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comme on voudra sur un plan perpendiculaire à sa direction. Nous aurons à -employer dans ce qui suit les résultats obtenus dans notre premier livre. Outre les efforts normaux aux plans de joints, que nous savons répartir, il y a lieu de considérer aussi des efforts tangentiels, ou parallèles aux mêmes plans. Ce sont les efforts tran^ chants du mçiâsif. Lorsque le plan du joint est réel, les efforts parallèles doivent être équilibrés par le frottement des deux parties solides qui se touchent par cette surface. Mais on peut aussi étudier l'équilibre d'une portion de massif terminé à un plan quelconque, qui devient en quelque sorte un plan de joint fictif (§72). Alors les efforts tranchants sont équilibrés non- seulement par le frottement des parties en contact, mais encore par la cohésion qui s'exerce entre les molécules appartenant à un seul et même solide rencontrées pa;* le plan sécant.
265. Les lois du frottement de glissement sont assez bien connues depuis les recherches de Coulomb (1); les études plus récentes sur le même sujet ont généralement confirmé les résultats qu'il avait obtenus. On sait que le frottement entre solides au repos a pour limite une force dirigée en sens inverse du sens dans lequel le déplacement relatif tend à s'opérer, et égale en intensité au produit de la pression normale par un nombre appelé coefficient du frottement^ qui dépend de la nature des corps en contact. Lorsqu'il y a glissement mutuel des deux solides, le frottement est égal à sa limite; il est dirigé en sens contraire du mouvement relatif; il est proportionnel à la pres^ sion, et le coeflBcient, une fois le mouvement commencé, devient un peu moindre qu'au moment du départ. Enfin le coefficient du frottement des solides est indépendant de la vitesse relative, du moiis entre des limites de vitesse assez étendues, et comme le frottement total est proportionnel à la pression totale qui s'exerce entre les deux corps, le coeflBcient du frottement est indépendant de l'aire des surfaces de contact (2).
(1) Théorie des machines simples, 1781.
(2) Des expériences récentes, dues à MM. Sella^ Bochet, Him, Jules Poirée, et plu récemment à M. le colonel Pietro Gonti, ont montré que ces lois n'étaient pas exaetei d'une manière absolue, et qne notamment le coefficient de frottement yarle sensiblemaot