ENVELOPPES SPHÉRIQUES
et enfin
'^ 2 i i ^pîTî
rJ^-^ r
254. Pour târàûner les chaudières cylindriques dans le sens â^LU^^loôgnenr, il serait rationnel de placer à chaque extrémité éfégx. enveloppes demi-sphériques se raccordant suivant un grand CO^ à la surface convexe du cylindre. La tension dans chaque Ifeémisphëre lierait la même que la tension longitudinale'^du reste % W chaudière. L'usage est de substituer à ces deux demisj(didres des calottes sphériques d'un rayon plus grand , qui , au lieu dé se raccorder avec la chaudière, en coupent ia paroi sons un certîûn angle. Cet angle est soumis à des variations d'amplitude, par suite, de l'extension du métal sous Taction des pressions supportées par l'enveloppe. Mais la cornière qui assemble les deux surfaces nourrit assez l'angle pour restreindre ces variations entre de faibles limites.
Le danger des couvercles plats a été mis en évidence par un accident arrivé pendant le levage du pont de Britannia au moyen de presses hydrauliques (i).
Un cylindre en fonte, de o".559 de diamètre intérieur, de a". 748 de hauteur totale, de o"*.254 trépaisseur, pesant i3 tonnes 1/2, servait de corps de pompe à un piston plongeur de o",5o8 de diamètre et de i"",83 de course. Le fond du cylindre, au lieu d'être profilé suivant une courbe circulaire raccordée avec les parois latérales, était à peu près plat. Les tensions moyennes n'étaient pas trèsgrandes, bien que le poids soulevé par le piston fût de 1 . 164 tonnes : mais l'inégalité de distribution des tensions due à la grande épaisseur de la fonte, et l'incompatibilité des déformations simultanées du fond presque plat et des parois latérales, causèrent un accident qui
(!) Voyez Annales des ruines, 1851, t. XX, p. 433, article de M. Ch. Couche.