‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 304 sur 519 · RESISTANCE DES AIGUILLES · texte numérisé non relu

RESISTANCE DES AIGUILLES

Ce tracé donne des entretoise? très-serrées, dans le bas de la porte et trës-écartées dans le haut. Ou ne s'astreint pas, dans la pratique, à suivre cette répartition.

26?. Si le cadre de la porte est garni d^aiguilles verticales au lieu d'entretoises horizontales, il faut en outre introduire à différentes hauteurs, dans le sens horizontal, des pièces capables d'équilibrer la compression due à la réaction mutuelle des deux poteaux busqués. On peut employer à cet eflet une série de manchons cylindriques creux, en fonte ou en bronze, ayant pour longueur exacte la distance libre entre deux aiguilles voisines; on les enfile sur une même tige métallique traversant la porte horizontalement, et perçant les aiguilles en divers points de leur axe neutre. Le serrage d'un écrou adapté à cette tige fournit un excellent moyen de donner de la rigidité à tous les assemblages. Ce système introduit pour ainsi dire une sorte de divi' siondu travail enive les éléments de l'ossature ; les pièces verticales résistent à la poussée de l'eau, et la partagent entre la traverse basse et la traverse haute; la traverse basse transmet la poussée qu'elle reçoit à la saillie du buse (i) ; la traverse haute la reporte sur le chardonnet et le poteau busqué. Enfin les différents cours de manchons, et les tiges qui les traversent, s'opposent à toute variation de l'écartement des aiguilles et des montants verticaux du cadœ : les aiguilles ne travaillent qu'à la flexion, les manchons qu'à la compression. Les entre toises an contraire subissaient à la fois les deux genres d'efforts.

Nous avons traité (§ c)5) le problème de la répartition des efforts dans une aiguille verticale soumise sur ses deux faces à la poussée de l'eau ; on admet dans ce calcul que l'aiguille est posée sur ses appuis ; lencastrement incomplet qui la réunit aux deux traverses.

(*} Ceci semble en contradiction avec l'hypothèse que nous avons faite en commençant^ à savoir, qu'il n'y avait pas de pression an contact de la saillie du husc et de la traverse basse. Mais il ne faut pas perdre de vue que cette hypothèse n'a rien de réel. On l'a faite pour se placer tout d'abord dans le cas le pins défavorable. On caicnle les dimensions des pièces d'après cette sapposiUon ; la résistance en sera à fortiori assurée, ai la porte troave nn Doavel appui.

soulage la pièce et réduit la valeur extrême des moments fléchissants.

La disposition par aiguilles parait plus avantageuse, au point de vue de la raideur, à la disposition par entretoises horizontales, lorsque le vantail a une largeur plus grande que sa hauteur , ce qui aiiive fréquemment pour les écluses à la mer; le rapport de l'épaisseur d'une pièce à sa portée est un des éléments qui influent le plus sur sa rigidité. Si donc la hauteur de la porte est moindre que sa largeur, on pourra, pour une même épaisseur de porte , avoir des pièces plus rigides en les plaçant verticalement qu'en les plaçant horizontalement.

263. Considérons enfin la porte ABGD dans son enclave, ou pendant ^^' 233. sa rotation autour du poteau-touril-

lon. Le poids Q^e la porte, diminué, s'il y a lieu, de la poussée que l'eau exerce de bas en haut sur ce système en partie plongé, est équilibré par ut réaction verticale de la crapaudine E, laquelle est égale à Q, et par un .--Xj! couple (X,-X) de deux forces hori- ,^ ^zontales, développées en E par la crapaudine, en F par le collier. Les forces X seront donc déterminées par l'équation des moments

û X GH = X X EF.

On devra s'assurer tout d'abord que la force Q ne menace pas d'écraser le poteau-tourillon AD ou la crapaudine E , et que les forces X ne sont capables d'arracher ni la crapaudine, ni le collier, ni les liens qui attachent le collier à la maçonnerie, ni enfin les assises de maçonnerie qui servent à cet amarrage. Le poids de la porte tend en outre à déformer le quadrilatère ABCD , en faisant descendre le côtéBC, et en faisant varier les angles de la figure. On prévient cette déformation en réunissant les sommets opposés du quadrilatère par des liens diagonaux, savoir, par un bracon^ DB, pièce qui travaillera à la compression, ou par une icharpe Ad qui aura à résister à l'ex*

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