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AYANT DES TÊTES IDENTIQUES

303. Coupons les deux voûtes, auxquelles nous supposons une même longueur, par une série de plans parallèles aux plans des têtes, équidistants et infiniment rapprochés. La portion de voûte biaise comprise entre deux plans infiniment voisins peut être con«

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fondue avec la portion élémentaire qui lui correspond dans la voûte droite. Le biais perd en eiTet toute influence sur une voûte infiniment mince, car l'altération qu il faut faire subir à une voûte droite infiniment mince pour la rendre biaise est une altération infiniment petite d'un ordre supérieur au premier (i). On est ainsi conduit à regarder une voûte biaise comme le résultat de la liaison d'un nombre infini de voûtes droites infiniment minces, échelonnées les unes à côté des autres.

De là résulte que Tépaisseur à la clef d'une voûte biaise, et les autres dimensions de la voûte et de ses pieds-droits, se détennineront comme s'il s'agissait de la voûte droite ayant pour profil transversal l'élévation de la tête de la voûte biaise ; car les dimensions de la voûte droite, assurant l'équilibre et la résistance de chaque élément de voûte, assurent également l'équilibre de la voûte biaise, où les mêmes éléments se retrouvent différemment juxtaposés.

Une expérience, due à M. de la Gournerie, et répétée par lui bien des fois, au congrès de Nantes, en 1876, à la Société d'encouragement et au Conservatoire des arts et métiers, a complètement justifié cette assimilation des voûtes biaises aux voûtes droites. Une petite voûte biaise à 45°i ^n plein cintre, est formée de la juxtaposition de voussoirs creux, en zinc, avec faces enduites de couleur pour augmenter le coeflicient du frottement. Les culées qui portent cette voûte consistent en tasseaux verticaux, indépendants, qu'on peut faire descendre à volonté suivant la verticale. Quand on abaisse un tasseau, les

(1) CeUc remarque rend fort douteuse Tcxactitude du principe sur lequel les partisans de la poussée au vide font reposer toute leur théorie des voûtes biaises : ce principe consiste à atlmettre que dans une vodte en bei'ceau^ droite ou biaise, la pltn grande contraction s* opère, et, par suite, les poussées mutuelles sont dirigées, dans. le plan des sections de plus grande courbure de Vintrados, c'est-à-dire dans des plans de section droite. Or, si l'on considère une voûte infiniment mince, on peut évidemment^ sans rien changer aux poussées^ altérer d'une infinité de manières la surface de rintrados et l'orientation des sections de plus grande courbure, en faisant passer des surfaces cylindriques quelconques par la ligne qui sert de courbe d'intrados à la Toûte dans son plan moyen. On peut d'ailleurs, sans modifier sensiblement Téquilibre de la voûte, détruire la continuité de la surface de l'intrados; la section droite perd alors toute signification, et les lignes de courbure peuvent être profondément altérée», sans qu'il en résulte rien de fâcheux pour la stabilité du massif.

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