‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 320 sur 519 · JOINT DE RUPTURE · texte numérisé non relu

JOINT DE RUPTURE

chaussées. Après avoir construit la courbe des centres de pression, en supposant la voûte et sa surcharge en maçonnerie partagée par des plans parallèles à la direction des forces extérieures, on mène les joints réels de la voûte proprement dite, de manière que l'angle de la courbe avec ces joints réels soit an moins égal au complément de l'angle du frottement, condition qui sera rempUe le plus souvent lorsque les joints réels seront normaux à l'intrados. Il y a sans doute dans une telle marche quelque chose d'arbitraire, mais la décomposition de la surcharge en maçonnerie par des plans verticaux soulève la même objection.

JOltn DB RUPTURE*

279. La courbe des pressions une fois tracée, l'inspection de la courbe suffit pour faûre reconnaître les régions de la voûte qui sont soumises aux charges les plus grandes. Ces régions varient avec les hypothèses faites sur les points de la courbe qui ont été pris arbitrairement pour la construire. Si l'on suppose, comme cela a lieu ordinairement, la voûte symétrique et symétriquement chargée par rapport au plan vertical passant par la clef, la poussée à la clef sera horizontale, et la courbe des pressions joindra par un trait continu le point de passage A à la clef, au point de passage 13 aux naissances; on pourra, sans modifier le point de départ A de la courbe, mais en déplaçant convenablement le point B, l'amener à toucher l'intrados en un certain point G. Ce point de contact G de l'intrados et de la courbe des pressions détermine le Joint de rupture de la voûte correspondant à la position attribuée au point d'application A de la poussée à la clef. On voit que la tangente à l'intrados au joint de rupture G, la poussée à la clef, et la résultante des forces extérieures qui agissent sur la portion de voûte comprise entre le joint de rupture et la clef, concourent en un même point. Si Ton déplace ensuite le point A, on obtiendra sur l'intrados pour chaque position successive de A un point G particulier ; les limites des positions de ces

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