horizontale. Il résulte de là que, de tous les systèmes, ce sont ceux qui permettent d'économiser le plus de matière, et ceux qui se prêtent le mieux à la construction d'un ouvrage de peu de valeur. Cette économie, propre au type en lui-même, est encore accrue par l'emploi de la fonte pour les ponts en arc, et du fil de fer pour les ponts suspendus. La fonte, à la compression, a autant et plus de résistance que le fer, 6 à 7 kilogrammes par millimètre carré, et elle s'obtient à un prix bien infé-