‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 30 sur 519 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

dans les pays où le bois est abondant et très-fréquemment employé, les ingénieurs reprennent presque toujours quelquesunes de ces expériences pour vérifier les valeurs des constantes qu'ils auront à employer dans leurs projets de charpente. En France, les principales expériences faites sur les bois sont celles deRondelet^ de Navier, de M. GharlesDupin, et, plus récemment, de MM. Ghevandier et Wertheim (i). En Angleterre, ce sont celles de Tredgold, de Barlow, de Rennie, et enfin de Hodgkinson.

Ces expériences ont conduit à fixer le coefficient d'élasticité, la limite d'élasticité et la charge de rupture; soit par écrasement, soit par extension. Le coefficient d'élasticité a été le plus souvent déterminé en observant les flèches prises par une poutre chargée transversalement.

Les expériences sur la résistance des pierres ont eu pour objet principal de déterminer la charge d'écrasement. Les principales sont celles de Gauthey, de Rondelet, de Soufflot, de Perronet, de Vicat, et en Angleterre, de Rennie et de Tredgold.

Vicat a étudié* la résistance des briques et des mortiers.

Ges expériences se font ordinairement en écrasant de petits morceaux parallélipipédiques sous une charge que Ton doit mesurer. Quelquefois cependant, on a cherché à observer les flèches prises par un bloc de pierre sous l'action d*une charge transversale, ce qui conduit à déterminer le coefficient d'élasticité. Tredgold a opéré ainsi pour le marbre statuaire, qui possède un certain degré d'élasticité.

27. Le fer et la fonte, que l'on emploie aujourd'hui dans un grand nombre de constructions, n'étaient guère autrefois que des accessoires. On employait le fer pour fournir des liens aux pièces de charpente, et quelquefois aussi pour consolider les maçonneries (2). Ce

(1) Mémoives sur les propriétés mécaniques des bois, 1848.

(2) L'emploi du fer pour la con%olidalion desmnçonneries a le double incoiivéniotil d'établir entre les pierres des liaisons concentrées sur certains points, au lieu de les répartir sur :oulc l'étendue des surfaces des joiuts, et d'introduire dans le massif une matière susceptible de s'oxyder, au grand détriment des matières voisines. Quelques

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